Les sweats en collaboration avec « La vie est belge »

Ils sont canons les nouveaux sweats « La vie est belge » aux couleurs du TÉLÉVIE.

Pour hommes ou femmes, n’hésitez pas à vous faire plaisir, en même temps vous soutiendrez la recherche contre le cancer.

➡ Rendez-vous ICI ou sur le site de La vie est Belge

Attention, il s’agit d’une édition limitée.

#toutdonner

NFORMATIONS

Taille femme : XS à XL

Taille Homme : S à XXL

Couleur sweat : gris

Couleur Inscription : blanc et coeur rouge

Composition : 85% Coton biologique filé et peigné, 15% Polyester recyclé

Entretien : lavable en machine à 30°

Remarques : ne pas repasser

103 scientifiques financés grâce à vous

Le 18 septembre dernier, l’opération Télévie atteignait un résultat inespéré en cette période de crise sanitaire avec 10.617.189 € récoltés pour la recherche contre le cancer. La Commission scientifique internationale du Télévie s’est alors réunie le 20 septembre pour sélectionner les meilleurs dossiers parmi les projets déposés. Sur base de ses recommandations, 95 demandes de financement ont été validées par le Conseil d’Administration du FNRS et le montant récolté va permettre au FNRS de financer, dès cette année, une centaine de chercheuses et chercheurs ainsi que 5 nouveaux Projets de Recherche interuniversitaires :

– les chercheuses et chercheurs concernés sont des scientifiques de niveau doctoral et postdoctoral qui mèneront des travaux de recherche dans les différents laboratoires des universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles ;

 – les Projets de Recherche (PDR) bénéficieront du financement des frais de fonctionnement, de personnel et d’équipement : ces projets sont interuniversitaires et impliquent généralement plusieurs disciplines.

Au total, cela représente 82 doctorants, 18 post-doctorants auxquels s’ajoutent 2 techniciens et 1 chercheur.

En 33 ans, le Télévie a récolté plus de 210 millions d’euros et permis au FNRS de soutenir plus de 2.500 chercheurs dans la lutte contre le cancer.

Plus d’infos ICI

Vers une stratégie personnalisée de dépistage du cancer du sein

Aujourd’hui, le programme de dépistage du cancer du sein (« Mammotest ») propose le même dépistage à toutes les femmes de 50 à 69 ans, à partir d’un seul facteur de risque : l’âge. « Ce dépistage permet de diminuer le risque de décès de 20%, ce qui est significatif mais insuffisant », explique le Dr Jean-Benoît Burrion, chef de la Clinique de prévention et dépistage du cancer à l’Institut Bordet, qui coordonne l’étude MyPeBS. Le risque de cancer varie en effet en fonction de l’âge mais aussi de plusieurs facteurs : histoire familiale, antécédents personnels, style de vie, constitution génétique. « Par ailleurs, bien que le dépistage soit efficace, il comporte des inconvénients, rappelle le Dr Burrion. Notamment les faux positifs, qui amènent les femmes à faire des examens supplémentaires après la mammographie alors qu’en réalité elles n’ont pas de cancer. » Les autres inconvénients sont le surdiagnostic (le fait de trouver et de traiter des tumeurs qui n’auraient pas posé problème, une situation qui concerne 20% des femmes traitées) et les cancers d’intervalle (des cancers qui n’ont pas été détectés entre deux examens de dépistage, ce qui représente environ 25% des cas).

Stratégie personnalisée

Coordonnée par Unicancer (France) et associant six pays (Belgique, France, Italie, Royaume-Uni, Israël, Espagne) ainsi que 27 partenaires internationaux, l’étude clinique MyPeBS a pour objectif d’aller plus loin et d’évaluer une stratégie de dépistage du cancer du sein personnalisée. « Nous avons aujourd’hui des outils qui nous permettent de le faire, précise le Dr Burrion, notamment grâce à l’étude des polymorphismes. Les polymorphismes sont des variations génétiques qui ne sont pas des mutations rares à haut risque comme la BRCA, mais des mutations très fréquentes qui, mises ensemble, peuvent accroître le risque. Par exemple, pour évaluer le risque de cancer du sein, on utilise 313 polymorphismes. Chaque femme peut en présenter de 0 à 313, ce qui définit son score de risque polygénique. »

MyPeBS (My Personal Breast Cancer Screening) est la première étude clinique européenne qui vise à évaluer les bénéfices d’un dépistage personnalisé, basé notamment sur ces polymorphismes. La fréquence et les modalités de dépistage (examens complémentaires par échographie ou résonnance magnétique) y seront adaptées au risque individuel de chaque femme. Ses résultats permettront de proposer des recommandations européennes pour améliorer le dépistage organisé et ainsi mieux combattre le cancer du sein.

Pour l’ensemble de l’étude menée dans six pays, 85 000 femmes volontaires âgées de 40 à 70 ans et n’ayant jamais eu de cancer du sein, sont appelées à participer. En Belgique, une dizaine de centres de dépistage, principalement hospitaliers, sont engagés dans ce projet. « Nous avons besoin de volontaires, rappelle le Dr Burrion. Rien qu’en Belgique, nous devrions recruter quelque 10 000 femmes et nous n’en comptons pour l’instant que 580. » Intéressée ? Toutes les infos ICI

Consacrer sa vie à la recherche

Plus jeune, Basile Stamatopoulos, aujourd’hui Chargé de cours à l’ULB, ne savait pas vraiment ce qu’il voulait faire. « J’ai d’abord opté pour l’école d’ingénieur civil à l’ULB, et une fois l’examen d’entrée réussi, j’ai réalisé que ce n’était pas pour moi », se souvient le chercheur. Après avoir ensuite tenté une licence en physique, le jeune étudiant se réoriente en biologie, où il trouve un environnement plus épanouissant.

Michael Herfs, quant à lui, se rêvait vulcanologue. « Jusqu’à ce que je comprenne qu’il n’y avait pas beaucoup de volcans en Belgique, sourit le scientifique, aujourd’hui Chercheur qualifié FNRS à l’ULiège, et que si je souhaitais combler mon besoin de compréhension, les sciences biomédicales seraient sans doute plus indiquées. » Un besoin qui l’a amené à choisir sans hésiter la recherche plutôt que la médecine. « Au fur et à mesure de mes études, la phrase disant qu’on ne guérira jamais une maladie qu’on ne comprend pas s’est imposée à moi », indique le chercheur pour expliquer sa soif d’apprendre.

Reste tout de même une question : qu’est-ce qui pousse à s’orienter vers la cancérologie ? « J’ai d’abord obtenu une bourse du FNRS pour une thèse en biologie moléculaire, avant de me réorienter à nouveau, sourit Basile Stamatopoulos. Il s’agissait de recherches très fondamentales, et j’ai réalisé que j’avais besoin d’une application plus concrète, plus proche des maladies humaines ».

Même son de cloche du côté de Michael Herfs. « La base de la cancérologie, c’est le microscope. On cherche à comprendre ce qu’on voit, ce qui m’a tout de suite attiré, explique le chercheur, contrairement à la biologie moléculaire où on manipule des molécules qu’on ne peut qu’imaginer».

Ce dernier devient Aspirant FNRS et choisit alors comme sujet de thèse le papillomavirus humain, responsable de plus de 90 % des cancers du col de l’utérus, et de certains cancers ORL. Un sujet qu’il explore encore aujourd’hui.

Basile Stamatopoulos, lui, oriente sa thèse sur la leucémie lymphoïde chronique, maladie qu’il étudie toujours à l’heure actuelle, même s’il a changé d’angle d’attaque. « Au fil des projets, j’ai cherché à en comprendre les différentes facettes », résume le scientifique.

NOUVEAUX HORIZONS

Dans la recherche, l’après thèse est l’occasion pour les nouveaux docteurs de découvrir d’autres horizons. « Le post-doc correspond à une ouverture d’esprit, afin de maturer son sujet », confirme Michael Herfs. Ce dernier est donc parti à Boston aux États-Unis durant 2 ans, au Laboratoire de Pathologie Gynécologique de la Harvard Medical School, dont il garde le meilleur souvenir. « J’ai reçu un très bon accueil, se souvient-il. J’ai d’ailleurs gardé un très bon contact avec mon directeur de projet et on s’écrit encore tous les mois ».

Basile Stamatopoulos garde lui aussi un souvenir lumineux de son post-doctorat de deux ans, qu’il a effectué à l’Université d’Oxford, au Royaume-Uni, après l’obtention de plusieurs bourses Télévie en Belgique. « On m’a tout de suite donné beaucoup de liberté, tout en m’impliquant dans dix projets différents, dont certains aboutissent encore aujourd’hui à des publications », raconte le chercheur.

Pour Michael Herfs, le contact avec le Télévie s’est fait à son retour de post-doctorat. « Le Télévie a été extrêmement généreux avec moi en finançant quatre ans de mes recherches. Même si en réalité, je suis tombé dans la potion du Télévie dès le début de ma thèse, plaisante le chercheur. Car dans ce domaine, on en bénéficie tous, de près ou de loin ».

Aujourd’hui, si les deux chercheurs collaborent toujours avec le Télévie en tant que promoteurs, leur parcours a quelque peu différé. Michael Herfs est devenu Chercheur qualifié FNRS, à l’Université de Liège, où il  étudie toujours le papillomavirus. « Nous cherchons à comprendre comment ce dernier échappe au système immunitaire » explique-t-il. En parallèle de ces questions, Michael Herfs développe également des recherches dans le domaine de l’immunothérapie du cancer du sein. « L’immunothérapie est un domaine très excitant où tout est encore à découvrir », s’enthousiasme le scientifique.

Basile Stamatopoulos a, quant à lui, rejoint l’ULB, où il est Chargé de cours. En plus d’enseigner de l’hématologie, il y mène des recherches sur la leucémie lymphoïde chronique, au Laboratoire de Thérapie Cellulaire Clinique de l’Institut Bordet. « Le fil rouge de mes recherches a toujours été d’étudier l’interaction des cellules leucémiques avec leur environnement, explique le chercheur. Cette communication permet aux cellules de rester en vie, et de faire taire le système immunitaire normalement chargé de les combattre ».

Ces différents parcours ne les empêchent pas de se retrouver sur l’importance que représente encore aujourd’hui l’aventure humaine qu’est le Télévie. « Le contact avec les patients est un véritable moteur pour moi, raconte Basile Stamatopoulos. À chaque soirée Télévie, on en ressort beaucoup plus motivé grâce à eux ». Un avis partagé par son confrère. « On ne sort pas indemne du Télévie. Chaque contact, chaque discussion avec les patients et les donateurs donne envie de se remettre à la tâche » conclut Michael Herfs.

Plume : Thibaut Grandjean

Basile Stamatopoulos, chargé de cours à l’ULB
Michael Herfs

Il n’y a pas d’âge pour vaincre le cancer et commencer une nouvelle vie

Le cancer frappe toutes les catégories d’âge. Pour Rita V., l’annonce arrive à un moment où elle s’apprête plutôt à savourer une retraite bien méritée et à profiter des plaisirs de la vie. En septembre 2009, une banale prise de sang montre un taux de globules blancs anormalement élevé. Des examens complémentaires révèlent que Rita est atteinte d’une leucémie lymphoïde chronique (LLC). À ce stade initial de la maladie, la LLC ne nécessite aucun traitement. Seul un suivi régulier s’avère indispensable. « Quand j’ai appris que je souffrais de ce cancer, la vie s’est arrêtée. Je n’arrivais plus à avoir de projets. Je ne voyais pas d’issue. La consigne était  ‘’ wait and watch ‘’  (attendre et surveiller), mais pour moi, c’était devenu ‘’ wait and worry‘’  (attendre et s’inquiéter)».

Dix ans d’attente

Les premières années, Rita ne ressent aucun symptôme, à part une grande fatigue. Voyant les chiffres des globules blancs augmenter, le cancer commence à devenir une réalité, ce qui la ronge d’inquiétude. Elle cherche alors à comprendre sa maladie. « Savoir en quoi consiste précisément ce cancer comblait mon besoin de le maîtriser », explique-t-elle. Elle se documente et multiplie les recherches sur Internet, à travers les sites spécialisés, les blogs scientifiques et les forums de communautés de patients. C’est ainsi qu’elle identifie un éminent spécialiste, Professeur à Londres, qui la met en contact avec la Professeure Dominique Bron, de l’hôpital Jules Bordet. Celle-ci suit Rita depuis lors.

Pendant plus de 10 ans, Rita vit avec l’espoir qu’un traitement puisse un jour venir à bout de son cancer. « On passe par toutes les phases de découragement. Heureusement, j’ai été très bien entourée, ajoute-t-elle. Mon médecin de famille a été constamment présent. Mes amis m’ont aidée à garder la tête hors de l’eau. Tout cela était d’autant plus difficile car je me retrouvais pensionnée. Je n’avais plus mon environnement de travail, mes collègues, mes obligations, ce qui vous permet de penser à autre chose ». En plus de sa passion pour le jardinage, Rita a beaucoup surfé sur le web : « Internet est un formidable outil si l’on s’en sert bien. J’ai pu me documenter sur ma maladie, lister les questions à poser à mon médecin, mais aussi rejoindre des groupes de patients souffrant de la LLC aux quatre coins du monde. Je me suis alors sentie mieux comprise, et moins seule».

Un traitement miracle

En 2019, la maladie progresse rapidement. Rita souffre d’épuisement, de vertiges, de nausées, de bouffées de chaleur et des ganglions apparaissent. Ses globules blancs augmentent à une vitesse inquiétante. Devant ces symptômes, la Professeure Bron décide de démarrer un traitement en janvier 2020. Plutôt qu’une chimiothérapie classique, aux effets secondaires potentiellement lourds, Rita a la chance de recevoir un tout nouveau traitement : une combinaison d’anticorps associés à un inhibiteur d’enzymes très efficace.

Après avoir scrupuleusement suivi toutes les étapes, Rita voit enfin le bout du tunnel et ose à peine y croire. L’évolution de son cancer semble stoppée. Mieux : les analyses ne montrent plus aucune trace de la maladie. L’espoir renaît. « Aujourd’hui, j’ai la possibilité de regarder plus loin, se réjouit-elle. Ce traitement m’a rendu la vie. Ce médicament n’est pas un simple médicament. Comme me l’a dit la Professeure Bron, dans mon cas, c’est de l’or ! ».

Merci la recherche !

Aujourd’hui, Rita savoure ce retour à une vie quasi normale, même si le contexte du coronavirus l’empêche encore d’en profiter à 100 % à cause de son immunité très basse. « Je suis émerveillée par ce que la science peut faire et par les avancées fulgurantes réalisées en quelques années, s’exclame-t-elle. Je suis la preuve que l’on ne doit jamais perdre espoir face au cancer, quel que soit son âge. Des progrès ont lieu continuellement. Ce qui a été possible aujourd’hui ne l’était pas quand mon diagnostic a été posé ».

Outre les percées scientifiques, Rita tient à souligner l’importance capitale du soutien psychologique dont elle a eu la chance de bénéficier. Ses docteurs et son entourage lui ont été d’une immense aide face à la maladie. « J’ai pu tenir le coup grâce à mes amis. S’ils n’avaient pas été là, j’aurais certainement souhaité recevoir un accompagnement extérieur. C’est indispensable car on ne guérit pas seul. Au-delà du cancer, il faut reconnaître que la plupart des médecins ont beaucoup évolué dans leurs relations avec les patients. Ces derniers ne sont pas des cobayes ou des numéros. Avec la Professeure Bron, j’ai eu la chance de bénéficier d’une écoute de tous les instants. À chaque étape, elle m’a expliqué, elle m’a informée, m’a rassurée et m’a encouragée. Elle m’a apporté le meilleur traitement et assuré le meilleur suivi. Nous avons développé une approche constructive, et du coup, rassurante. Quand la science rencontre l’humanité, on assiste à des miracles».

Plume : Catherine Frennet

L’oubli du cancer après la guérison : un droit fondamental

C’est le cas quand ils veulent acheter ou rénover une maison, conserver leur emploi, ou encore terminer des études. Jusqu’il y a peu, de nombreuses compagnies d’assurances refusaient d’octroyer une assurance de type « solde restant dû » ou appliquaient des surprimes importantes quand un de leurs clients, guéri du cancer depuis plus de dix ans, désirait contracter un crédit hypothécaire ou un crédit professionnel. Cela constituait en quelque sorte une double peine pour les rescapés du cancer. Depuis peu, heureusement, les choses ont changé.

« En 2016, explique la Professeure Françoise Meunier, cancérologue et membre de l’Académie royale de Médecine de Belgique, la France a été le premier pays européen à créer une loi sur le « droit à l’oubli ».  Je me suis dit « si ça marche en France, où on trouve plus ou moins les mêmes compagnies d’assurances que chez nous, ça doit aussi pouvoir marcher en Belgique et dans toute l’Union européenne ». Cela fait 7 ans que la cancérologue se bat pour faire adopter ce droit à l’oubli en Belgique et au sein de l’Union. Et son combat commence à porter ses fruits. La Belgique a fini par adopter une telle loi en 2019. Elle est entrée en vigueur le 1er février 2020. Le Luxembourg et les Pays-Bas ont embrayé, et le Portugal est en train d’en faire de même.

Des nuances selon les pays

Cette loi se base sur un principe : les patients guéris totalement d’un cancer et qui ne doivent plus subir de traitement (sauf l’hormonothérapie ou l’immunothérapie) doivent bénéficier du droit à l’oubli de leur maladie auprès des banquiers et des assureurs après une période de dix ans sans rechute. Plus question donc de surprime ou de refus de leur accorder un prêt s’ils entrent dans cette catégorie.

Quelques petites différences existent d’un pays à l’autre : ainsi en Belgique, on est obligé de déclarer son cancer quand on sollicite un prêt, même si l’assureur ne peut pas en tenir compte après dix ans. Dans les autres pays, on n’est pas obligé de le faire.

Autre différence : en Belgique, il n’y a pas de plafond pour les crédits hypothécaires, alors que c’est le cas dans les autres pays : au Luxembourg, les prix des appartements et des maisons sont plus chers qu’en France ou aux Pays-Bas. Donc, le montant des emprunts octroyés par les banques aux survivants du cancer y est plus élevé : un million d’euros, contre 320.000 € seulement en France, ou 278.000 € aux Pays-Bas.

La Belgique à la pointe pour les indépendants

Outre l’assurance « solde restant dû » (dans le cas de prêts hypothécaires), ce droit à l’oubli du cancer après dix ans va aussi concerner dans notre pays l’assurance « revenu garanti », qui permet de pallier une incapacité de travail chez les travailleurs indépendants. Le secteur des assurances en Belgique a été le premier à adopter un code de conduite en ce sens. Il entrera en vigueur le 1er février 2022.

Pour certains types de cancer, le délai de dix ans pour obtenir le droit à l’oubli se voit sérieusement raccourci. Une grille de référence des cancers ayant un très bon taux de guérison a été dressée dans chacun des pays qui ont adopté la loi. En Belgique, l’arrêté royal instaurant cette grille est paru le 1er avril 2020. « On y retrouve le cancer des testicules, le petit cancer du sein, la maladie de Hodgkin, ou encore les leucémies chez l’enfant et le cancer de la thyroïde. Pour ces cancers, le droit à l’oubli est de mise jusqu’à un an seulement après la guérison totale, par exemple pour le cancer du sein « in situ », le mélanome de la peau et le cancer du col de l’utérus ».

Cependant, alors que dans les autres pays qui ont légiféré, les enfants jusqu’à 18, voire 21 ans, bénéficient déjà du droit à l’oubli au bout de 5 ans, en Belgique ils doivent toujours attendre une période de 10 ans.

Le combat continue au niveau européen 

Françoise Meunier continue à se battre pour obtenir qu’une législation sur le droit à l’oubli soit adoptée dans les 27 Etats de l’Union européenne, sur base des modèles existant depuis 2016, et qui ont fait leurs preuves. Pourtant, même si tous les partis du Parlement européen avec lesquels elle est en contact semblent d’accord sur ce droit à l’oubli, le combat promet d’être encore long pour la cancérologue aujourd’hui retraitée : « j’ai dit à certaines Directions générales de la Commission européenne que je souhaitais voir cette législation aboutir en 2025. Leurs responsables m’ont tous regardé avec des grands yeux en disant que mon objectif était vraiment ambitieux ! Pourtant, il y a aujourd’hui dans l’Union européenne 20 millions de personnes qui ont survécu à un cancer ! Ce sont donc 20 millions de clients potentiels pour les assureurs. Et il y en aura de plus en plus dans les années à venir, à cause de l’augmentation du nombre de cancers, mais aussi et surtout grâce aux progrès de la médecine ».

Plume : Dominique Henrotte

Où en serait la recherche en cancérologie sans le Télévie ?

Jacques Boniver, Professeur ordinaire honoraire de l’Université de Liège, faisait partie, avec Arsène Burny, de la Commission scientifique « cancérologie » du FNRS lorsque le Télévie fut créé en 1989. Il se remémore des années difficiles qui ont précipité la création de l’opération caritative. « Nous avons vécu, à la fin des années 80, une période compliquée pour le financement de la recherche. Il y avait une politique d’austérité budgétaire. Les moyens du FNRS étaient donc limités et nous avions beaucoup de mal à engager des chercheurs dans les laboratoires. Le Télévie nous a permis de dégager des moyens financiers pour engager ces chercheurs. »

« Cela a donné une place à des chercheurs qui n’auraient pas pu bénéficier du soutien du FNRS ou des universités », confirme la Professeure Dominique Bron, Cheffe de clinique honoraire du service d’hématologie de l’Institut Bordet, également présente depuis le début de l’aventure Télévie. « Certains sont depuis chercheurs, directeurs de laboratoire ou professeurs à l’université. Il y a des éléments brillants qui sont là où ils sont grâce au Télévie.”

Au-delà du financement, les chercheurs en sciences fondamentales ont également bénéficié de la visibilité qu’offre le Télévie. « Il y a 30 ans, nous n’apparaissions jamais dans les médias. Nous étions dans notre tour d’ivoire », se souvient le Professeur Boniver. « Le Télévie nous a amenés sur les plateaux et cela a donné de la visibilité et une certaine popularité à la recherche. Cela a permis de côtoyer le monde politique, et d’aborder les problèmes de manque de financement. Le Télévie a donc également contribué, indirectement, à améliorer le financement public de la recherche et du FNRS. »

On terminera, pour la recherche, par dire que le Télévie a rapproché les universités francophones. « Avant, les universités francophones travaillaient chacune dans leur coin :  le Télévie les a amenées à travailler ensemble », relate la Professeure Bron.

Un bénéfice pour les patients

La recherche n’est évidemment pas la seule bénéficiaire du Télévie. Car la recherche, bien que fondamentale, contribue à une meilleure prise en charge des patients. « Nous cherchons toujours des projets susceptibles de répondre à des problématiques qui touchent les patients », confirme Jacques Boniver.

De plus, l’opération caritative a pallié certains déficits de notre système de santé en remboursant certaines initiatives. Il s’agit notamment de la congélation d’ovaires pour les femmes atteintes de cancer désireuses d’avoir un enfant, du soutien de psycho-oncologues, ou d’analyses génétiques sophistiquées.

Le Télévie a également permis de rattraper le retard que la Belgique avait par rapport à ses voisins. « En 1990, la Belgique n’avait pas de registre de donneurs de moelle, ce qui existait pourtant à l’étranger », explique Dominique Bron. « Le Télévie a pallié ce manque en créant ce registre utile notamment pour les enfants atteints de leucémie. » Il ne s’est pas arrêté là puisqu’il a également mis en place la banque de cellules souches issues du sang de cordon. Deux initiatives aujourd’hui financées par notre système de santé publique.

Des projets marquants

Faire la liste des progrès engrangés par la recherche dans le domaine de l’oncologie sur ces trente dernières années est une gageure impossible à tenir. La Belgique, bien que n’étant qu’un maillon de la recherche au niveau mondial, a toutefois largement apporté sa pierre à l’édifice, notamment grâce à des projets portés par le Télévie.

 « Si je ne devais retenir qu’une chose, ce serait tout ce qui a été fait sur les cellules souches et sur les greffes de moelle osseuse pour les leucémies », explique Jacques Boniver.

Dominique Bron mentionne quant à elle la cryopréservation du tissu ovarien. « La Belgique a été pionnière dans le domaine ».  « Effectivement, nous sommes le premier pays, avec la Suède, à avoir ouvert des banques de congélation en 1996 », se félicite la Professeure Marie-Madeleine Dolmans, gynécologue obstétricienne et Cheffe de clinique à l’UCLouvain (Saint-Luc). « Nous sommes également le premier pays au monde à avoir vu naître un bébé après transplantation de tissu ovarien, en 2004. »

On peut enfin citer les antigènes tumoraux (molécules spécifiques aux cellules cancéreuses, capables de déclencher une réponse immunitaire) dont l’identification dans les années 90 a permis de développer l’immunothérapie. « La Belgique est pionnière dans ce domaine et le Télévie a contribué à ces recherches », affirme le Professeur Jean-Pascal Machiels, médecin chef du département d’oncologie médicale aux Cliniques universitaires Saint-Luc.

Le séquençage haut débit

Vincent Bours est Chef du département de génétique humaine au CHU de Liège. Il explique l’intérêt du séquençage haut débit en oncologie. « Cette technique fait avancer la recherche en identifiant les nombreuses mutations que les tumeurs peuvent présenter. »

Le séquençage haut débit permet en réalité deux choses. Premièrement, observer les anomalies génétiques acquises par les cellules cancéreuses par rapport aux cellules normales, dans le but d’effectuer un traitement ciblé. Deuxièmement, identifier des prédispositions au cancer chez les patients.

L’avenir de ces techniques semble tout tracé. « En oncologie, le séquençage haut débit va permettre de mieux en mieux détecter les personnes à risque de développer un cancer pour proposer un suivi adapté à leur risque individuel et à côté, de séquencer un nombre toujours plus grand de tumeurs pour les caractériser au niveau moléculaire et développer des thérapies de plus en plus ciblées. »

Les thérapies ciblées

Cela fait quelques années maintenant que l’on parle des thérapies ciblées. Le grand public s’est depuis plus ou moins familiarisé avec ces traitements qui visent des cibles spécifiques. L’un des grands succès dans le domaine est associé à l’Imatinib (Glivec), un médicament qui a radicalement changé la prise en charge et le pronostic de la leucémie myéloïde chronique (LMC). « C’est un excellent exemple, car on parle souvent de l’Imatinib pour la LMC, mais c’est un médicament également utile pour la prise en charge d’une autre forme de leucémie dont on parle souvent au Télévie : la leucémie aigüe lymphoblastique avec chromosome de Philadelphie », explique le Professeur Carlos Graux, Chef de clinique associé du service d’hématologie du CHU UCLouvain Mont-Godinne. « Cela permet de diminuer la chimiothérapie, très toxique, mais pas de l’éliminer car elle reste la pierre angulaire du traitement. »

Le Professeur Graux milite pour que ces nouvelles molécules qui font la part belle aux thérapies ciblées soient utilisées avec intelligence. « Il ne faut pas jeter l’acquis aux oubliettes. Un enjeu majeur est de pouvoir garder accès à de ‘vieux médicaments’ qui ne semblent plus intéresser les investisseurs mais qui restent des piliers de la guérison. Ces médicaments ont tout leur intérêt si on les combine aux nouveaux médicaments, notamment pour éviter autant que faire se peut le phénomène de résistance que l’on rencontre lorsque l’on traite une tumeur. C’est là que l’on obtient les plus beaux succès».

Autre enjeu de taille : permettre le remboursement des thérapies ciblées en première ligne et non uniquement en cas de rechute. « Il s’agit d’un problème majeur. On trouve parfois des molécules incroyables, mais qui sont remboursées uniquement en cas de rechute des patients. Or, le meilleur moyen de soigner une rechute est de l’éviter. »

Immunothérapie

L’immunothérapie a également vécu un réel boom ces dernières années. Au lieu de s’attaquer directement aux cellules tumorales, l’idée est d’aider le système immunitaire à les reconnaître et les détruire, à l’instar de ce qu’une vaccination contre une maladie infectieuse propose.

« Vous avez différents types d’immunothérapie : premièrement, la vaccination, que l’on ne retrouve pas encore dans la routine clinique », explique le Professeur Jean-Pascal Machiels. « Deuxièmement, la thérapie adoptive qui vise à armer les lymphocytes pour combattre les cellules tumorales qui expriment des antigènes tumoraux. Troisièmement, l’utilisation d’anticorps qui enlèvent les freins à la réponse immunitaire anti-tumorale. Nous avons des lymphocytes capables de reconnaître les tumeurs, mais qui ne les éliminent pas en raison de freins divers. Le but est de lever ces freins afin de permettre aux lymphocytes présents dans notre organisme de détruire les cellules tumorales. Cette dernière approche est utilisée en routine clinique aujourd’hui avec un bénéfice pour certains patients » .

Le champ des possibles est encore vaste concernant l’immunothérapie, qui n’en est qu’à ses prémices. L’un des objectifs consiste notamment à élargir le spectre des patients qui répondent positivement à l’immunothérapie.

La radiothérapie

Traiter un patient métastatique permet une rémission, rarement une guérison. La plupart des patients récidivent. Pour éviter cela, la radiothérapie permet un traitement local d’une tumeur, au même titre que la chirurgie. « L’objectif est de détruire la tumeur localement pour guérir le patient, en épargnant le plus possible les tissus et organes sains », explique le Professeur Xavier Geets, Chef du département de radiothérapie des Cliniques universitaires Saint-Luc.

À l’instar de l’oncologie, la radiothérapie se dirige vers des thérapies de plus en plus ciblées. « La plupart des développements actuels permettent de mieux cibler les rayons sur la tumeur et donc de mieux épargner les organes alentour et, in fine, d’avoir des traitements efficaces et moins toxiques. » Les techniques, au nom parfois barbare, permettent tantôt de s’adapter à l’anatomie changeante d’un patient grâce à l’intelligence artificielle, tantôt de recourir à de nouvelles techniques moins irradiantes pour éviter d’attaquer les tissus sains. C’est le cas de l’imagerie embarquée, de la protonthérapie, ou encore des systèmes de radiothérapie guidée par l’imagerie par résonance magnétique. « On se dirige de plus en plus vers une radiothérapie adaptative, capable d’un ciblage toujours plus précis et de s’adapter aux fluctuations anatomiques du patient et aux caractéristiques de la tumeur. »

Plume :  Laurent Zanella

Guy-Bernard, du malade au médecin

Témoignage du premier témoin du Télévie

En 1988, Guy Bernard a 33 ans. On lui diagnostique une leucémie myéloïde chronique. Ce qui signifie que ses globules blancs se multiplient de manière anarchique dans son corps.
« Les médecins me disent que je ne survirai pas plus de 3 ans.Puis heureusement j’ai la chance d’être pris en charge par le professeur Bron à l’Institut Bordet qui rentre des Etats-Unis et lance les premières greffes en Belgique. C’était la possibilité de pouvoir continuer à vivre ».
La solution qui s’offre à lui, c’est la greffe de moelle, mais il faut trouver un donneur compatible. A l’époque, les banques de données possédant une liste de donneurs compatibles n’existent pas.
C’est sa sœur qui va lui redonner l’espoir.
« En 1989, je rentre dans une bulle stérile. La greffe à ce moment-là, c’était terrible. Il fallait faire une radiothérapie et une chimiothérapie de l’ensemble de la moelle pour pouvoir greffer une autre moelle ».
Comme il n’avait plus de globules blancs dans le corps durant le traitement, il était soumis à n’importe quelle infection ou septicémie qui pouvait lui être fatale.
« Dans la salle stérile à côté de moi, il y avait une jeune fille de 18 ans à qui on avait diagnostiqué la même maladie et qui partait avec ses copines en classe de neige. Elle n’a pas survécu. A l’époque quand on avait une leucémie myéloïde chronique, on mourrait une fois sur deux. »
Le cancer de Guy disparaît 100 jours après. Malgré quelques rechutes, celui-ci poursuit sa carrière en médecine et devient chirurgien gastrique.

La recherche est importante

Voici un extrait de son témoignage lors de la rentrée des chercheurs du Télévie 2017:
« En 1989, RTL TVI  s’est ému de la mortalité pour ce genre de leucémie et surtout a réalisé qu’il manquait une base de donnée pour des donneurs compatibles . Ils ont décidé d’utiliser leur visibilité pour faire une grande chaine de solidarité et financer des chercheurs.
Pour certains, ce n’est peut être pas très spectaculaire, ce n’est pas construire des bretelles d’autoroutes ni construire le plus haut building du monde. Sauf que, grâce à la recherche, on a trouvé la protéine qui codait pour cette multiplication de globules blancs. On a trouvé les protéines anormales et comment les inhiber.
Résultat depuis 2010, il suffit de prendre un médicament, il ne faut plus de greffe et on peut survivre à cette maladie.
Aujourd’hui, on prend un médicament et on peut aller travailler.
Aujourd’hui, on a besoin des chercheurs et des gens pour les  sponsoriser.
Le Télévie, c’est une des choses les plus émouvantes que j’ai rencontré dans ma vie. J’ai un message pour vous, les chercheurs : la recherche c’est passionnant, c’est passionnant de chercher.
La curiosité scientifique est formidable mais  pour moi larecette du bonheur, c’est avoir une vie passionnante pour soi et utile aux autres. »
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Que sont-ils devenus ?

À 57 ans, Michel, professeur de « Viet vo dao », un art martial vietnamien, entrevoit enfin l’avenir avec optimisme. Lorsque nous l’avons contacté, il devait encore passer un bilan complet avant d’être déclaré en rémission. Il a repris son travail de gestionnaire dans une société de logements sociaux. L’épreuve traversée par sa fille Fanny, décédée de la maladie de Hodgkin il y a 10 ans, l’a aidé dans sa lutte contre le cancer des amygdales qui l’a frappé à son tour il y a deux ans. « Chimiothérapie, radiothérapie : grâce à ce qu’a vécu Fanny, je savais bien où j’allais, les traitements et les complications éventuelles que j’allais avoir. J’avais donc moins peur, je savais comment j’allais réagir ». La maladie de Michel a changé énormément de choses dans sa vie au quotidien, lui qui entretenait toujours avec son épouse Martine une forme de deuil de leur fille Fanny au sein de leur foyer. « Nous avons profité de cette nouvelle épreuve pour rénover notre maison. On a tout éclairci, changé nos meubles, éliminé les plus mauvais souvenirs. On a refait toute la chambre de Fanny, qui n’avait plus bougé depuis dix ans. Nous ne l’oublions pas pour autant, mais nous avons décidé de voir le côté positif de la vie ».

Marc est en rémission depuis trois ans et demi d’un cancer du poumon. À 50 ans, ce dynamique entrepreneur liégeois, ami proche de l’animateur de RTL Ludovic Daxhelet, suit toutes les trois semaines un traitement à base d’immunothérapie. « Je vis une vie tout à fait normale, avec encore des douleurs au dos, suite à mon opération. Seul bémol : je viens d’apprendre il y a quelques semaines que j’étais diabétique, ce qui m’oblige à me piquer deux fois par jour. Mais je ne me laisse pas abattre pour autant ». 

Quant à Emmanuel, il va très bien. Un vrai miracle. Le petit garçon de 8 ans est en rémission à la suite de sa deuxième greffe de moelle après une leucémie myéloblastique aiguë. Il va tous les 15 jours à l’hôpital pour une saignée de globules rouges, car depuis sa greffe, il en produit trop. Pour son père Jean-Yves, « son parcours scolaire se poursuit sans problème. Il va rentrer en 3ème primaire. Ses résultats sont très bons. C’est un petit garçon curieux de tout, qui pose de nombreuses questions. Côté moral, Emmanuel a toujours la pêche. Il ne se plaint jamais ». Le football demeure sa grande passion. Il s’entraîne à Heusy, près de chez sa maman, et suit des stages à Anhée, près de chez son papa. Il a évidemment suivi de près les Diables Rouges lors de l’Euro, tout en collectionnant les autocollants de l’album Panini.

À 46 ans, Sandrine était atteinte voici deux ans d’un cancer du sein triple négatif. Elle continue ses suivis tous les trois mois. « Pas de récidive en vue pour l’instant. Tout va donc très bien, même si les effets secondaires sont toujours un peu compliqués à gérer. Je n’ai donc repris le travail qu’à mi-temps médical, en tant que coordinatrice extra-scolaire ». Sandrine reste en contact avec la chanteuse Fanny Leeb, qu’elle avait rencontrée l’an dernier dans le cadre du reportage diffusé lors de la soirée du Télévie. Grande nouvelle enfin : Sandrine est devenue grand-mère d’un petit Achille, le 2 avril dernier.

Quelles leçons tirent-ils de leur maladie ?

Souffrir d’un cancer ne laisse personne indemne. Mais la maladie fait aussi beaucoup réfléchir ceux qui sont amenés à l’affronter. C’est le cas pour nos quatre témoins de 2020.

« Le sport et ses valeurs m’ont fort aidé, souligne Michel : par la douleur qu’il entraîne parfois, et la résistance physique qu’il implique. À travers cette épreuve, j’ai découvert mes limites, jusqu’où mon corps pouvait aller. J’ai aussi vu les bienfaits d’avoir autour de moi un bon entourage, une famille aimante et des amis fidèles. Avec le retour aux valeurs essentielles de la vie : l’amour, l’amitié, la famille ».

« Ne pas oublier ses vraies valeurs, et prendre soin de soi et des autres, c’est aussi la leçon que tire Sandrine. Sans les autres, on n’est pas grand-chose. Voir la souffrance dans les yeux de mes proches, ça m’a donné la force de tenir debout. Je voulais être forte pour leur éviter de souffrir ».

Pour Marc aussi, les proches sont essentiels : « entourez-vous des bonnes personnes, celles qui vous tireront vers le haut. Pour moi, c’est 70 % de la guérison. Aujourd’hui, je suis toujours là, malgré mon cancer, malgré un Covid très sévère où j’ai cru vraiment que j’allais mourir, tant ma détresse respiratoire était grande. Sans mon entourage, il n’y avait aucune chance que je sois encore en vie aujourd’hui. Autres conseils de Marc : essayez de penser le moins possible à la maladie, et formulez des projets ! Rester chez soi à ne rien faire, ce n’est pas une solution ». 

Enfin, pour Jean-Yves, le papa d’Emmanuel : « il faut toujours essayer d’amener du positif au malade, c’est ce que nous avons fait avec Emmanuel, malgré le pronostic très pessimiste des médecins qui ne lui donnaient plus que six mois d’espérance de vie. Grâce à l’Union belge de Football, notre fils a pu rencontrer toutes les stars du foot belge. Il a pu accompagner Axel Witsel pendant presqu’une journée au Borussia Dortmund. Il nous en parle encore aujourd’hui. La leçon à tirer, c’est que malgré une image noire, il faut toujours chercher la lumière».

L’avenir, comment l’envisagent-ils ?

Avoir frôlé la mort, avoir survécu au cancer, cela n’empêche pas de formuler des projets pour l’avenir, que du contraire !

Ainsi, pour Michel, « nos projets, à présent, c’est de pouvoir recevoir chez nous tous ceux qui nous ont entourés pendant toutes ces années de galère ».

Marc, lui, vient de créer trois nouvelles sociétés, après avoir vendu la sienne pendant sa maladie, en pensant qu’il allait mourir. « J’ai un de mes meilleurs amis qui m’a dit : toi, tu ne mourras pas de ça. Ces nouvelles sociétés, ce sont des projets qui ont du sens, comme « Gaz Educ », qui vise à prévenir des risques liés à l’utilisation du gaz. J’ai deux enfants de 19 et 14 ans qui sont toute ma vie. Je n’ai pas le droit de baisser les bras ». 

L’avenir d’Emmanuel, son père l’espère « le plus long possible. J’espère qu’il fera des études qui lui plairont, qu’il pourra se marier. Malheureusement, les traitements qu’il a reçus ne lui permettront pas de donner la vie. C’était le prix à payer. Sa croissance et sa puberté seront fortement ralenties. Il faudra lui expliquer tout cela, mais il a une force de caractère incroyable. Personne ne lui marchera sur les pieds. Il voulait être footballeur professionnel, maintenant il souhaite plutôt être coiffeur ».

De son côté, Sandrine s’apprête à relever un nouveau défi. Elle devrait participer en novembre au prochain voyage organisé par l’Asbl « EnVie » sur l’île de La Réunion. « Une randonnée à pied jusqu’au sommet du Piton des Neiges, le point culminant de l’île, à quelque 3.000 m d’altitude. J’y accompagnerai d’autres malades du cancer qui sont en rémission ». Sandrine participera également ce 26 septembre à une course parrainée au profit de l’association « KickCancer », qui lutte contre le cancer des enfants.

L’avenir à plus long terme, elle l’envisage toujours avec crainte. « J’attends vraiment le cap des 5 ans après la guérison avec impatience. La peur de rechuter est toujours bien présente. Mais mon cancer m’a permis de mieux faire la part des choses. Désormais, une futilité reste une futilité. Je me suis retrouvée moi. Et c’est là l’essentiel ! ».   

Leur message aux patients

Nos témoins de l’an dernier tiennent aussi à donner quelques petits conseils à tous ceux qui seraient amenés à subir le même sort qu’eux, et à leur entourage.

« Premièrement, affirme Michel, c’est de se résigner à accepter d’être malade, parce que ce n’est pas évident au départ, et ensuite de se battre à fond, parce que la vie vaut la peine d’être vécue. Même dans la maladie, on peut découvrir des choses merveilleuses autour de soi, et des gens merveilleux ». 

Pour Sandrine, « malgré le sentiment d’avoir un 10 tonnes qui vous passe sur le corps, il faut toujours y croire. Le corps a des ressources qu’on ne soupçonne parfois pas ».

Jean-Yves, le père d’Emmanuel, conseille à tous les parents qui passeront par là un jour, « de toujours croire en son enfant, en sa force de caractère, et son envie de se battre. Et il faut toujours être optimiste. Ne jamais pleurer devant son enfant, toujours lui dire que c’est lui qui va gagner contre la maladie, toujours le rassurer. Ça aide déjà beaucoup dans le processus de guérison. Et en tant que couple séparé, nous avons toujours fait en sorte de laisser nos rancœurs de côté, pour faire bloc au profit d’Emmanuel. C’est bénéfique pour le malade comme pour le corps médical. Sans le Télévie, conclut le papa d’Emmanuel, notre fils ne serait plus là. Il y a 20 ans, il n’aurait eu aucune chance de s’en sortir. Il est l’exemple même que la recherche sert à quelque chose ».  

Pour Marc, enfin, « les malades ont besoin d’espoir. Le Télévie, il faut y croire, ne pas avoir peur de donner. Je suis la preuve vivante que ça marche, que la recherche progresse. Aujourd’hui, c’est moi. Demain, ce sera peut-être vous… ».  

Plume : Dominique Henrotte

La tombola de Julien Doré

Pour cette 33ème édition du Télévie, vous aurez la chance de pouvoir tenter d’acquérir la tenue emblématique que notre parrain porte dans son clip « Nous ».

Pour cela, il suffit d’acheter un ou plusieurs tickets de tombola, pour avoir la chance de la remporter.
Avec cet ensemble unique (seul exemplaire du clip), c’est l’assurance d’un style parfait ainsi que d’un confort assuré 😉

Pour cela, il suffit d’acheter un ou plusieurs tickets de tombola à 5 € en vous inscrivant à cet événement. Le gagnant sera tiré au sort en direct lors de la soirée de clôture du Télévie, diffusée le samedi 18 septembre sur RTL TVI.
Les fonds récoltés par cette vente seront intégralement versés au
F.R.S-FNRS pour financer la recherche contre le cancer.

Pour participer c’est ICI

Les vinyles du Télévie

En effet,  pour cette nouvelle édition du Télévie, nous avons choisi d’articuler notre soirée autour d’un thème qui ravira petits et grands : LA MUSIQUE. Cet art qui fédère et rassemble, qui nous fait passer du rire aux larmes, qui nous endort ou nous réveille est omniprésent dans nos vies à tous aujourd’hui. Et qui dit Musique, dit vinyle 📀

Plusieurs artistes ont laissé libre cours à leur imagination. Cet objet est un reflet de leur vie ou de leur univers, il est donc unique.

Cliquez sur les images pour obtenir ces objets d’exceptions.

Notre parrain, Julien Doré, à personnaliser la pochette du vinyle de son nouvel album « aimée » avec une série de motifs floraux rendant cet exemplaire unique en son genre.

L’équipe du 16-20 de Radio Contact avec David Antoine

Le canapé dédicacé par Kendji Girac

Le chanteur Amir a customisé le vinyle de son nouvel album « Ressources » en s’initiant au dessin sur cet album collector.

Le modiste de renommée internationale, Elvis Pompilio, a transformé un vinyle en une véritable œuvre d’art élégante et pleine de charme.

La chanteuse Typh Barrow, a décidé de transformer ces doubles vinyles blancs en boîtes à chapeau.

Le dessinateur Philipe Geluck, a décidé de transformer son vinyle en un véritable objet de collection avec « Le chat »

L’auteur belge Midam, a customisé son vinyle en véritable œuvre d’art.

Edouard Veurmeulen a décidé de transformer en un véritable objet de collection, représentant la délicatesse et la philosophie de la maison de couture.

L’artiste belge, Mustii a transformé ce vinyle en « patchwork pop » v

Dj et également chroniqueuse musicale Radio Contact, Mademoiselle Luna a personnalisé 2 vinyles pour le Télévie.

Frédéric François a fait appel à l’artiste Gloria Barracato pour l’aider à rendre ce vinyle unique.

Kendji Girac a personnalisé la pochette du vinyle, rendant cet album collector.

L’artiste belge, Alice On The Roof a fait preuve d’une grande créativité en transformant 3 vinyles en 3 magnifiques lampes aux couleurs de sa musique.

L’artiste Agustin Galiana au grand cœur a plusieurs cordes à son arc : la danse, le chant, la comédie et pour cette 33 ème édition de notre opération, le parrain du Télévie 2020 a débordé de créativité afin de nous offrir un vinyle d’exception.

Le Grand Jojo est une icône belge par excellence, le représentant d’une certaine belgitude : rigolard et bon vivant. Il a customisé le tout premier vinyle du Télévie et transformé en une magnifique œuvre collector.

Sabrina Jacobs est une personnalité bien connue de RTL. La journaliste a décidé de transformer un simple vinyle en une véritable coiffe de marié pleine d’élégance. Elle s’est inspirée de la duchesse de Cambridge, Kate Middleton et de ses magnifiques chapeaux.

L’équipe de David Antoine vous propose le seul et unique exemplaire du vinyle de l’album, le tout encadré et décorés par de magnifique décorations de Noël.

Antoine Délie est entré sous les feux des projecteurs lors de la première diffusion de The Voice, saison 9, avec sa magnifique reprise piano-voix du titre « La pluie » d’Orelsan. Quelques mois plus tard, il a customisé ce vinyle au profit du Télévie

C’est par sa voix qu’elle s’est fait connaître en Fleur de Lys dans « Notre-Dame de Paris » alors qu’elle n’avait que 16 ans. Julie Zenatti a customisé ce vinyle pour le Télévie

Acquérir ces vinyles d’exception, vous permet de participer à la lutte contre le cancer. Les fonds récoltés par cette vente seront intégralement versés au F.R.S-FNRS pour financer la recherche.

Ne manquez pas l’occasion de devenir le chanceux propriétaire de ce pot exceptionnel !

Vous avez jusqu’au 18 septembre pour vous offrir ces objets d’exception. Retrouvez l’entièreté des objets mis en vente ICI.

N’hésitez à faire une offre grâce à notre partenaire Vavabid. Comme chaque année, l’objectif est de récolter un maximum d’argent pour soutenir la recherche contre le cancer.

En cuistax pour le Télévie

Pour suivre son trajet c’est ici 👇

En 2020, nous vous avons fait vivre le Télévie depuis notre maison : RTL House. Cette année, RTL House sera le point de départ vers… le Wex de Marche-en-Famenne !

A quelques jours de son défi « En marche pour le Télévie », Ludovic Daxhelet a eu un accident ; il s’est foulé la cheville en tournage.

Le défi semblait compromis, mais Ludo et l’équipe du Télévie n’abandonnent pas aussi facilement et donnent TOUT pour la recherche contre le cancer.

Il a décidé de continuer son pari et au lieu de marcher, il va parcourir 117km en CUISTAX.

Le programme :

  • Départ le 17 septembre depuis le direct du RTL Info 13h
  • Arrivée au Wex, le 18 septembre, en direct de la soirée de clôture
  • Un parcours traversant Bruxelles, le Brabant-Wallon, la région namuroise et la luxembourgeoise

Pour ce parcours, il s’équipera d’un sac а dos vide. Sur son chemin, il fera la rencontre des comités de bénévoles, de guests avec au rendez-vous quelques belles surprises.

« Ce qui me motive dans ce défi, c’est de le rendre incroyable et de vivre une expérience hors du commun. . Par ailleurs, ce défi, je le fais pour ma mère, qui a eu 2 cancers du sein et qui est maintenant totalement guérie. Je touche du bois. Son cancer remonte à 5 ans et aujourd’hui, elle va beaucoup mieux. Un défi que je fais aussi pour mon ami Marc, touché par un cancer du poumon il y a 3 ans et qui, à l’heure où je vous parle, est en rémission. » explique Ludo.

Dans ce défi fou, il aura besoin de VOUS :

– Le Parrainer 👇

– Remplir son sac à dos de billets !

– Ou simplement le soutenir et l’encourager sur le bord de la route !

-Si vous êtes un comité bénévole de la région, n’hésitez pas à contacter Florence pour marquer votre intérêt et emplacement sur le parcours : activités@televie.be

Une animation musicale, une bouteille d’eau, des inscriptions à la craie sur la route, une banderole ou juste votre voix, l’aideront à repousser ses limites !

« Je déteste cette maladie. Je le fais pour dire que tout est possible, qu’il faut toujours se battre pour arriver à ses fins et surtout aller au-delà de la maladie. Il faut croire en la science, croire en la force du FNRS et tout ira bien. » rajoute Ludovic

On compte sur vous pour le soutenir <3