Le Rotary, un allié de poids pour sauver des vies

Depuis peu, le Télévie peut compter sur un nouveau soutien d’importance : le Rotary, présent à travers ses nombreux clubs à Bruxelles et en Wallonie, a décidé de rejoindre la collecte d’argent au profit de l’opération, notamment en menant toute une série d’actions locales.

Un projet fédérateur

Présente en Belgique depuis 1924, la plus ancienne organisation au monde de « service clubs » compte près de 10.000 membres dans notre pays. Et elle les invite depuis deux ans, côté francophone, à se mobiliser pour le Télévie. Résultat : 80.500 € récoltés en 2025. « Nous avions besoin d’un projet qui fédère nos différents clubs en Wallonie et à Bruxelles », explique Brigitte Niset, Coordinatrice générale de l’action du Rotary pour le Télévie. « Dans notre organisation, les clubs sont souverains : ils sont libres de suivre ou non nos propositions autour de sept grands axes, parmi lesquels la santé. Sur les 140 clubs que compte la Fédération Wallonie- Bruxelles, un peu plus de 70 ont décidé de rejoindre la cause du Télévie, en organisant une action, en faisant un don, ou encore en vendant des goodies ».

Quand les roues tournent au profit du Télévie


Ce joli succès s’est concrétisé grâce à de nombreuses initiatives. Ainsi, le Rotary Club de Comines-Warneton a organisé le 31 août dernier un rassemblement d’old-timers. Une partie des bénéfices sera versée au Télévie. Pour son Président Emmanuel Vandamme, « ce qui est intéressant pour nous qui aidons beaucoup d’œuvres au niveau international à travers le Rotary, c’est de pouvoir le faire aussi au niveau belge avec le Télévie. Cela motive particulièrement nos membres, car tout le monde connaît quelqu’un dans son entourage qui a été touché par le cancer. Et on sait que cet argent sera bien utilisé ».

De nombreuses actions en vue

À La Louvière, c’est lors du carnaval, en mars dernier, que les membres du Rotary Club se sont mobilisés. Bar à champagne, petits déjeuners pour les Gilles : à la clé, une jolie somme de 7.500 €. Eric Bury, Président du Rotary Club de La Louvière, explique pourquoi s’associer à l’opération était une très bonne idée : « Tout en réalisant une action au profit d’une cause fantastique, cette alliance permet aussi au Rotary de s’offrir une plus grande visibilité. 95 % de la population connaît le Télévie. Alors que 5 % à peine, peut-être, connaît le Rotary ».

Marcher pour susciter les donsLe Rotary ne manque pas d’idées. « Une semaine après la clôture du Télévie 2025, un gros concert était déjà organisé à Colfontaine », souligne Brigitte Niset. « Et une vingtaine d’actions sont prévues dans les mois à venir ! Mais nous voulons en parallèle obtenir davantage de dons privés. Et nous avons proposé aux clubs qui en ont envie d’organiser une action intitulée “ Des pas pour la vie ”. Ils peuvent proposer à leurs membres de marcher en se faisant parrainer, à raison de 10 € récoltés pour 1.000 pas au profit du Télévie. Le 18 avril, cette initiative se clôturera par une grande marche à Liège ». L’emblème du Rotary, c’est une roue d’engrenage de 24 dents. Le symbole de la transmission de l’énergie, 24 heures sur 24. Une énergie et un esprit de service que le Rotary de la Fédération Wallonie-Bruxelles exerce désormais au profit du Télévie.

13.459.073,87 de mercis !

Samedi soir dernier, à Liège Expo, des milliers de personnes se sont réunies pour célébrer la clôture de la 38ème édition du Télévie. Portée par une mobilisation exceptionnelle du public, des bénévoles, des partenaires et des artistes, l’opération a permis de récolter la somme record de 13.459.073,87 euros au profit de la recherche contre le cancer. 

Point culminant du Télévie 2026, la Grande Soirée a une nouvelle fois illustré la force de cet élan de solidarité qui ne faiblit pas. De nombreux artistes ont répondu présents, parmi lesquels Alice On The Roof, Mentissa, Fauve Hautot et Romain Guillermic, Oscar and the Wolf, Typh Barrow, Marine, Marguerite, Sandra Kim, ainsi que la marraine Lara Fabian, offrant au public des performances marquantes. 

Les témoignages de Véronique Barbier, Shilo, Romain et Véronique ont également profondément touché les téléspectateurs, rappelant avec émotion l’importance du combat mené. 

Nous remercions chaleureusement toutes celles et ceux qui ont contribué à cette réussite. Vous êtes le cœur du Télévie! 

La prochaine Grande Soirée du Télévie aura lieu le samedi 17 avril 2027. Mais déjà, depuis dimanche dernier, bénévoles et entreprises se mobilisent déjà en organisant de nouvelles activités.

Venez faire la fête avec Ludo, son cuistax et Radio Contact ! 

Cette année encore, Ludovic Daxhelet traversa une grande partie de la Belgique à bord de son cuistax avec de nombreuses personnalités (Olivier Schoonejans, Sandrine Corman, Sacha Ferra, Jean-Michel Zecca et bien d’autres encore). Cette incroyable épopée s’inscrit dans un objectif précis : faire grimper l’espoir et soutenir la recherche contre le cancer. Pour cela, il aura besoin de vous, de votre énergie et de votre soutien.  

Alors, vous aussi, contribuez à votre manière à ce défi complètement fou et venez faire la fête avec lui à chaque arrivée dans une ambiance de folie !

On vous attend à l’arrivée de chaque étape dès 17h30 pour mettre le feu à son arrivée et venir faire la fête avec lui. Au programme : Foodtrucks, bar, DJ Playlist de Tonton Radio Contact et concert du groupe Awissa.

Tous les détails des étapes ci-dessous. 

Suivez Ludo en direct via un lien GPS :

Vous voulez lui apporter votre soutien ?  

  • Parrainez-le en ligne : https://parrainage.televie.be/project/le-cuistax-televie-2026 
  • Venez à sa rencontre et faites un don sur place
  • Mettez l’ambiance au bord de la route : un mot d’encouragement, une pancarte personnalisée, une haie d’honneur improvisée, un petit ravitaillement… Surprenez-le pour transformer son passage en souvenirs extraordinaires !  

Et chaque jour, du 11 au 17 avril, vous pourrez découvrir les temps forts du défi à 18h50, sur RTL tvi.  

Ensemble, faisons de cette 6e édition une expérience inoubliable !  

JOUR 1 – Samedi 11 avril  

Tournai – Mons  

Départ : Maison des sports de Tournai – Arrivée : Place Léopold à Mons

Accueil dès 17h30

Au programme : Foodtrucks, bar, DJ Playlist de Tonton Radio Contact et concert du groupe Awissa

JOUR 2 – Dimanche 12 avril  

Mons – Ath  

Départ : Place Léopold – Arrivée : Grand-Place d’Ath

Accueil dès 17h30

Au programme : Foodtrucks, bar, DJ Playlist de Tonton Radio Contact et concert du groupe Awissa

JOUR 3 – Lundi 13 avril  

Ath – Ittre  

Départ : Grand-Place d’Ath – Arrivée : Centre de Ittre (Parking Placette)

Accueil dès 17h30

Au programme : Récolte de vos pièces rouges OPR, foodtrucks, bar, DJ Playlist de Tonton Radio Contact et concert du groupe Awissa

Consultez le parcours ici

JOUR 4 – Mardi 14 avril  

Gerpinnes – Nivelles  

Départ : Parking de la gare à Gerpinnes – Arrivée : Grand-Place Lambert Schiffelers à Nivelles

Accueil dès 17h30

Au programme : Récolte de vos pièces rouges OPR, foodtrucks, bar, DJ Playlist de Tonton Radio Contact et concert du groupe Awissa

Consultez le parcours ici

JOUR 5 – Mercredi 15 avril  

Stavelot – Verviers  

Départ : Place Saint-Remacle à Stavelot – Arrivée : Place Martyr à Verviers

Accueil dès 17h30

Au programme : Récolte de vos pièces rouges OPR, foodtrucks, bar, DJ Playlist de Tonton Radio Contact et concert du groupe Awissa

Consultez le parcours ici

JOUR 6 – Jeudi 16 avril  

La Roche-en-Ardenne – Bastogne  

Départ : Complexe sportif La Roche-en-Ardenne – Arrivée : Place Patton à Bastogne

Accueil dès 17h30

Au programme : Récolte de vos pièces rouges OPR, foodtrucks, bar, DJ Playlist de Tonton Radio Contact et concert du groupe Awissa

Consultez le parcours ici

JOUR 7 – Vendredi 17 avril  

Paliseul – Rochefort  

Départ : Commune de Paliseul – Arrivée : Vélodrome de Rochefort

Accueil dès 17h30

Au programme : Récolte de vos pièces rouges OPR, foodtrucks, bar, DJ Playlist de Tonton Radio Contact et concert du groupe Awissa

Consultez le parcours ici

JOUR 8 – Samedi 18 avril  

Tinlot – Liège Expo  

Départ : Salle La Tinlotoise – Arrivée : Liège Expo

Consultez le parcours ici

Le Télévie en folie est de retour !


Le Télévie en Folie revient pour une troisième édition !

Forte de son succès en 2023 et en 2024, la troupe du Télévie part en tournée et remonte sur scène au mois de mars 2026.

Retrouvez les personnalités de RTL en compagnie de Mister Cover pour une soirée de folie mêlant humour et musique.

Une belle occasion de passer une soirée conviviale en famille ou entre amis, tout en faisant avancer la recherche

Un tout nouveau spectacle à voir près de chez vous.

Hugues Hamelynck assurera quant à lui la mise en scène de ce spectacle.

Tous les bénéfices seront reversés au Télévie !

Réserver

Rejoignez nous :

  • Forum de Liège : jeudi 5 mars à 20h 
  • Dôme de Charleroi : dimanche 15 mars à 15h
  • Wex de Marche-en-Famenne : dimanche 22 mars à 15h
  • Sucrerie de Wavre : jeudi 26 mars à 20h

Prix de la place : 35€

Sur scène, retrouvez Sandrine Dans, Sandrine Corman, Emilie Dupuis, Caroline Fontenoy, Sophie Pendeville, Thomas de Bergeyck, Olivier Schoonejans, Luc Gilson et Hugues Hamelynck !

Réserver

Cancers génétiques : ce que vous devez savoir

À l’occasion de la Journée Nationale contre les cancers génétiques, il est essentiel de mettre en lumière une composante cruciale, mais souvent mal comprise : les cancers génétiques et héréditaires. Contrairement à la croyance populaire, la majorité des cancers ne sont pas transmis, mais pour les 5 à 10 % qui le sont, la connaissance et le dépistage précoce sont des atouts vitaux.

Qu’est-ce qu’un cancer génétique ?

Un cancer est dit génétique lorsqu’il est favorisé par une anomalie, ou mutation, dans les gènes. Il est important de distinguer deux origines principales :

  1. Le cancer héréditaire (5 à 10 % des cas) : La mutation est héritée d’un parent et est présente dans toutes les cellules du corps dès la naissance. Elle augmente considérablement le risque de développer certains types de cancers, souvent à un âge plus jeune.
  2. Le cancer acquis ou sporadique (la grande majorité des cas) : La mutation se produit au cours de la vie à cause de facteurs externes (tabac, radiations, alimentation, virus) ou simplement par hasard lors du vieillissement et de la division cellulaire.

Les gènes : des sentinelles essentielles

Les gènes qui, lorsqu’ils sont mutés, sont le plus souvent impliqués dans les formes héréditaires sont :

  • BRCA1 et BRCA2 : Ces gènes sont les plus célèbres, car ils augmentent fortement le risque de cancers du sein et de l’ovaire, mais aussi parfois de la prostate et du pancréas.
  • Les gènes du Syndrome de Lynch (MLH1, MSH2, etc.) : Ils sont responsables d’une prédisposition aux cancers colorectaux et de l’utérus, notamment.
  • APC : Impliqué dans la polypose adénomateuse familiale, qui cause un risque très élevé de cancer colorectal.
  • TP53 : Associé au Syndrome de Li-Fraumeni, qui prédispose à plusieurs types de cancers dès l’enfance.

Attention : Être porteur d’une mutation ne garantit pas l’apparition d’un cancer. Cela signifie simplement que le risque est significativement plus élevé que dans la population générale.

🔬 L’oncogénétique : la clé de la prévention

L’identification d’une prédisposition génétique commence par l’analyse des antécédents familiaux. Si plusieurs cas de cancers du même type apparaissent dans la même lignée ou à un jeune âge, une consultation d’oncogénétique peut être proposée.

Le processus de dépistage génétique

  1. Consultation spécialisée : Un oncogénéticien ou un conseiller en génétique analyse l’arbre généalogique familial et évalue la probabilité d’une mutation.
  2. Test génétique : Si le risque est jugé significatif, un test génétique (généralement une simple prise de sang) est proposé pour identifier la présence d’une mutation. Ce processus est long et se fait avec un consentement éclairé.

Agir : surveillance et prévention personnalisées

Lorsqu’une mutation génétique est identifiée, le patient n’est pas laissé seul face au risque. Au contraire, cette information permet de mettre en place des stratégies de prise en charge personnalisées, qui augmentent considérablement les chances de guérison :

  • Surveillance renforcée : Dépistage plus fréquent et plus précoce que pour la population générale (ex : IRM mammaires régulières, coloscopies précoces, dépistage spécifique pour d’autres organes).
  • Prévention proactive : Dans certains cas de très haut risque, des gestes préventifs peuvent être envisagés (comme une chirurgie prophylactique, par exemple l’ablation préventive des seins ou des ovaires).

À retenir : La connaissance de votre risque génétique est un outil puissant. Elle permet de transformer l’inquiétude en action concrète et de donner une longueur d’avance sur la maladie.

Les cas de cancer du foie pourraient doubler d’ici 2050 : est-ce possible d’éviter ce cancer mortel ?

Les cas de cancer du foie pourraient doubler d’ici 2050 en Belgique. Ce cancer est le troisième le plus meurtrier. La plupart du temps, il découle d’une maladie chronique du foie comme la cirrhose. Et cette maladie chronique résulte d’une consommation d’alcool excessive ou d’obésité. Est-ce possible d’éviter ce cancer particulièrement mortel ?

En Belgique en 2024, on dénombre 1.000 cas de cancer du foie. C’est quatre fois plus qu’en 2004. Et les perspectives ne sont pas optimistes. D’ici 2050, les cas de cancer du foie pourraient doubler, avec plus d’un million et demi de cas par an dans le monde.

Ces cancers sont intimement liés à notre hygiène de vie au quotidien. Le cancer du foie concerne principalement des hommes de plus de 50 ans.

Dans 90 % des cas, il découle d’une maladie chronique, comme la cirrhose. Elle fragilise l’organe et favorise le développement d’une tumeur. Pour prévenir le cancer du foie, il faut limiter la consommation d’alcool, manger sainement et éviter l’obésité.

« On sait que dans plus de 50 % des cas, on peut éviter le développement d’un cancer du foie si on a une hygiène alimentaire, une hygiène de vie qui est meilleure en termes de consommation d’alcool, en termes de perte de poids et de prise en charge de l’obésité », confirme Astrid Marot, gastro-entérologue au CHU UCL de Namur.

Selon l’Observatoire mondial du cancer, à l’échelle de la planète en 2050 le nombre de nouveaux cas grimpera à 1,52 million par an, soit un quasi-doublement, tandis que 1,37 million de personnes en mourront. Le cancer du foie est particulièrement virulent et mortel. Il n’y a que 25 à 30 % de survie dans les 5 ans après le diagnostic.

Crédits : RTL Info

Le cancer du poumon est « l’un des plus mortels », par quoi est-il provoqué ? Le tabagisme n’est pas l’unique cause

Le cancer du poumon est le deuxième plus fréquent. Selon le registre belge du cancer, il est en recul chez les hommes mais en augmentation chez les femmes. Les spécialistes appellent à un dépistage plus systématique. Quelles sont les causes de cette maladie ?

« Le tabac est responsable de 8 cas de cancer du poumon sur 10 », rappelle la Dre Véronique Le Ray, directrice médicale et porte-parole de la Fondation contre le Cancer. Elle explique que les deux autres cas sont « la faute à pas de chance ». Avant de préciser : « Pas de chance, c’est en partie la pollution aérienne et d’autre part, des facteurs héréditaires ou des facteurs génétiques. Des mutations qui se font et qui engendrent un cancer. »

Le cancer du poumon est aujourd’hui le deuxième plus fréquent en Belgique, tous sexes confondus. Mais c’est aussi l’un des plus meurtriers. « Il n’y a que trois personnes sur dix qui continuent à vivre avec un cancer du poumon, cinq ans après le diagnostic », souligne la Dre Le Ray.

Une progression marquée chez les femmes

Alors qu’il est en recul chez les hommes, le cancer du poumon connaît une augmentation chez les femmes. Une tendance confirmée par les données du registre belge du cancer, qui pointent une hausse régulière au cours des vingt dernières années.

Renaud Louis, directeur du service de pneumologie au CHU de Liège, explique : « Les cancers que l’on voit aujourd’hui chez les femmes sont les conséquences d’un tabagisme qui a été initié il y a une trentaine d’années. »

Si la majorité des cas sont liés au tabac, un patient sur cinq atteint de cancer du poumon n’a jamais fumé. Et ces cas concernent de plus en plus souvent des femmes. « La part des cancers pulmonaires chez les non-fumeurs reste faible, autour de 5 %, mais elle est souvent liée à des mutations génétiques », avance Renaud Louis.

Un appel au dépistage

Face à ces constats, les médecins plaident pour un dépistage plus précoce du cancer du poumon, à l’image de celui organisé pour le cancer colorectal, qui est gratuit dès l’âge de 50 ans. Une détection plus précoce pourrait augmenter les chances de survie, qui, bien que faibles, sont en progression : +13,5 % en Belgique ces dernières années.

Crédits : RTL Info

Mort de Thierry Ardisson : le cancer du foie tue en silence

Thierry Ardisson, célèbre animateur et producteur français, est décédé à l’âge de 76 ans des suites d’un cancer du foie. Cette disparition remet en lumière un type de cancer encore méconnu du grand public, souvent silencieux mais redoutable. Le cancer du foie est une pathologie grave, qui touche un organe essentiel à notre organisme. Le foie joue un rôle central dans la digestion, la détoxification du sang et le métabolisme. Lorsqu’un cancer s’y développe, les conséquences peuvent être lourdes, d’autant plus qu’il reste souvent asymptomatique à un stade précoce.

Qu’est-ce que le cancer du foie ?

Le cancer du foie se caractérise par la croissance anarchique de cellules dans le tissu hépatique. Il peut être :

  • Primaire : c’est-à-dire qu’il prend naissance directement dans le foie. Le type le plus fréquent est le carcinome hépatocellulaire (CHC), qui touche les cellules principales du foie, appelées hépatocytes.
  • Secondaire (ou métastatique) : dans ce cas, le cancer provient d’un autre organe (comme le côlon, le sein ou les poumons) et s’est propagé au foie. Le foie est un site fréquent de métastases en raison de son rôle dans la filtration du sang.

Quels sont les facteurs de risque ?

Plusieurs facteurs augmentent le risque de développer un cancer du foie, notamment :

  • Les hépatites B et C chroniques, qui provoquent une inflammation persistante du foie.
  • La cirrhose, souvent liée à une consommation excessive d’alcool, mais aussi à la stéatose hépatique non alcoolique (foie gras).
  • Le diabète, l’obésité et le syndrome métabolique.
  • Une exposition à certaines toxines, comme l’aflatoxine (présente dans des aliments mal conservés dans certaines régions du monde).

Quels sont les symptômes ?

Le cancer du foie peut rester silencieux pendant longtemps. Lorsque des symptômes apparaissent, ils peuvent inclure :

  • Une fatigue inhabituelle
  • Une perte de poids inexpliquée
  • Des douleurs dans la partie droite de l’abdomen
  • Une sensation de masse sous les côtes
  • Un jaunissement de la peau et des yeux (jaunisse)
  • Des nausées ou une perte d’appétit

Ces signes ne sont pas spécifiques au cancer du foie, mais ils doivent alerter, surtout chez les personnes à risque.

Comment est-il diagnostiqué ?

Le diagnostic repose généralement sur plusieurs examens :

  • Des prises de sang, notamment la mesure de l’alpha-fœtoprotéine (AFP), un marqueur tumoral.
  • L’échographie du foie, puis des examens d’imagerie plus poussés comme le scanner (CT) ou l’IRM.
  • Une biopsie du foie, si nécessaire, pour analyser les cellules au microscope.

Quels sont les traitements possibles ?

Les options de traitement dépendent du type de cancer, de sa taille, de son extension, de l’état du foie et de la santé générale du patient. On peut envisager :

  • La chirurgie, pour retirer la tumeur si elle est localisée.
  • La greffe de foie, dans certains cas précis.
  • Les traitements locorégionaux, comme la radiofréquence ou la chimioembolisation (injection de médicament directement dans la tumeur).
  • Les thérapies ciblées et l’immunothérapie, pour bloquer les mécanismes spécifiques de la tumeur ou stimuler le système immunitaire.
  • La chimiothérapie, utilisée dans certains cas avancés.

Peut-on prévenir le cancer du foie ?

Oui, plusieurs mesures permettent de réduire les risques :

  • Vaccination contre l’hépatite B
  • Dépistage et traitement des hépatites B et C
  • Réduction de la consommation d’alcool
  • Alimentation équilibrée et activité physique régulière
  • Surveillance régulière chez les personnes à risque, notamment les personnes atteintes de cirrhose

En conclusion, le cancer du foie est une maladie grave, mais mieux connue aujourd’hui. Les progrès de la médecine permettent des traitements de plus en plus ciblés et efficaces. Le dépistage précoce et la prévention sont essentiels pour améliorer le pronostic. Informer, sensibiliser et accompagner les patients sont des étapes clés dans la lutte contre cette maladie.

Plus de 138 propositions de recherches déposées à la commission Télévie: à quoi serviront les 13 millions d’euros récoltés grâce à vos dons ?

La commission Télévie étudie ce lundi les projets que les chercheurs espèrent financer grâce à vos dons. Grâce à votre générosité, plus de 13 millions d’euros ont été récoltés pour soutenir la recherche contre le cancer.

Environ un million d’euros de dons en plus par rapport à 2024. Cela ouvre la voie à la possibilité de financer des projets supplémentaires, voire encore plus ambitieux. L’année dernière, 90 projets de recherche ont pu être lancés. En 2025, la commission scientifique du Télévie a reçu plus de 138 propositions.

Est-ce que vous pouvez nous expliquer quels sont les différents types de projets sur la table ? 

Marc Vidal, professeur à l’université d’Harvard et président de la commission scientifique Télévie : Les projets s’adaptent aux besoins de ce domaine. Évidemment, il faut essayer de détecter le plus vite possible, de manière précoce, comprendre les systèmes moléculaires qui font en sorte qu’une cellule devienne cancéreuse, et puis quand on a tout ça, agir. Et là, on parle de thérapie, d’immunothérapie, on en parle beaucoup pour l’instant, thérapie ciblée, problème des résistances à ces molécules, et puis aussi, dans une moindre mesure, mais quand même de manière significative, le bien-être du patient et de la patiente. Donc, on a des projets sur les quatre éléments. 

Parmi ces 138 dossiers que vous étudiez en ce moment, comment vous faites pour les différencier ? Quels sont les critères de sélection ? 

MV : Si on multiplie par l’argent qui est demandé par chacun de ces 138 dossiers, malheureusement ou heureusement, en fait, parce que ça veut dire qu’on a de la qualité ici dans la recherche scientifique, on a besoin de plus d’argent que ce qui nous est octroyé par l’opération Télévie. On remercie évidemment tout le monde. C’était fantastique cette année-ci, mais il faut faire un choix. Il faut en éliminer. Il faut en garder, et on travaille sur l’optimal. On travaille sur la probabilité que quelque chose marche et soit intéressant pour le domaine de la cancérologie. 

La commission rendra un rapport en fin de journée ce lundi, qui sera étudié par le conseil d’administration du FNRS. Celui-ci rendra son feu vert définitif pour les différents projets sélectionnés début juillet, puis ces projets de recherche pourront enfin être lancés début octobre.

Une marraine engagée, des histoires fortes et un retour attendu à Liège: ce qu’il faut savoir à propos de la soirée de clôture du Télévie

La chanteuse Clara Luciani sera la marraine de la 37e édition du Télévie, dont la soirée de clôture se tiendra le 10 mai 2025 à Liège. Une édition marquée par le retour à l’essentiel : les patients, les chercheurs et la solidarité.

C’est désormais officiel : Clara Luciani sera la marraine du Télévie 2025. Connue pour ses chansons engagées et sa sensibilité, l’artiste française a accepté ce rôle avec une grande émotion. « J’ai la chance et l’honneur d’être la marraine du Télévie cette année. C’est ensemble qu’on fera avancer la recherche et on va tout donner pour le Télévie« .

Très tôt dans sa vie, Clara a été confrontée à la maladie : « J’ai toujours eu, autour de moi, des proches touchés par le cancer. J’ai ressenti ce terrible sentiment d’impuissance face à leur combat. Aujourd’hui, pour la première fois, j’ai l’impression de pouvoir agir concrètement pour la recherche, et c’est un immense honneur qu’on ait pensé à moi pour ce rôle ».

Maman depuis peu, Clara Luciani évoque aussi une dimension plus intime de son engagement : « Depuis que je suis maman, il m’est encore plus difficile de voir des enfants souffrir. C’est une injustice insupportable. J’imagine ce que doivent ressentir les parents, et cela me donne encore plus envie d’agir ».

Elle accompagnera l’événement tout au long de la soirée du 10 mai, en soutenant les témoins sur le plateau et en offrant plusieurs performances musicales. Elle clôturera également l’annonce du montant final des dons récoltés.

Une mobilisation continue depuis 36 ans

La soirée de clôture marquera un moment fort : le grand retour du Télévie à Liège, 25 ans après la dernière édition organisée dans la Cité ardente. L’événement aura lieu à Liège Expo, et RTL promet une soirée sous le signe de « l’émotion, de la simplicité et de l’authenticité », en mettant à l’honneur les patients, les chercheurs et les enfants, dont la petite Kiara, égérie de cette édition.

« On a dormi ici! »: plus de 300.000 euros récoltés lors des 24h Vélo du Télévie à Liège

Dans le cadre de la recherche contre le cancer, plusieurs sportifs participent actuellement aux 24 Heures Vélo au profit du Télévie à Liège. Cette activité est organisée pour la dixième fois par l’Université de Liège et le CHU.

Présente à Liège pour suivre l’événement au plus près, notre journaliste fait le point sur les 24 heures vélo. « L’opération se termine à 15 heures, il ne reste donc que deux heures pour tous les participants et ils sont vraiment déterminés à récolter un maximum de fonds pour la lutte contre le cancer« .

Pour tenir durant 24 heures, certains étudiants adoptent des techniques bien spécifiques. C’est notamment le cas de Lola : « Ça fait 24 heures qu’on est ici, on a dormi ici, et toutes les quinze minutes, on change, comme ça, on reste à fond les ballons tout le temps« , explique l’étudiante.

Mais qu’en est-il des dons ? Pour y répondre, Michaël Herfs, coordinateur du Télévie au CHU : « Ça se passe extrêmement bien, tout passe maintenant par une plateforme en ligne, et nous sommes à plus de 3 500 dons« .

Quant au montant récolté jusqu’à présent, il dépasse celui de l’année passée, comme le précise Michaël Herfs : « L’année dernière, on a récolté 220 000 euros, ce qui était déjà exceptionnel. Il y a quelques heures, nous avons franchi la barre des 300 000 euros, et nous pouvons espérer encore plus« .

Crédits : RTL Info

Une nouvelle technologie pourrait révolutionner le traitement du cancer du sein

Une innovation scientifique pourrait bien transformer le diagnostic et le traitement du cancer du sein. Des chercheurs de l’université d’Aberdeen, en collaboration avec le NHS Grampian, ont mis au point un scanner magnétique à ultra-bas niveau capable de détecter des tumeurs jusqu’ici indétectables.

Le Field Cycling Imager (FCI), premier et unique en son genre, constitue une avancée majeure par rapport à l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Contrairement à cette dernière, il ne nécessite pas l’utilisation d’agents de contraste intraveineux, ce qui réduit les risques d’effets secondaires, notamment les lésions rénales et les réactions allergiques.

Lors des tests menés sur des patientes atteintes d’un cancer du sein, le FCI a permis de distinguer avec une précision inégalée les tumeurs des tissus sains. Cette avancée pourrait réduire le nombre d’opérations nécessaires après une tumorectomie.

Environ 15 % des femmes doivent actuellement subir une seconde intervention chirurgicale, car les bords de la tumeur ne sont pas entièrement retirés lors de la première opération. Le scanner FCI pourrait permettre une délimitation plus précise, évitant ainsi ces interventions supplémentaires.

Le Dr Lionel Broche, chercheur principal de l’étude et spécialiste en physique biomédicale, souligne : « Nous avons découvert que les images générées par la FCI peuvent caractériser les tumeurs du sein avec plus de précision. Cela signifie qu’elles pourraient améliorer le plan de traitement des patientes en perfectionnant les procédures de biopsie et en réduisant les interventions chirurgicales répétées. L’impact potentiel sur les patientes est donc extraordinaire. »

Une technologie issue d’un héritage scientifique prestigieux

Ce projet novateur s’inscrit dans la tradition d’excellence de l’université d’Aberdeen en matière d’imagerie médicale. Il y a près de 50 ans, cette même université avait déjà marqué l’histoire en mettant au point le premier scanner IRM du corps entier. Le Field Cycling Imager en est une évolution : il permet de moduler l’intensité du champ magnétique durant l’examen, offrant ainsi plusieurs types d’informations sur les tissus en une seule analyse.

Le Dr Gerald Lip, radiologue consultant au NHS Grampian et récemment nommé président de la British Society of Breast Radiology, estime que cette innovation pourrait transformer la prise en charge des patientes : « Nous traitons chaque année entre 400 et 500 femmes atteintes d’un cancer du sein au sein du NHS Grampian. Le potentiel de cette technologie pour réduire la nécessité pour les femmes de revenir pour une opération supplémentaire est énorme, ce qui leur est bénéfique et permet de réduire les temps d’attente et les ressources des salles d’opération. »

Un avenir prometteur

Les résultats obtenus avec le tissu mammaire s’ajoutent à des succès précédents, notamment dans l’identification de lésions cérébrales liées aux AVC. Les chercheurs estiment que les applications cliniques du Field Cycling Imager sont encore loin d’avoir révélé tout leur potentiel.

« Il s’agit d’une innovation vraiment passionnante et comme nous continuons à améliorer la technologie de l’IRM à cyclage rapide, le potentiel des applications cliniques est illimité », conclut le Dr Broche.

Les découvertes de cette étude ont été publiées dans Nature Communications Medicine, renforçant l’espoir que cette nouvelle technologie puisse bientôt révolutionner la manière dont le cancer du sein est diagnostiqué et traité.

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