« C’est vraiment bien ce que vous faites ! »

Publié le 27 mars 2019 dans News


Les bénévoles représentent le cœur du Télévie. Indéniablement. Cinq d’entre eux, ont été invité à découvrir les coulisses d’RTL house. L’occasion, pour eux, de parler de leur engagement sans faille en faveur de la lutte contre le cancer.

Par Frédéric Bastien, animateur Bel RTL

En accueillant Cécile, Nadine, Mouhad, Nicolas et David, représentants des cinq comités qu’ils gèrent, en leur montrant les coulisses, c’était une façon, pour nous, de partager notre passion de gens de la communication, mais aussi une invitation à pénétrer leur univers.

Que se cache-t-il derrière ces défis relevés avec enthousiasme, ces grandes soirées réchauffées par une cuisine qui ne demande qu’à être dégustée avec convivialité et bonheur, ces spectacles, ces choses un peu folles consistant à battre des records et à amasser un maximum d’euros ?

Au fur et à mesure de la discussion, belle et animée, il est apparu bien vite qu’ils regardent tous dans la même direction : celle qui fait un peu monter les larmes aux yeux. Celle qui se centre sur la maladie, la destruction qu’elle entraîne, la lutte qu’elle suppose, mais aussi l’espoir de la vaincre, de la ranger aux placards des cassures d’une vie, en donnant de leur personne.

Tous ont décidé d’agir au départ d’une de ces cassures violentes, implacables, qui les a meurtris, détruits, mais aussi rendus forts, et qui les gonfle d’une belle énergie et d’une solide motivation, qui les fait agir après leur boulot, leur donne des idées, les amène à surmonter des obstacles plus ou moins importants, mais qu’ils ne considèrent jamais comme infranchissables.

Du coup, ils ont tous leur recette, leur manière de faire, de rebondir, de choisir ce qu’ils feront pour le Télévie. Choisir comme terrain d’action leur passion ou même leur boulot, ou profiter pour s’abandonner à un rêve, l’organisation d’une fête à laquelle ils seraient heureux d’être invités. Il y a aussi les bénévoles qui profitent d’une structure existante pour y greffer ce petit quelque chose qui fera grimper le compteur le jour J.

La recherche, le Graal

Faire grimper le compteur, ils y pensent comme leur devoir de réussite. Mais, même si leur « score » est important, ce qui l’est davantage – et cela se ressent dans la conversation où les chiffres n’ont pas leur place – c’est le résultat : la mise au travail des chercheurs. C’est, peut-être finalement, et en toute logique, leur Graal. Tous voient dans le monde de la recherche, la solution. Ce qui permet, déjà aujourd’hui de combattre la maladie, de la supprimer, de l’effacer. En même temps, comme dans un souffle un peu retenu, celles et ceux qui contribuent à faire avancer cette recherche racontent que le chemin est encore long, que, tout autour d’eux, les cas se multiplient, les mauvaises nouvelles explosent en même temps que des vies se brisent, même si des rémissions existent aussi.

Et face à cela, les petites phrases sont lâchées comme autant de slogans : « on peut bien faire ça », « on sait pourquoi on fait ce qu’on fait », « les malades se battent, nous aussi … pour eux », « on ne peut pas baisser les bras », « il faut assurer quoi qu’il advienne ». Et puis, ce « c’est vraiment bien ce que vous faites ! », lancé par un anonyme à Mouhad qui, à Forest, occupe le terrain en organisant des soirées dansantes disco et années ’80, concerts rock et spectacles. Quand il le raconte au groupe, lors de cette rencontre, il en est encore ému et heureux.

« Tous ont décidé d’agir au départ d’une de ces cassures violentes, implacables, qui les a meurtris, détruits, mais aussi rendus forts »

 

Cet engagement fait partie de leur vie depuis peu. Ils ont deux ou trois participations à ce jour, voir pour David aucune, puisque le 23 mars il se lancera dans son marathon de coiffure, à Juprelle, 24 heures durant avec son mari, Jonathan et deux amies Christina et Cassandra.

L’endurance dans l’effort motive aussi Nicolas au cœur de son école de danse à Givry, le collectif « tous-en-scène ». Il attaquera, lui, deux tours d’horloge de claquettes espérant ainsi, en plus de rapporter de l’argent au FNRS, inscrire un record au Guinness Book. Cécile est, quant à elle, une organisatrice dans l’âme avec sa partenaire, Adeline. Joyeuses, gaillardes, chargées à bloc, elles sont deux pour tout mettre au point, aidées par leurs « wagons » de maris, Laurent et Christophe, et toute une équipe. Leur terrain d’action : la danse, un souper paëlla, un vide-dressing à l’Athénée Royal de La Louvière.

Nadine centre son action sur les maisons de quartier dans lesquelles elle travaille. Seize centres d’animations répartis dans Bruxelles où sont proposés des services sociaux, soins, activités et repas. Au sein de cette structure existante, vient se greffer toute une série de gestes qui contribuent à l’opération : la pièce glissée en prenant un café, quelques euros couplés à un dîner, une sortie où se retrouvent les bénéficiaires de ces endroits de vie.

« La venue de chercheurs lors des manifestations, de l’avis général, est, très motivant. C’est pour qu’ils puissent travailler que l’opération existe, pour qu’ils cherchent et trouvent »

 

C’est dans une de ces maisons que l’infatigable Arsène Burny s’est rendu pour expliquer, parler, commenter et répondre aux questions. La venue de chercheurs lors des manifestations, de l’avis général, est, très motivant. C’est pour qu’ils puissent travailler que l’opération existe, pour qu’ils cherchent et trouvent. Ce sont eux qui, grâce à la mobilisation de Cécile, Mouhad, Nicolas, Nadine, David et tous les autres peuvent, comme le dit souvent Arsène, mettre toute leur énergie et leur savoir au service de notre santé.

 


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