Première mondiale: des chercheurs belges découvrent l’efficacité de la molécule MitoQ contre le cancer du sein

Des chercheurs de l’UCLouvain ont découvert qu’un médicament déjà existant, la molécule MitoQ, utilisée pour d’autres maladies, permet en fait d’éviter dans 80% des cas l’apparition des métastases dans le cancer du sein, ainsi que la rechute pour ce type de cancer.

C’est un pas de géant dans la lutte contre le cancer du sein. Le professeur Sonveaux et son équipe ont découvert que le MitoQ, un médicament développé pour d’autres maladies, permet dans 80% des cas d’éviter l’apparition de métastases dans le cancer du sein triple négatif. Il permet aussi d’éviter les rechutes locales dans 75% des cas. Puisqu’il existe déjà, ce médicament représente un gain de temps considérable et un véritable espoir pour les patients.

« Au jour d’aujourd’hui, il n’y a aucun traitement précis capable d’empêcher les métastases et ces fameux rechutes, donc le pas de géant qu’on vient de faire, c’est d’identifier un traitement qui est déjà un médicament. Donc ce n’est pas à une molécule de laboratoire d’un savant fou mais un vrai médicament qui est capable d’avoir les deux activités en même temps : empêcher les métastases et la rechute des cancers », explique Pierre Sonveaux, chercheur FNRS à l’institut de recherche expérimentale et clinique UCLouvain.

Pour y parvenir, les chercheurs de l’UC Louvain ont administré le MitoQ à des souris porteuses de cancer du sein humain. Ils s’apprêtent maintenant à débuter la phase II sur des patientes cancéreuses. Si l’essai clinique s’avère concluant le MitoQ pourrait être repris par simple voie orale d’ici sept à huit ans.

« La phase II est prévue ici aux cliniques universitaires Saint-Luc et mon équipe à l’UC Louvain y participera. Il s’agit d’un tout petit essai où 20 patientes porteuses d’un cancer du sein triple négatif seront traitées de façon classique, plus la molécule de MitoQ », explique Pierre Sonveaux.

Le médicament a d’abord été testé pour le cancer du sein triple négatif qui touche mille nouvelles patients chaque année. Cancer pour lequel la moitié des patientes développent des récidives locales et des métastases. Les chercheurs de l’UC Louvain envisagent déjà de le tester sur des patients souffrant d’autres types de cancers comme celui du pancréas ou de la prostate.

Crédits: RTL INFO

Florent Pagny, courageux, malgré sa maladie, se bat aussi pour les autres 

Depuis le mois de janvier, le chanteur français Florent Pagny livre un combat contre un cancer du poumon. Il avait annoncé à ses fans via Instagram qu’il devait, à regret, annuler sa tournée pour donner la priorité à sa santé. 

Alors qu’il suit actuellement un traitement, le chanteur est apparu ce mardi soir à un concert de solidarité retransmis sur France 2 dans le but de récolter des fonds pour le peuple ukrainien, dont le territoire est actuellement envahi par la Russie.

Les téléspectateurs ont pu voir un Florent Pagny métamorphosé: il est apparu sans cheveux.

Plusieurs personnes ont salué son courage de se produire sur scène en combattant ce cancer mais aussi ce changement de look, qui est un effet secondaire connu des traitements contre le cancer.

« Florent Pagny sans cheveux, je n’étais pas prête », a écrit une fan sur Twitter. « Cela me brise le coeur de voir Florent Pagny sans cheveux », a écrit Maud. 

Un seul mot revenait après cette prestation télévisée du coach de The Voice: « frissons ».

Crédits: RTL INFO

Valentine : savourer le moment sportif

Valentine Grandjean est la marraine de la 12e jogging-marche Allan Sport Télévie qui aura lieu ce dimanche 13 mars. Pour la jeune femme de 26 ans amputée suite à un ostéosarcome, le sport a joué un rôle essentiel dans l’épreuve de la maladie et du handicap.

Au début, ce n’était rien. Des douleurs ponctuelles dans le pied. Pas de quoi inquiéter la jeune Namuroise, Valentine, alors étudiante pour devenir assistante sociale. Mais les douleurs persistent : on lui diagnostique une entorse, on la plâtre, sans bien comprendre ce qui se passe. Des examens plus approfondis finissent par révéler que Valentine souffre d’un ostéosarcome, un cancer des os qui touche généralement les jeunes entre 10 et 20 ans. Valentine en a alors 21. « Comme c’est un cancer pédiatrique, on a un peu tâtonné avant de trouver ce que j’avais », raconte-t-elle aujourd’hui. L’ostéosarcome étant une tumeur particulièrement agressive, Valentine entre rapidement en traitement : chimio, radiothérapie et bientôt une greffe osseuse, en décembre 2018. « La greffe s’est infectée. Soit je me faisais à nouveau opérer – mais cela n’avait que 5% de chances de réussir –, soit je me faisais amputer. J’avais 24 heures pour décider. »

Des possibilités insoupçonnées

Après son amputation, Valentine est démoralisée. Comment ne pas l’être après ces chocs successifs, au moment où la vie d’adulte se profilait ? « Une des premières choses auxquelles j’ai pensé, c’est que je ne pourrais plus jamais mettre de jupe », explique la jeune femme, adepte du shopping et des sorties entre amis. Joueuse de tennis en interclubs, Valentine pense aussi naturellement qu’elle ne pourra plus jamais monter sur un terrain. « Moi, à la base, il ne fallait pas me parler de handicap. Je ne connaissais rien à ce monde-là. Personne qui ait été gravement malade ou non-valide dans mon entourage… Et puis j’ai rencontré le fondateur de l’asbl Let’s go, lui-même amputé. D’abord, ce que j’ai vu… c’est que ça ne se voyait pas : en pantalon, on ne pouvait pas dire qu’il avait une prothèse. » Valentine accepte de jouer une partie de ping-pong avec lui et commence peu à peu à entrevoir de nouvelles possibilités. « J’ai commencé à courir avec Let’s go, qui organise des entraînements réunissant valides et non valides. C’est ça qui m’a plu : l’aspect inclusif, qui me permet aussi de m’entraîner avec mes amis valides. »

Se sentir vivant

Aujourd’hui, Valentine en est sûre : le sport a joué un rôle essentiel pour surmonter l’épreuve de la maladie et de l’amputation.  « Sans cette rencontre, je serais encore probablement dans ma chaise ! Pratiquer un sport, ça nous fait sentir qu’on est quelqu’un de normal. Ça permet de se sentir vivant, de se lancer des défis, de faire des nouvelles rencontres. Et d’une certaine manière, parce qu’on sait tout ce que ça représente, on savoure beaucoup plus le moment sportif qu’avant. » Une aide majeure qui a aussi un coût : une prothèse de course – distincte de la prothèse de marche que Valentine porte habituellement – coûte entre 10 000 et 15 000 euros, comme les autres prothèses sportives permettant par exemple de faire du vélo. « Sans l’association Let’s go qui l’a financée, je n’aurais jamais pu me mettre à la course… »
Si Valentine a dû interrompre ses études après son cancer, elle travaille aujourd’hui dans un cabinet ministériel, où elle est en charge des infrastructures sportives. La jeune femme s’est aussi remise au shopping et continue à voir ses amis et à voyager. « Bien sûr, tout reste plus compliqué, raconte-t-elle. Quand je pars en voyage, non seulement je dois prendre ma prothèse de course dans ma valise si je veux courir, mais en plus ma prothèse de marche sonne quand je passe au détecteur de métaux… et donc je dois l’enlever devant tout le monde… » Autant d’obstacles au quotidien que les valides n’imaginent même pas ! « L’insouciance, on la perd de toute manière avec la maladie, résume Valentine. On est confronté d’un coup à plein de tabous : la maladie, la mort, et toutes les autres choses comme la perte de cheveux, les perruques… Donc c’est important, notamment à travers ce jogging-marche de savoir et de montrer qu’on n’est pas seul, qu’il y a une cohésion, que ça touche plein de gens. Se montrer, c’est aussi participer à rendre la chose ‘normale’. Les enfants qui m’ont toujours connue avec une prothèse ne la remarquent même pas ! »

Infos 12ème jogging marche Allan Sport Télévie

Départ et arrivée : Avenue Brassine à Rhode-Saint-Genèse à 10h00.

Pour les joggeurs, un parcours de 7 ou 12 km dans la forêt de Soignes. Jogging par groupes guidés par des meneurs d’allure à des vitesses comprises entre 9 km/h et 15 km/h, au choix des participants.

Pour les marcheurs, magnifique circuit de 7 km ou 12 km dans la même région.

Avec la participation de Richard Ruben, Valentine Grandjean et Pierre Sonveaux

Pour plus d’infos: http://www.challengeallansport.be/jogging-et-marche/

POL WOTQUENNE : QUAND LE MEDECIN EST ATTEINT PAR LE CANCER…

Etre médecin et subir à deux reprises un cancer : c’est le parcours peu banal vécu par le Liégeois Pol Wotquenne, qui travaille aux urgences du CHU du Sart-Tilman, et qui est âgé aujourd’hui de 67 ans. 

Tout commence en 2008. Pol a 54 ans, quand sa prise de sang annuelle révèle un taux d’antigène prostatique spécifique (PSA) anormalement élevé. C’est l’un des signaux d’alerte pour suspecter un cancer de la prostate. « Je finis par détecter le monstre 18 mois plus tard. Un adénocarcinome de la prostate ». Pol choisit alors de se faire opérer à Alost par Alex Mottrie, le « pape » de la technique robotisée pour ce type d’interventions. Le médecin liégeois s’en sort sans trop de séquelles. « Je n’ai pas eu besoin de traitement complémentaire. Je m’estime grandement chanceux, mais j’ai toujours axé ma vie sur la prévention. C’est grâce à cela que je suis toujours là aujourd’hui. Je conseille à chaque homme à partir de 50 ans de faire tester son taux de PSA ». 

Nouvelle attaque du cancer 

Trois ans plus tard, pendant les vacances, Pol se sent anormalement fatigué. «Je me dis : ça y est, je fais sans doute une mononucléose, ou un problème viral ! Je vais voir un confrère infectiologue à l’hôpital de la Citadelle à Liège. Et en constatant les résultats de la prise de sang ; il me dit : tu as une leucémie lymphoïde chronique ! ». A son âge, moins de 60 ans, ce genre de leucémie évolue très vite. Et les traitements aussi : « j’ai eu de la chimiothérapie, et puis de l’immunothérapie. Avec beaucoup d’effets secondaires qu’il faut apprendre à gérer. Avec des hauts et des bas depuis 11 ans. « Fin août de cette année, je me suis même dit : si on ne fait rien, je serai mort dans trois mois. En septembre, j’ai été placé sous « Venetoclax », et depuis lors je vis une véritable renaissance. J’étais essoufflé, anémique. J’étais mourant. Et grâce à ce traitement, les paramètres hématologiques se sont normalisés. Chaque jour, je me lève, je vois le ciel et je me dis : quelle chance ! ». 

Depuis peu, cet interniste aux multiples casquettes a pu reprendre une activité professionnelle plus soutenue. Il s’occupe de former les futurs médecins via des ateliers lors desquels il peut leur transmettre son expérience. « Et je vaccine la troisième dose contre la Covid au personnel hospitalier ! », tient-il à préciser. Se sentir utile, c’est l’un de ses crédos. 

Quels conseils ? 

Face à la maladie qui frappe les personnes atteintes d’un cancer, Pol Wotquenne se veut résolument optimiste.  « Je dirais à ces malades de garder espoir dans la médecine. Quand je vois la rapidité avec laquelle les connaissances évoluent ! Par ailleurs, essayez de mener une vie saine : abstenez-vous de fumer, de boire, de manger des aliments toxiques. Vous résisterez mieux aux traitements parce que votre organisme sera prêt. Depuis mon enfance, j’ai toujours vécu dans d’excellentes conditions. Pas de tabac, pas d’alcool, beaucoup de sport, je mange bio : ça ne m’a pas empêché de me taper deux cancers. Mais comme je m’en désolais auprès d’un collègue urologue, il m’a répondu ceci : si tu n’avais pas vécu aussi sainement, tu serais peut-être déjà mort ! Autre conseil : il faut continuer à rester actif, le plus possible, mais aussi il faut vous renseigner sur le traitement qu’on vous administre. S’intéresser à votre traitement, savoir ce qu’on vous fait entraînera chez beaucoup d’entre vous une meilleure adhésion à votre traitement. »

L’empathie, une attitude essentielle

Pol Wotquenne en est convaincu : la prise en charge des patients passe aussi par un meilleur accompagnement psychologique.  « Le personnel médical dans son ensemble doit faire un effort en termes d’empathie. Je me suis occupé de patients qui avaient la même maladie que moi. Et après avoir instauré un dialogue avec certains d’entre eux, je leur disais : j’ai eu la même chose que vous, et voilà, j’en suis sorti ! Je voulais leur donner de l’espoir. En oncologie, les infirmières, ce sont des saintes ! Le dévouement du personnel médical et paramédical est extraordinaire, mais on pourrait encore faire mieux notamment au niveau psychologique.»

Rester optimiste pour l’avenir

Toujours en traitement aujourd’hui, le médecin liégeois tient à voir l’avenir avec sérénité. « Je suis passé en arythmie cardiaque à la suite d’un traitement précédent. C’est une arythmie consacrée. Je suis donc sous anticoagulant jusqu’à la fin de mes jours. 

Mon traitement actuel doit durer deux ans. C’est quatre comprimés par jour que je prends à midi. Et à terme, on me dit qu’il y a un espoir de guérison. Moi, je parlerais plutôt de rémission. Mais je ne suis pas spécialement inquiet. J’ai confiance dans la médecine.

On m’a souvent dit : profites-en, profite de la vie ! Mais ma vie n’a pas changé avec la maladie. Elle me plaît comme ça. Profiter de la vie, c’est être intégré dans un milieu social, admirer la nature ! Ce n’est pas acheter des grosses voitures ou voyager à l’autre bout du monde ! ». 

Le Télévie : une solidarité toujours nécessaire

Quand on lui enfin parle du Télévie, le médecin liégeois ne peut que regretter qu’une telle opération caritative soit aujourd’hui encore indispensable au développement de la recherche médicale dans notre pays. On le sait, le combat contre le cancer avance, mais il est long et n’est pas terminé. Il ne faut rien lâcher et, comme le dit, le slogan du Télévie, il faut continuer à tout donner.

D.H.

« A table ! 2 » : vos personnalités préférées remettent le couvert !

Moment gourmand entre tous, les fêtes sont aussi l’occasion de glisser de beaux livres sous le sapin. Et pourquoi pas combiner ces deux plaisirs en offrant (ou en s’offrant) un livre de recettes concocté par une pétillante brochette de personnalités ?

Après le succès du tome 1, voici le tome 2 de « A Table ! », un condensé de saveurs et de moments de complicité avec les animateurs de RTL et Bel RTL et d’autres personnalités liées au Télévie.

Avec 20 nouvelles recettes de cuisine réalisées sous l’œil avisé et généreux du chef étoilé Yves Mattagne, il y en a pour tous les goûts, depuis le « Pain de viande au lard et chicons confits » de Maria del Rio et de l’équipe du « Good Morning » de Radio Contact aux « Boulets sauce lapin » de la Liégeoise Sandrine Corman, en passant par le « Poulet à l’estragon » de Typh Barrow et les « Galettes de brocoli, sauce yoghourt et tomates » d’Olivier Schoonejans. De quoi faire aimer les légumes aux petits, revisiter les traditions, retomber en enfance ou s’essayer à la grande vie. Simplicité ou raffinement, tous les palais et toutes les humeurs du jour seront comblés. 

Alors que cuisiner est plus que jamais devenu un moment de réconfort, de partage et de créativité, il est temps d’ajouter à votre bibliothèque culinaire ce bel objet, conçu pour vous accompagner dans vos aventures aux fourneaux, grâce à ses pages de notes, à ses photos alléchantes et à sa mise en page vitaminée. 

Retrouvez ce livre vendu au profit du Télévie sur notre webshop ainsi que dans toutes les librairies Club.

Anne Van den Broeke : haro sur le virus de la leucémie !

La professeure Anne Van den Broeke travaille à l’Institut Jules Bordet ainsi qu’à l’Institut de recherche Giga de l’ULiège.  Elle a accepté pour nous de faire le point sur ses recherches en matière de cancer, entre recherche fondamentale et avancées pratiques dérivées du monde animal.  

Les travaux d’Anne Van den Broeke, financés en partie par le Télévie, portent sur la leucémie à cellules T de l’adulte, ou leucémie ATLL : une forme rare de leucémie qui se développe à cause d’un virus. Les individus qui en sont infectés peuvent l’être durant des dizaines d’années sans développer de symptômes.  « A un moment donné, précise la professeure, l’une des cellules infectées par le virus va se développer, proliférer, devenir très agressive et infecter les autres cellules. Pour l’instant, on ne connaît pas de traitement efficace contre cette prolifération ». 

Du Japon aux Caraïbes 

Chez l’homme, cette leucémie est surtout endémique. « Elle se retrouve dans certaines régions du globe, comme le Japon, les îles Caraïbes, la Roumanie, ou la Grande-Bretagne. Mais avec la mondialisation, elle peut voyager partout ». Le virus peut se transmettre de la mère à l’enfant par le lait maternel. « Au Japon, on demande donc aux mères infectées qui viennent d’accoucher de ne pas allaiter leur enfant. Par contre, dans les Caraïbes, l’allaitement fait partie des coutumes bien ancrées. Il est donc extrêmement difficile de convaincre les mères de famille ». Le virus ne faisant pas l’objet d’une détection systématique, on pense que la population infectée dans le monde est fortement sous-estimée. En Belgique, on ne recense que quelques cas par an. En France, on en compte beaucoup plus.    

De l’animal à l’être humain

Vétérinaire de formation, la Professeure a choisi d’étudier cette leucémie en se basant notamment sur les animaux. « Je m’intéresse aux moutons, qui sont infectés par un virus très ressemblant. On peut l’étudier avant qu’il ne se déclenche dans l’organisme, contrairement à l’être humain. Chez le mouton, on peut décortiquer de façon beaucoup plus précise les étapes précoces de la leucémie. Plutôt que de prendre un échantillon de sang de l’animal, on parvient à trier les cellules et à retrouver celle qui a donné lieu à la tumeur »

Coopération internationale 

La collaboration avec les autres pays est essentielle dans ce processus de recherche. « Nous travaillons avec les Canadiens qui ont d’excellentes infrastructures pour ces animaux ». En tant que vétérinaire, Anne Van den Broeke étudie la présence de ces leucémies chez la vache ou le mouton suite à une conférence d’Arsène Burny, à laquelle elle a assisté. Ces maladies, on s’en préoccupe très peu chez ce genre d’animaux. La chercheuse a alors fait une thèse de doctorat à ce sujet dans le laboratoire du « père » du Télévie. « Ces recherches sur les animaux m’ont permis de voir le virus sous un autre angle ». 

Une avancée importante  

Les Japonais sont affectés depuis longtemps par ce virus. Ils ont donc récolté de nombreuses données auprès de leurs patients infectés asymptomatiques. « Ces patients ont appris suite à un test à l’hôpital qu’ils étaient infectés, ou parce qu’un membre de leur famille a développé une tumeur ». L’étude japonaise a démarré en 2002. « Chaque année les patients en question vont voir le médecin. Et on regarde chez ceux qui ont développé la leucémie s’il existe un marqueur qui permet de dire aux autres (qui n’ont pas ce marqueur) : « OK, vous êtes infecté, mais vous ne courez pas de risque de développer la leucémie ».  Le séquençage à haut débit en cellule unique que nous avons développé grâce à nos recherches permet d’arriver à ces conclusions. On a un désormais un marqueur de risque de développer la maladie Environ 20% des patients infectés ne développeront pas la leucémie. On peut donc désormais les rassurer à ce sujet. Jusqu’ici ni le malade, ni les médecins n’avaient d’idée sur le risque de développer la leucémie ».  

Un virus menaçant pour le génome humain

Le virus de la leucémie à cellules T s’insère dans notre génome, dans notre ADN. « Une fois dans la cellule, il n’en sort plus et il se propage avec la cellule dans le matériel génétique. Une des techniques que nous avons mises au point permet de trouver exactement l’endroit du génome où le virus s’insère. C’est important car le virus va perturber des gènes humains dans le voisinage de ce point d’entrée. Cela nous aide à aussi à comprendre les mécanismes non liés à un virus, mais bien à une perturbation locale du génome humain. Le virus nous sert donc d’outil pour faire aussi de la recherche fondamentale »

Comme tous les chercheurs dont les travaux sont financés par le Télévie, Anne Van den Broeke ne sous-estime pas l’apport de l’opération à la recherche contre le cancer. « Sans le Télévie, on n’aurait pas pu aller aussi loin dans nos travaux. Nos étudiants, nos post-docs sont essentiellement payés par le Télévie. Et sans eux, sans ces gens motivés, on n’y serait pas arrivé ». 

Perspectives d’avenir

Les travaux du Professeur Van den Broeke et de son équipe sont loin d’être achevés. Mais elle se veut optimiste pour la suite de ses recherches. « Le séquençage à haut débit en cellule unique va permettre à terme de retourner en arrière chez les animaux qui ont développé une tumeur, et d’essayer de comprendre pourquoi la maladie a démarré. Cela représente un potentiel certain pour le futur. On va pouvoir arriver à comprendre ce qui a déclenché la leucémie chez l’animal, puis chez l’homme, et permettre à terme d’éviter que les personnes infectées déclenchent la maladie »

D.H.

Votre sapin de Noël au profit du Télévie !

Plus besoin de sortir, d’affronter le froid et nettoyer votre voiture après avoir été cherché votre sapin, ListMinut, fait tout cela pour vous ! A partir du 50 euros, votre sapin de Noël Nordmann, 100% belge, vous est livré dans votre salon et monté sur une jolie buche.

En plus, votre arbre de fête aura une signification particulière puisqu’il participe à la bonne cause… Pour chaque sapin commandé, ListMinut s’engage en effet à reverser 5 euros au profit du Télévie. Il n’est pas magnifique ce Noël ?

(Attention, cela ne concerne que Bruxelles et le Brabant Wallon.)

Rendez-vous sur https://listminut.be/fr/livraison-sapin-noel

 

Rejoignez la troupe du Télévie !

Pour participer, envoyez, avant le 11 novembre minuit, à l’adresse castingtelevie@rtl.be : 

  • Vos coordonnées complètes : nom, prénom, téléphone, date de naissance, adresse mail, etc…
  • Deux photos récentes (portrait et plain-pied).
  • Une vidéo de présentation de maximum 2 minutes.

Règlement :

ORGANISATEUR : RTL BELGIUM SA dont le siège social est situé Avenue Jacques Georgin 2 à 1030 Bruxelles. Inscrite à la Banque Carrefour des Entreprises sous le numéro 0428.201.847.
DUREE DE L’ACTION : du 26 octobre 2018 au 11 novembre 2018
MODALITES DE PARTICIPATION : Dans le cadre de la pièce Télévie qui s’intitulera « Représailles », les équipes du Télévie donnent l’opportunité à une personne de monter sur les planches et de prendre part à la pièce. Dans ce cadre, nous invitons les personnes désirant participer à cette action à envoyer à l’adresse suivante castingtelevie@rtl.be ses coordonnées complètes, deux photos ainsi qu’une vidéo dans laquelle ils se présentent 2 minutes maximum (à envoyer avant le 11 novembre minuit).
L’équipe du Télévie organisera un grand casting le week-end du 17 et 18 novembre 2018 (sur convocation).
A l’issue de celui-ci, l’équipe du Télévie choisira, la personne qui sera amenée à participer à la représentation qui se déroulera dans l’une des villes dans laquelle la troupe du Télévie s’arrêtera pour l’édition 2019.

Spécificités relatives au présent casting :

  • Les participants au casting doivent être âgés de plus de 18 ans et être domiciliés en Belgique.
  • Les participants doivent se rendre disponibles afin de participer aux répétitions de la pièce qui se dérouleront en décembre ainsi qu’à la date de la représentation qui leur aura été assignée. Les représentations auront lieu entre janvier et avril 2019. Les participants seront informés dans les meilleurs délais des dates exactes auxquelles ils devront se rendre disponibles.
  • Les participants doivent disposer d’un moyen de locomotion afin de pouvoir se rendre sur les différents lieux de répétitions et représentations.
  • Les prestations seront effectuées à titre gratuit par les candidats choisis par l’équipe Télévie.
  • Les participants doivent être disponibles pour le casting du 17 & 18 novembre 2018.

 

Les chercheurs Télévie font leur rentrée

Une rentrée symbolique

L’événement s’est déroulé au Palais des Académies à Bruxelles. Endroit très symbolique puisqu’il abrite depuis 1 siècle et demi l’Académie royale des sciences, des lettres, des beaux-arts mais aussi l’Académie royale de Médecine !

Au total, 202 chercheurs en cancérologie travaillent chaque jour en Belgique et au Luxembourg grâce au Télévie ! Beaucoup prolongent un mandat de recherche déjà entamé, mais des dizaines intègrent pour la toute première fois cette belle équipe de scientifiques Télévie. C’est le cas de Malik Hamaidia, il démarre un mandat de 4 ans à l’ULiège : « en tant que chercheur c’est une fierté d’être ici. On sait qu’il y a des attentes énormes de la part des patients et c’est ce qui nous motive chaque jour à effectuer une recherche de qualité, afin de trouver de nouveaux traitements ».

Comme Malik, tous ces petits nouveaux, ont bien été engagés grâce au formidable chèque de 12 millions d’euros récolté en avril dernier et ont donc pu enfin recevoir leur blouse de laboratoire estampillée du célèbre cœur rouge. Quelques sourires émus au moment de les enfiler dans la salle. « C’est vraiment une grande fierté et responsabilité », déclare Malik.

En effet, s’ils peuvent tous exercer leur métier, leur passion, c’est grâce à la mobilisation des belges et à l’élan de solidarité que suscite le Télévie. Cette rentrée des chercheurs est l’un des rares moments de l’année où ces hommes et ces femmes, toutes universités confondues peuvent se rencontrer et discuter de ce lien si spécial qui les unit.

Programme de recherche

La grande nouveauté de cette rentrée, ce sont les PDR, pour Programme de Recherche. Le FRNS, le Fonds de recherche Scientifique a décidé d’en financer 8. « Avant, on avait un salaire, un chercheur. Aujourd’hui, le Télévie est devenu tellement important qu’on peut se permettre de financer des équipes de chercheurs ! », se réjouit Dominique Bron, chef du service d’hématologie à l’Institut Bordet à Bruxelles.

« Ces programmes de recherches pluridisciplinaires vont permettent à plusieurs chercheurs de différentes universités, de travailler ensemble sur un même projet de plus grosse envergure. On va aller plus vite et plus loin », poursuit Anne Van den Broeke, elle qui dirige le travail de doctorants boursiers Televie depuis une petite vingtaine d’années.

Au total, en 30 ans, 2.356 chercheurs et 2.308 projets de recherche en cancérologie ont été financés par le Télévie.

 

20 km de Bruxelles : Ils mettent le cancer à distance !

Une longue route avec des hauts et des bas

L’allure athlétique, les cheveux courts un peu grisonnants, Eric Decort s’entraine deux à trois fois par semaine sur les chemins de Tubize. Ce dimanche, ce sera sa 3ème participation aux 20 kilomètres de Bruxelles. Mais cette année, le défi revêt une toute autre dimension : « je sors à peine de chimiothérapie » raconte Eric.
En août dernier, ce militaire de 51 ans passe le test de dépistage du cancer du côlon. Le résultat se révèle malheureusement positif. « J’ai été opéré début novembre. On m’a retiré 12 cm de colon. Ensuite, j’ai enchainé les chimios et je viens tout juste de terminer mon traitement » témoigne Eric. Ces 20 kilomètres, il va les parcourir comme il a affronté la maladie, avec détermination. Une longue route, avec des hauts et des bas, mais toujours cette envie d’arriver au bout.

Les bienfaits du sport contre le cancer

Adjudant major au sein de l’armée belge, Eric n’a en fait jamais cessé de faire du sport, même durant ses longs mois de cancer. « Les médecins m’ont dit que c’est grâce à ma bonne condition physique que j’ai si bien supporté les traitements », explique Eric.
Selon les spécialistes, le sport réduit en effet les risques d’infections et de complications chirurgicales en cas d’ablation d’une tumeur. Pratiquer une activité régulière, quelle qu’elle soit, est aussi la meilleure arme contre la profonde fatigue des patients et la dépression. « Même en isolement, l’exercice est primordial. L’immobilité accroît les états dépressifs et fait aussi perdre du muscle et de l’os ce qui rend la convalescence plus longue et plus pénible. Nous avons, par exemple, mis des vélos d’appartement dans certaines de nos chambres stériles » explique le Professeur Christian Chatelain (Hématologie – UCL).
Par ailleurs, le sport diminue significativement le risque de récidive notamment pour les cancers de la prostate et du côlon. Un incitant de plus pour Eric Decort dont l’objectif est de boucler le parcours en 2h15. « Je vais courir plus doucement que les autres années. Je ferai attention de bien écouter mon corps mais quoi qu’il arrive, je serai sur la ligne d’arrivée ! »

135 coureurs engagés

Maud Leloux aussi, courra avec la rage au ventre. « Actuellement, mon compagnon, Jonathan, se bat contre la leucémie pour la 4ème fois ! Avant sa rechute, on s’était donné comme défi de faire ensemble les 20 km ! J’ai donc décidé de les courir pour lui, pour la recherche, pour qu’on trouve un traitement afin de guérir de cette maladie sans les chimiothérapies et les greffes ».
Agée de 25 ans, ce sera la toute première participation de Maud. Grâce aux parrainages, elle espérait récolter une centaine d’euros. Finalement, elle versera plus de 2000 euros au Télévie ! « Je ne m’attendais à recevoir autant. Ce sont surtout des membres de nos familles, des amis et des collègues de Jonathan qui ont contribués ».Les foulées de Bernard, elles, seront pour son épouse, partie trop tôt.
Celles de Jean-Marc sont dédiées à Alain  « je courrai les yeux levés vers le ciel en mémoire d’Alain, emporté par ce satané cancer » écrit-il sur sa page de parrainage.
Il y a aussi Blandine, poussée dans le dos par sa mamy atteinte d’une leucémie et Anna qui dédira sa médaille à deux de ses amis proches, malades.
C’est bien simple, cette année, l’équipe Télévie n’a jamais été aussi importante : 135 coureurs porteront le dossard au cœur rouge. C’est deux fois plus que l’an dernier. Parmi ce flot de sportifs engagés, vous reconnaitrez aussi peut-être les visages RTL d’Olivier Schoonjans, Simon François et Ludovic Daxhelet.

N’hésitez pas à soutenir le Télévie en parrainant tous ces coureurs:

Anais rencontre Grégoire en personne!

Grégoire le célèbre auteur-compositeur français qui avait rencontré Anaïs lors d’un concert organisé par un comité Télévie en 2011 a décidé de lui rendre une petite visite à son domicile. Anaïs, qui sort de quatre semaines en chambre stérile après avoir reçu une greffe de moelle le 20 mai dernier, est tombée à la renverse en voyant le chanteur entrer chez elle !

Cette petite visite lui remonte le moral après de nombreux combats contre sa leucémie. Irène et Pascal, les parents d’Anaïs, ne cachent pas leur joie : « C’est vraiment super que Grégoire soit venu. Ça donne du courage à Anaïs, il n’y a que ça qui compte ! ».

Anaïs doit recevoir lundi les résultats d’une nouvelle analyse sanguine. Elle saura alors si la greffe a bien pris et si son état de santé s’améliore ! On est tous avec toi, Anaïs…

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