L’opération Pièces Rouges bientôt près de chez vous !

Bérénice : « Le cancer ne s’est jamais confiné. La recherche ne peut pas se mettre en quarantaine. Notre slogan n’aura jamais été aussi proche de la réalité : Alors on s’bouge pour l’Opération Pièces Rouges ! »   

Dès le samedi 8 mai, Bérénice et Léon vous proposent une émission en direct sur Bel RTL à chaque déplacement du « Camion Tirelire ». Léon : « Malgré la situation actuelle, nous avons toujours à cœur de faire avancer la recherche contre le cancer. Je ne peux que vous encourager une nouvelle fois à embrasser cette cause en nous rejoignant « en direct » durant le mois de mai. »

Rendez-vous sur Bel RTL les samedis de 13h00 à 15h30 et les jours fériés de 12h30 à 15h30. Le « Camion Tirelire » s’installe près de chez vous chaque samedi de 10h00 à 18h00 : 

-Samedi 8 mai 2021 au Shopping Grands Prés à Mons
-Jeudi 13 mai 2021 à Namur (Boulevard Frère Orban 9)
-Samedi 15 mai 2021au Shopping Belle Ile en Liège
Samedi 22 mai 2021 Shopping L’Esplanade à Louvain-la-Neuve
-Lundi 24 mai 2021à Marbehan chez Julien Lapraille
-Samedi 29 mai 2021 au Cora d’Anderlecht
-Samedi 5 juin au Shopping Rive Gauche à Charleroi  

En 2 ans, grâce à votre générosité, cette opération a permis de récolter 865.360,19 € au profit de la recherche contre le cancer. Aujourd’hui, il reste 2 milliards 170 millions de pièces rouges en Belgique !

Grâce à l’Opération Pièces Rouges et à votre générosité, donnez-leur une nouvelle vie au profit de la recherche. Leurs grandes sœurs (les pièces jaunes) et leurs grands frères (les billets) sont bien évidemment les bienvenus.

Retrouvez toutes les informations sur le site : ICI

Toutes vos récoltes peuvent aussi être déposées dans l’agence Crélan la plus proche de chez vous : « Où déposer vos pièces rouges »).

Les écoles sont invitées à se mobiliser et à être créatives : « Les écoles ».   

L’Opération Pièces Rouges se terminera le 18 septembre 2021 lors de la journée de clôture du Télévie.  

Allez, on se bouge pour l’Opération Pièces Rouges !      

Opération Fête des Mères : ils nous rejoignent et soutiennent le Télévie

À l’occasion de la Fête des Mères et des pères, Di et Planet Parfum vous proposent du 27 avril au 12 juin d’arrondir votre ticket de caisse au profit du Télévie. N’hésitez pas à faire un tour dans un de leurs 208 points de vente, ils n’attendent plus que vous. Ils seront ravis de vous conseiller pour que vous trouviez la perle rare pour votre maman.

En l’honneur de toutes les mamans, Trafic lance également une action spéciale Fête des Mères du 3 au 9 mai : à l’achat d’une bougie achetée, Trafic reversera 1 € au Télévie. Action valable sur toutes les bougies disponibles dans leurs magasins en Wallonie. Ne ratez pas cette occasion d’offrir un superbe cadeau à votre maman tout en soutenant le Télévie.

Parce que c’est en restant tous solidaires que nous ferons avancer la recherche, faisons gagner la vie 

GRAND SUCCES POUR LE TELEVIE 2021 AU LUXEMBOURG

1.242.004 € :  à l’heure d’arrêter le compteur, le sourire était de mise samedi soir, parmi les responsables luxembourgeois de l’opération. Pour Diane Wunsch, coordinatrice du Télévie, le succès est au rendez-vous : «il ne faut pas oublier que la précédente édition avait eu lieu septembre 2020, il y a à peine six mois et demi, et qu’on avait alors récolté un peu moins d’1 million d’€. J’ai donc vraiment été très surprise d’obtenir un chiffre pareil cette année ! ». 

9.000 gâteaux sablés

Une fois encore les Luxembourgeois se sont mobilisés en nombre pour faire grimper le compteur à travers, au total, près de 300 actions de solidarité. Avec la crise du Covid, il a fallu se réinventer. Finis les soupers caritatifs : place cette année aux repas livrés à domicile !

Sans compter ces petits biscuits sablés fourrés avec de la crème pralinée, et marqués d’un cœur du Télévie : créés cette année (à la demande de Diane Wunsch) par une boulangerie luxembourgeoise, ils se sont vendus à plus de 9.000 exemplaires. « Un véritable carton », estime son initiatrice.  

Les actions dans les grandes surfaces, les balades à vélo et à moto, mais aussi en tracteur ont connu un joli succès. Même chose pour toutes les manifestations organisées dans les quatre centres de promesses, situés aux quatre coins du Grand-Duché, sans parler du centre de promesse permanent établi à Rodange, et fidèle depuis le début à l’opération.  

Un marathon au bout du fil

Pour mieux récolter les promesses de dons cette année, les organisateurs du Télévie ont décidé d’ouvrir le standard téléphonique dès le lundi matin précédant la soirée de clôture ! Durant six jours, de 7h30 à 21 h, les habitants du Grand-Duché ont ainsi pu faire part de leur dons aux standardistes à l’autre bout du fil. «Cela nous a permis de toucher d’autres personnes que le seul samedi soir, lors de la soirée de clôture », précise encore la coordinatrice du Télévie. Et les sommes pouvaient atteindre jusqu’à 10.000 €, plus encore que les autres années. Les gens ont fait preuve d’une énorme générosité ».  

Une soirée de clôture plus calme 

Témoignages émouvants, directs depuis les centres de promesses, interviews de scientifiques : diffusée comme chaque année sur les antennes de RTL Luxembourg, la soirée de clôture, Covid oblige, n’aura pas vu défiler d’artistes le 24 avril dernier. Pour les mêmes raisons sanitaires, la famille Grand-Ducale n’était pour une fois pas présente en studioparmi les standardistes. Mais la marraine du Télévie, la Princesse Alexandra, fille des Grands-Ducs, a enregistré un message appelant aux dons, diffusé dans tous les médias. 

En 20 ans d’existence au Grand-Duché, le Télévie a rapporté 25.439.261 €. « Et chaque euro compte, rappelle Diane Wunsch. Comme en Belgique, l’argent récolté est reversé intégralement à la recherche. Il finance des projets développés au Luxembourg, qui sont désignés chaque année par la commission scientifique du FNRS à Bruxelles ». 

L’an prochain, le Télévie Luxembourg aura de nouveau lieu au mois d’avril. Le rendez-vous de la générosité est d’ores et déjà en marche : « samedi soir après l’arrêt du compteur, nous avons encore eu de généreux dons. Ils sont déjà versés au compte du Télévie 2022 !», conclut en souriant sa coordinatrice.  

Trek’in Gazelles : un projet Télévie 100% féminin

Le concept

Le Trek’in Gazelles se déroule sur 6 jours avec 4 étapes à parcourir. Contrairement à un trek classique, les équipes, composées de 3 personnes, déterminent elles-mêmes leur parcours. Chaque jour, elles devront rallier différentes balises en parcourant la plus courte distance possible. Tous les matins, les participantes recevront un roadbook pour découvrir leurs balises du jour. En fonction de cela, il leur faudra analyser la carte, appréhender les difficultés du terrain et choisir le parcours le plus court possible.

L’objectif ? Pointer un maximum de balises en faisant un minimum de kilomètres. À la fin, le classement est établi en additionnant ces kilomètres parcourus et les éventuelles pénalités de chaque team.

Anne Laurent, membre du trio des Mamz’elles explique : « En 2019, nous sommes parties en duo sur un raid en Laponie. Nous y avons rencontré une journaliste, qui est notre amie aujourd’hui, qui était ambassadrice du Trek’in Gazelles. C’est elle qui nous a proposé de refaire ce trek. Nous avions envie de repartir vers une dimension aussi bien sportive que caritative,  avec l’organisation bienfaisante. »

L’équipe

La Team Mam’zelles est composée de 3 mamans : Anne, gynécologue obstétricienne; Michèle, spécialiste dans la protection de la jeunesse; et Valérie, dernière arrivée du trio, logopède.

Toutes trois souhaitaient prendre part à un évènement regroupant des équipes entièrement féminines, composées de femmes engagées, déterminées et partageant les mêmes valeurs.

« Nous suivons un programme hebdomadaire assez strict pour nous préparer. Une personne nous coache avec des exercices appropriés. C’est un évènement qu’il faut absolument préparer en amont », rajoute Anne Laurent.

La cause soutenue

Les trekkeuses marcheront pour une cause qui leur est chère : le TELEVIE.

« Le Télévie est une cause qui nous parle à toutes les trois. Je suis gynécologue, j’ai donc travaillé au niveau scientifique. De plus, je connais de nombreuses personnes qui travaillent au FNRS. Mes deux collègues, Michèle et Valérie, évoluent elles aussi dans le domaine. Nous avons été énormément touchées par tout ce qu’il s’est passé Post-COVID, par rapport à l’état, au mal-être des autres. Au niveau des cancers, de nombreuses personnes ont notamment été détectées trop tard. Ce projet centralise toutes nos attentes et aspirations, ainsi que notre rôle de mamans », précise A. Laurent.  

Elles espèrent sensibiliser un maximum de personnes sur les réseaux sociaux afin de récolter des fonds qui seront versés au FNRS et qui feront ainsi avancer la recherche scientifique.

Comment soutenir le projet ?

Vous pouvez suivre l’aventure des Mamz’elles sur :

 Pour faire un don :

https://parrainage.televie.be/projects/team-mam-zelles-trek-in-des-gazelles

Le Séminaire Télévie : une journée très attendue par les chercheurs

Un moment d’échange et de partage

Le Séminaire Télévie représente une occasion inestimable pour les chercheurs qui y ont la possibilité de faire part de leurs dernières avancées dans la lutte contre le cancer. Ils prennent connaissance du travail réalisé par leurs confrères. C’est également, une opportunité pour eux d’établir certaines collaborations pouvant s’avérer utiles dans l’avancée de leur projet.

Une expérience bénéfique pour les jeunes scientifiques

Cette année, des workshops répartis sur base de 3 thématiques différentes leur ont été consacrés. En effet, certains d’entre eux ont eu l’opportunité de présenter leurs projets de recherche aux autres scientifiques durant ces ateliers, de quoi apporter une expérience gratifiante pour ces jeunes scientifiques.

« Cela nous permet d’amener de nouvelles idées auxquelles nous n’aurions peut-être pas pensé. De plus, cela nous permet de connaître les sujets des autres chercheurs et de comprendre sur quoi ils travaillent. On se crée un réseau en discutant avec d’autres scientifiques, j’ai découvert que certains travaillent sur les mêmes molécules que moi » explique Charlotte Pilard, doctorante en 4e année ayant eu la chance de faire part de son projet de recherche sur l’immunothérapie dans le cancer du sein triple négatif.

Une recherche fondamentale indispensable

Les chercheurs financés par le Télévie travaillent sur des recherches dites fondamentales, mais également translationnelles, qui s’avèrent primordiales pour mieux comprendre le cancer et son fonctionnement. « La recherche fondamentale, c’est la compréhension du cancer qui permet de transposer par la suite vers les applications utilisées pour le cancer. Cette phase de compréhension est essentielle afin d’apporter de nouveaux diagnostics et des traitements innovants » estime François Fuks,professeur à l’ULB et promoteur Télévie. Cette année, 3 thématiques principales ont été abordées : la génomique et les biomarqueurs, le microenvironnement de la tumeur et le métabolisme, de quoi constituer des pistes prometteuses dans la lutte contre le cancer.

Une persévérance à toute épreuve pour la bonne cause

À travers ce séminaire et par les différentes avancées exposées, on a pu voir que les chercheurs travaillent toujours aussi dur malgré la crise sanitaire. «Le Télévie, c’est 40 % du financement de la recherche contre le cancer en communauté française de Belgique. C’est pourquoi la générosité des gens est absolument indispensable pour poursuivre au mieux nos recherches sur le cancer. » explique François Fuks.

C’est grâce aux chercheurs que de nouvelles découvertes peuvent voir le jour, alors n’hésitez pas à les soutenir en faisant un don au profit du Télévie pour faire avancer la recherche et combattre ensemble la maladie

Les legs en faveur d’une bonne cause

Pourquoi faire un testament ?

L’établissement d’un testament permet de choisir la manière dont ses biens seront répartis entre ses proches après son décès et de déroger à certaines dévolutions légales. Il permet également d’optimiser fiscalement ce qui reviendra aux héritiers.

Comment rédiger son testament ?

Il existe deux façons principales de faire un testament :

– le testament notarié : il se fait via un notaire et coûte une centaine d’euros. Ce type de testament est toujours plus conseillé, il constitue une plus-value, car les testamentaires peuvent bénéficier d’un accompagnement professionnel.

– le testament olographe : il s’agit de rédiger soi-même son testament sans faire appel à un notaire. Le document est valable à partir du moment où il est signé et daté. Les seuls frais à payer sont les coûts de dépôt au registre central des testaments, qui constitue une étape primordiale afin qu’il soit bien conservé.

Comment inclure une bonne cause dans son testament ?

La désignation de l’entreprise doit s’y retrouver, de manière claire, non discutable et non contestable. Le meilleur outil est d’utiliser le numéro d’entreprise de la bonne cause qui peut être trouvé sur son site ou sur la Banque-Carrefour des Entreprises.


Pour plus d’informations, n’hésitez pas à prendre contact avec un des membres de testament.be. La plateforme a à sa disposition 2 experts juridiques qui pourront vous fournir un accompagnement personnalisé et vous aider dans vos démarches.

Qu’est-ce qu’un legs ?

Un legs est le fait de transmettre via un testament ses avoirs mobiliers et/ou immobiliers à un bénéficiaire. Toute personne, peu importe son âge, peut faire un legs tant qu’elle est majeure, saine d’esprit et capable juridiquement parlant. Si besoin est, il peut même être revu et modifié à tout moment.

Il existe 3 types de legs :

– le legs universel : on lègue tous ses avoirs à une ou plusieurs personnes ;

– le legs à titre universel : on lègue une partie de ses avoirs à une ou plusieurs personnes ;

– le legs particulier : on lègue un avoir bien précis tel qu’une voiture, un meuble, etc.


Y a-t-il une différence entre un legs et une donation ?

Oui, contrairement à un legs, une donation se transmet de son vivant via un acte. Celle-ci ne peut être revue, nous ne pouvons pas revenir en arrière après avoir entamé une telle démarche. Quand l’acte de donation est établi, le bien appartient au bénéficiaire. A ne pas confondre avec le don qui est le fait de remettre directement au bénéficiaire un bien sans passer par certaines formalités.

Qu’est-ce que le legs en duo ?

Le legs en duo consiste à léguer une partie de sa succession à un de ses proches et une autre à une bonne cause. Ce premier ne devra payer aucun droit de succession, tout est pris en charge par l’association choisie. Cette technique est très intéressante fiscalement, particulièrement pour les personnes qui n’ont pas d’héritiers en ligne directe et qui souhaitent tout de même léguer une partie de leur succession à des parents plus éloignés ou à des amis.

Plus d’informations ICI


Cancers ORL : mal rampant méconnu

Appelés également cancers « tête et cou », il s’agit de cancers qui rassemblent toutes les tumeurs qui se développent dans les voies aérodigestives supérieures ou ORL (Oto-Rhino- Laryngologie). « Ce que moi j’appelle les cancers ORL, ce sont les cancers qui démarrent au début de la lèvre jusqu’à l’œsophage » nous explique J-P. Machiels. « C’est un groupe de tumeurs assez hétérogènes, car les plus fréquentes, c’est-à-dire 90% des cas, sont des cancers qui sont développés à partir des muqueuses de la cavité orale, du pharynx ou du larynx. » La sphère ORL regroupe différentes séries de cancers, comme les tumeurs des glandes salivaires ou des sinus, mais ce sont des tumeurs plus rares.

« On compte environ 2000 cas de carcinomes épidermoïdes (cancers développés au départ de la muqueuse) en Belgique par an. C’est une tumeur qui se présente souvent par des symptômes locaux. La sphère ORL est au carrefour de ce qu’il faut pour bien parler, bien manger et pour respirer. Ce sont là toutes des fonctions sociales importantes. Les tumeurs dans la bouche ou sur la peau peuvent se voir, il y a donc une notion esthétique importante », rajoute J-P. Machiels. « Quand on a une tumeur située au larynx, pharynx ou à la cavité orale, le taux de guérison est de plus ou moins 60%, si la tumeur est située localement (au-dessus des clavicules) Si les tumeurs sont localement avancées, c’est-à-dire qu’elles font plus de 4 centimètres, qu’elles envahissent les organes adjacents ou qu’il y a des ganglions, nous sommes plutôt à 50%. Pour les patients qui font des métastases, ou qui rechutent après le traitement, ce sont des patients qu’on ne va probablement pas guérir.»

Causes et symptômes

Il existe deux causes principales responsables de ce type de cancers en Belgique : l’alcool et le tabac. « Si vous buvez, vous avez un risque assez important de faire un cancer ORL, mais également si vous fumez. Si vous combinez les deux, alors là, c’est une vraie bombe atomique. Le risque est décuplé, » met en garde le chef du service d’oncologie médicale. « Il existe une autre cause de cancers ORL, qui est principalement située dans l’oropharynx (proche des amygdales et de la base de la langue), et qui peut être due aux virus HPV. Le traitement reste le même, mais le facteur de risque est différent. Il est lié à la fréquence des rapports sexuels, etc. Le pronostic est un petit peu meilleur quand c’est lié à l’HPV. »

Plusieurs symptômes peuvent vous alerter quant à un possible cancer ORL. Cela peut être la douleur, une masse, un saignement, un ulcère qui ne cicatrice pas, une mauvaise odeur dans la bouche ou encore une difficulté pour respirer ou déglutir.

Traitements actuels

En ce qui concerne les traitements pour la cavité orale, le larynx ou le pharynx, deux grands types de traitements peuvent guérir le patient : la chirurgie ou la radiothérapie. « On choisit en fonction du résultat fonctionnel qu’on peut obtenir. Par exemple, si vous avez une tumeur du larynx, et qu’on enlève le pharynx, le patient ne sait plus parler. Il sait vivre, mais pas parler. Par contre, si nous faisons une radiothérapie et qu’on préserve le larynx, le patient saura encore parler après l’opération. On décide donc en fonction de la position de la tumeur, du stade de celle-ci, et de l’expertise des centres, » indique J-P. Machiels. Toutefois, pour les maladies localement avancées, il arrive que les professionnels utilisent les deux modalités. Il arrive par exemple qu’on combine la radiothérapie à la chimiothérapie car celle-ci s’avère alors plus efficace.

Avancées et innovations En juin 2020, une étude australienne a étudié le 1er cas au monde de détection par un test salivaire d’un cancer du pharynx lié au papillomavirus. Les chercheurs ont recherché dans la salive de l’homme de 63 ans de l’ADN viral du HPV de type 16. L’homme s’était porté volontaire et avait accepté de se soumettre à des dosages d’ADN du HPV dans sa salive et ce durant 36 mois au total. « Si les techniques sont bonnes, on peut détecter un bon pourcentage de cas. Attention cependant, dans la salive, si la tumeur est localisée dans l’hypopharynx, le taux de réussite va être beaucoup plus faible, » précise J-P. Machiels.

« Nous étudions différents points de recherche importants. Premièrement, les chercheurs essaient de trouver une solution pour diminuer la toxicité des traitements et comment garder un bon état fonctionnel tout en la diminuant. Nous étudions également la caractérisation moléculaire de la maladie et l’immunothérapie, bien entendu »  ajoute-t-il.

Financement des recherches

« Comme ce n’est pas un cancer du sein, de la prostate ou du colon, cela intéresse moins malheureusement. Le Télévie subventionne mes projets de recherche sur les cancers ORL, » nous explique J-P. Machiels. Son équipe travaille actuellement sur deux projets Télévie. Le premier étudie la médecine personnalisée. « On pratique des biopsies de la tumeur des patients, et en fonction des anomalies génétiques observées, on en déduit le type d’altération fonctionnelle qui rend les cellules cancéreuses et on choisit le médicament qui vise à remédier à cette altération. On choisit donc le traitement en fonction de l’anomalie génétique constatée. » Le deuxième projet, a pour but de caractériser la maladie en fonction de ces biopsies et de mieux comprendre les succès et échecs de l’immunothérapie.

Manque de visibilité

Encore aujourd’hui, les cancers ORL sont mal connus dans la population, et J-P. Machiels déplore ce manque de visibilité : « Selon moi, il y a toute une prévention à faire, notamment vis-à-vis de l’alcool et du tabac. Je crois que la maladie étant mal connue, il y a peu d’intérêt de la part des médecins, et les gens ne consultent pas spontanément. Il faut absolument une meilleure conscientisation sur les méfaits de l’alcool, du tabac et des maladies sexuellement transmissibles. C’est crucial. »

Le cancer colorectal : mieux le dépister pour mieux le vaincre

Le cancer colorectal se développe sur la muqueuse interne de notre intestin et/ou de notre rectum, sous forme de polypes d’abord bénins (adénomes) qui se transforment ensuite très lentement (souvent au bout d’une dizaine d’années) en cancers. Dans la plupart des cas, c’est la partie terminale du côlon qui est touchée, d’où le nom colorectal On dénombre peu de symptômes particuliers aux premiers stades de la maladie, d’où l’importance d’un dépistage : on fera néanmoins attention à d’éventuelles traces de sang dans les selles, à un changement persistant de leur rythme, à un amaigrissement inexpliqué ou encore à des maux de ventre persistants. 

Les progrès de la recherche

Ce type de cancer est-il causé par notre alimentation (trop de viandes rouges, trop de graisses animales, pas assez de fibres) ? Pour le Professeur Marc Van den Eynde, chef de clinique associé aux Cliniques universitaires Saint-Luc, à Woluwé, et dont les travaux de recherche sont soutenus par le Télévie  « ce n’est pas prouvé ! On parlera plutôt dans ce cas de facteur associé au cancer colorectal. Ce n’est pas comme pour le tabac et le cancer du poumon, où le facteur risque est clairement établi.

Les deux vrais éléments à tenir en compte sont l’âge (plus de 50 ans) et l’hérédité. Dans 25 % des cas, ce cancer trouve ses origines dans notre historique familial. Si l’un de vos proches (parents, frère ou soeur) a souffert de polypes ou d’un cancer colorectal et que vous n’avez pas 50 ans, vous avez tout intérêt à vous faire dépister dès l’âge de 40 ans ». 

L’analyse des gènes des tumeurs colorectales permet de prédire leur évolution ou leur réponse à certains traitements. Les progrès de la recherche ont ainsi permis ces dernières années de mieux stratifier les cancers colorectaux. « Quatre ou cinq sous-groupes de ces adénocarcinomes du côlon ont pu être établis, grâce à l’analyse génétique des tumeurs. Cela permet de mieux personnaliser chaque traitement (chimiothérapie, immunothérapie, thérapie ciblée) en fonction du type de cancer colorectal dont souffre le patient, explique encore le Professeur Marc Van den Eynde. Il y a dix ou quinze ans, on soignait encore tous les cancers colorectaux de la même manière ! L’immunothérapie peut s’appliquer contre un marqueur tumoral connu HER2 (stimulateur de la croissance tumorale)  ou inconnu (On libère les freins des cellules immunitaires et on facilite leur entrée dans le milieu tumoral).

Les promesses de la recherche sont énormes !

En revanche, l’arsenal thérapeutique chimiothérapique a peu évolué par rapport à il y a 15 ans. Les médicaments restent les mêmes dans 90 % des cas. Mais on adapte mieux ces molécules aux sous-groupes définis plus récemment. Donc, les résultats sont quand-même meilleurs ». 

Un impact visible

Grâce aux progrès de la médecine, le nombre de cancers du côlon diminue d’année en année ! De 9715 cas en Belgique en 2014, on est passé à 7860 en 2018. 55% des cas sont constatés chez les hommes. « Tous stades confondus, les chances de survie relative à 5 ans sont aujourd’hui de 72 %, mais de 20% seulement au stade IV, d’où l’importance d’une détection précoce », précise Julie Francart, directrice au Registre du Cancer. « Si par contre, explique Marc Van den Eynde, le cancer est détecté à un  stade précoce, les chances de guérison à 5 ans sont de 90 % ». D’où l’importance du dépistage.

Or, on est encore loin du taux de dépistage souhaité au sein des 50-74 ans. Le test n’est pratiqué que par 11% de la population bruxelloise, et 18 % de la population wallonne, contre plus de 50 % en Flandre. Ce pourcentage devrait idéalement avoisiner les 60 % !

Comment procéder ?

Si vous avez entre 50 et 74 ans, vous êtes censé(e) avoir reçu au moins une fois chez vous un courrier vous invitant à vous procurer un kit de dépistage. Votre médecin généraliste vous le fournira gratuitement lors d’une consultation.

Ce test consiste à prélever vos selles et à les envoyer par la poste dans un laboratoire qui les analysera. Très fiable, ce test immunologique permet de détecter des traces de sang dans vos selles. Dans 97 % des cas, il s’avère négatif. Dans le cas contraire, une colonoscopie est alors pratiquée. Elle permet de trouver d’éventuelles lésions ou polypes qu’il vaut mieux ôter. Si un cancer est diagnostiqué, sa prise en charge sera ainsi plus rapide, et ses chances de guérison accrues. Ce test de dépistage doit être répété tous les deux ans, étant donné la lente évolution du cancer du côlon.

Comment réduire le risque de ce type de cancer ?

Une seule consigne pour le Professeur Marc Van den Eynde : « faites le dépistage tous les deux ans ! C’est le meilleur moyen de réduire le risque. Et ce même si vous ne ressentez rien. Le cancer du côlon est un tueur silencieux. Si vous avez des symptômes, c’est déjà tard ! ».

Et si vous voulez mettre tous les atouts de votre côté, précise le Docteur Anne Boucquiau, directrice médicale de la Fondation contre le Cancer, veillez à adopter une alimentation saine :  augmentez votre consommation de fibres (légumes verts, légumes secs, céréales peu transformées), consommez davantage de laitages.

Evitez le plus possible l’alcool et le tabac. L’association des deux multiplie par 8,6 le risque de cancer colorectal ! Limitez au maximum votre excédent de poids. Enfin, augmentez votre activité physique : c’est prouvé : elle diminue de 18 à 29 % les risques de cancer du côlon.  

Achetez votre maillot « Cyclos du cœur »

Depuis 13 ans déjà, les cyclistes se mobilisent avec passion pour venir en aide au Télévie. Cette année encore, ils sont toujours présents et plus que jamais déterminés à apporter leur soutien, malgré la situation actuelle, ils ne lâchent rien et ne cessent de se réinventer.

En 2019, Jean-Michel Zecca et 256 cyclistes s’étaient engagés dans l’ascension du Mont Ventoux avec pour objectif de récolter des fonds pour le FNRS. Ce fut vraiment un moment fort pour les cyclos où bon nombre de personnes étaient venues y participer, avec pour la plupart des histoires très touchantes. « Pour certains, cette ascension du Ventoux était vraiment une espèce de pèlerinage durant lequel ils ont pu sortir leurs émotions, il y a eu pas mal de larmes au sommet du Ventoux et cela a été très émouvant. » nous raconte Marc Duthoo, Responsable des partenariats chez RTL Belgium.

D’ailleurs, cet évènement marquant a donné naissance aux Cyclos du Cœur ,«L’idée était de réunir en une communauté unique tous les cyclistes qui se mobilisaient pour une seule et même cause, le Télévie » poursuit Marc.

Cette année encore, ils prouvent leur engagement et investissement sans faille en trouvant des alternatives pour soutenir le Télévie malgré l’interdiction de tous grands rassemblements. Il ne leur a malheureusement pas été possible d’organiser la montée du Galibier qu’ils ont d’ailleurs décidé de reporter à l’année prochaine. Pour les intéressé(e)s, elle aura lieu du 17 au 20 juin 2022 au Club Med de Serre-Chevalier. Notez bien la date dans votre agenda, cet évènement est à ne pas manquer! D’autres initiatives ont été lancées dans le même esprit cyclo, parmi celles-ci, ils ont notamment décidé de mettre en vente 500 maillots exclusifs aux couleurs des Cyclos du Cœur.

En le portant, vous montrerez fièrement que vous faites partie de cette extraordinaire communauté composée actuellement de près de 1000 membres. Bon à savoir, la communauté des Cyclos est informée en priorité des activités organisées via la newsletter des Cyclos du Cœur (ou la page Facebook des Cyclos du Cœur) et bénéficie de certaines réductions sur les différentes organisations des Cyclos du Cœur.

Le prix : 60€

Clôture des commandes, le 19 avril !

Vous êtes intéressé(e) ? Cliquez ICI pour le commander en ligne.

Ce qui fait avant tout la force de ce mouvement, ce sont tous les cyclos qui décident d’y participer. N’hésitez donc pas à rejoindre cette belle communauté de personnes passionnées et engagées au service du Télévie. N’hésitez pas non plus à rejoindre le groupe Facebook des cyclos du Cœur.

Vous souhaitez rouler aux couleurs complètes du Télévie ? Pas de soucis, grâce à BIORACER, notre partenaire, toute une gamme d’accessoires (cuissard, maillot manches longues, casquette, gants, manchons, collant long, etc…. ) sera également bientôt disponible et en plus, la bonne nouvelle…,  BIORACER s’engage à verser 10% du prix de vente au Télévie.. Le lien et plus d’infos un peu plus tard !

25 ans d’écart

Alice a 30 ans. Elle est influenceuse. Sur Instagram, une communauté de 2.300 followers, patients ou non, suivent les péripéties de cette « Cancer survivor ». C’est dire si la maladie fait partie intégrante de son identité.
« Pour surmonter cette épreuve, à 28 ans, j’ai eu besoin de créer du lien », explique Alice, « de parler avec des personnes qui vivaient la même chose que moi et de véhiculer une image positive de la “fille qui a un cancer”. J’ai parlé de toutes les étapes de la vie avec ”Crabby“, même des aspects compliqués à gérer : l’aplasie, les allers-retours aux urgences, etc. ». C’est là une des principales différences avec Sarah, 45 ans. Son cancer, quand elle avait 19 ans, elle voulait absolument « qu’il ne se voie pas ». « Je me maquillais pour cacher mon teint pâle : il était fondamental pour moi de camoufler la maladie afin qu’on ne me prenne pas en pitié. »

Concrètement, là où l’une tient farouchement à contrer la perte de ses cheveux (« je portais un casque de glace pendant chaque séance de chimiothérapie, c’était affreusement douloureux mais la seule façon, me disait-on, de garder ce qui restait de ma féminité », détaille Sarah), l’autre devance les effets secondaires, se rase la tête et exhibe fièrement son crâne chauve. « Je préférais assumer complètement le fait d’être malade, je ne voulais pas faire semblant que tout allait bien », raconte Alice.


Soigner la maladie, pas la personne
C’est une question d’époque : Sarah n’avait pas Internet pour s’informer, pas de réseaux sociaux pour échanger, pas de conseillère en image pour la coacher, pas de psy pour la soutenir, pas de thérapies alternatives pour la renforcer. « Il s’agissait alors de soigner la maladie, pas la personne », résume-t-elle. « Aucune attention n’était encore portée au bien-être du patient. On se retrouvait donc seul avec ce diagnostic qui sonnait comme une sentence de mort. Car pour moi, un cancer, c’était la fin, et le médecin ne me contredisait pas. Il m’a annoncé le protocole, sans vraiment l’expliquer. Quand il m’a parlé de chimiothérapie, je me suis imaginée enfermée dans une grande machine. Je ne savais pas du tout qu’il s’agissait d’un traitement administré par voie intraveineuse. Mais ce qui m’a véritablement brisée, c’est l’annonce que la chimio allait me rendre stérile. Un ”effet secondaire“ inévitable… », confie Sarah, qui, cinq ans plus tard, a pourtant donné naissance à sa première petite fille. « Comme quoi, il ne faut jamais perdre espoir… »
Alice, elle, savait presque tout avant de commencer son parcours de soins. Elle avait fouillé le net et pris des avis partout. Elle n’avait pas peur. « J’ai pu poser toutes les questions au médecin, qui m’a d’emblée annoncé un taux de guérison de 95%. Il m’a expliqué chaque étape du protocole. J’ai également eu le choix entre deux traitements, dont un qui préservait ma fertilité, avec la possibilité de faire prélever mes ovocytes. » Alice a pu parler, être entendue et trouver du renfort près de l’homéopathie, la méditation et le reiki.


Briser le tabou
Les options thérapeutiques ont donc évolué et, parallèlement, le regard posé sur la maladie s’est transformé au cours des deux dernières décennies. Le Télévie n’y est pas pour rien, assurent les deux anciennes patientes. « Des opérations comme celles-ci ont le mérite de briser le tabou du cancer, d’aider les gens à assumer et donc à vivre plus facilement ces périodes douloureuses », analyse Sarah.
« À mon époque, on n’en parlait même pas à la maison, ni avec mes parents, ni avec mes frères ». Le cancer était alors aussi effrayant que mal connu. « Un jour, en classe, j’ai demandé à une autre étudiante si je pouvais boire dans sa cannette », se souvient Sarah. « Elle a refusé, craignant que mon cancer soit contagieux. »
Aujourd’hui, le public, les patients et leurs proches sont mieux informés et mieux encadrés. « La diffusion d’images a permis que le physique des malades soit accepté. Un crâne chauve ne choque plus », relève Sarah.
Mais il faut continuer à briser les mythes et les tabous. Au-delà de leurs différences, Alice et Sarah se découvrent ici un point commun : elles se sentent investies d’une mission d’entraide et de communication. « Ça ne nous est pas tombé dessus par hasard »,affirment-elles ensemble, « à nous de diffuser une belle énergie et d’encourager les personnes qui débutent leur traitement ». Mission accomplie avec la vidéo de leur témoignage : allez la voir sur les réseaux sociaux et le site du Télévie.
Céline Rase

Se réinventer pour le Télévie

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Nos conseils pour une activité réussie

  • N’ayez pas peur de vous lancer. Vous participerez à la lutte contre le cancer tout en sortant de votre zone de confort, que demandez de plus ? Alors, n’hésitez pas et foncez.
  • Partagez votre activité via les réseaux sociaux, c’est un excellent moyen de la faire connaître et de réunir un maximum de personnes.
  • Appliquez les gestes barrières et n’hésitez pas non plus à apporter du gel hydroalcoolique, de manière à assurer la sécurité de tous.
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La transe : nouvel outil thérapeutique ?

Les chercheuses issues du CHU de Liège et du Giga-Consciousness ont lancé une étude clinique qui a pour but d’étudier une nouvelle méthode : la transe cognitive. Cette idée de s’interroger sur les effets que pouvait avoir l’apprentissage de cette transe chez les patients en oncologie est née en 2017, suite à la rencontre entre Audrey Vanhaudenhuyse et Corine Sombrun, ethnomusicologue.

« Lors de mes études de psychologie, je me suis très tôt intéressée aux sciences cognitives. J’ai rencontré Corine Sombrun, une Française formée en Mongolie aux pratiques de la transe chamanique et je me suis intéressée à la transe cognitive qui, comme l’hypnose, est un état de conscience modifiée », explique Audrey Vanhaudenhuyse. Olivia Gosseries a quant à elle étudié la neuropsychologie. C’est après un séjour dans un centre de neuro-réadaptation à Montréal qu’elle s’est intéressée au coma et a par la suite rejoint le Coma Science Group.

 « Au départ, on parlait de transe chamanique, mais Corine Sombrun s’est vite rendu compte que l’accès à la transe était un potentiel cognitif et qu’une majorité d’entre nous avait la capacité d’y accéder. Elle a donc préféré changer de nom et parler de ‘transe cognitive’. Ce terme est débattu parce que la transe est basée sur le mouvement, les sons et l’expression corporelle », ajoute OliviaGosseries.

Le projet

Au début de l’année, l’équipe, épaulée également de Charlotte Grégoire, psychologue clinicienne, a donc débuté une étude pour comparer les effets que pouvait avoir l’apprentissage de la transe sur les douleurs, l’anxiété, la fatigue, le sommeil et la dépression à ceux induits par la pratique de l’autohypnose chez des patients ayant eu un cancer.

« L’hypnose donne de très bons résultats chez ces patients et permet d’améliorer la gestion émotionnelle en diminuant l’anxiété et la dépression, elle améliore les troubles du sommeil, diminue la douleur et permet de lutter contre les problèmes de mémoire et de concentration », explique Audrey Vanhaudenhuyse.

« L’objectif est de voir si la transe cognitive peut produire des effets similaires. On va mesurer le vécu subjectif mais aussi l’activité cérébrale », ajoute Olivia Gosseries.

Déroulement de l’étude

L’équipe recherche 120 volontaires ayant eu un cancer, qui ont terminé leurs différents traitements depuis moins d’un an et qui ne souffrent pas de comorbidités psychiatriques importantes.

Dans un premier temps, les participants seront formés à la transe ou à l’hypnose. Les workshops se font durant deux jours, en deux fois, à deux semaines d’intervalle.

 « Corine Sombrun a créé avec l’aide d’un chercheur des boucles de sons sous forme d’objets numériques élaborés pour induire une transe. Elle a mis au point un protocole pour apprendre aux gens à auto-induire une transe : couché, on écoute ces boucles de sons et on se laisse aller. Le but est que chacun puisse le faire chez soi », souligne Olivia Gosseries.

En ce qui concerne l’évaluation des sujets, les données récoltées concernent trois axes : les symptômes liés au cancer et à la qualité de vie, les variables phénoménologiques (vécu du sujet lorsqu’il est sous hypnose/en transe), et neurophysiologiques (fonctionnement du cerveau dans ces états-là).

Cette technique, non médicamenteuse, n’a encore jamais été étudiée de manière clinique. Les recherches ne sont qu’à leurs débuts, et les chercheuses envisagent des projets supplémentaires sur les douleurs aiguës et chroniques.

Le soutien de la Fondation contre le cancer et du Télévie est une preuve qu’il y a une curiosité, et aussi qu’il y a de la confiance dans nos équipes de chercheurs et dans la qualité de leur travail », termine AudreyVanhaudenhuyse.

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