Les lipides : leur rôle étonnant dans les cellules cancéreuses

Les cellules cancéreuses puisent leur énergie dans les glucides, protéines et lipides. Par ailleurs, elles ont aussi besoin d’oxygène qu’elles prélèvent dans le sang pour optimiser l’extraction de l’énergie au départ de ces sources nutritives. Les cellules cancéreuses ont des besoins énergétiques très importants, du fait de leur métabolisme très actif : c’est donc toujours au détriment des cellules du tissu qui les héberge, qu’elles captent « la nourriture » dont elles ont besoin. Les cellules cancéreuses disposent de différentes options pour obtenir nutriments et oxygène en suffisance.
« Elles améliorent la captation des ressources nécessaires à leur croissance en induisant la formation de nouveaux vaisseaux sanguins, un processus appelé angiogenèse. Une deuxième solution est d’aller chercher ailleurs les substrats qu’elles ne trouvent pas sur place, comme si la recherche d’un environnement plus propice les poussait à essaimer dans l’organisme (métastases). Dans notre recherche, nous avons étudié une troisième option : l’adaptation métabolique. Car certaines cellules cancéreuses, faute d’oxygène, s’adaptent en utilisant en priorité des ressources moins dépendantes de l’oxygène« , explique Olivier Feron. C’est là le point de départ d’une double découverte …

Talon d’Achille

Les cellules cancéreuses adaptent leur métabolisme et se tournent préférentiellement vers le glucose. Mais comme elles ne dispose pas d’une quantité suffisante d’oxygène pour extraire toute l’énergie disponible du glucose, une bonne partie est gaspillée.
« Les cellules cancéreuses, pour soutenir leur croissance, doivent donc en consommer en très grandes quantités de glucose. Et cette consommation effrénée présente un gros inconvénient : car plus une tumeur utilise du glucose, plus elle s’acidifie« , poursuit le chercheur.
Cette simple observation est à l’origine de la découverte d’Olivier Feron et de son équipe récemment publiée dans la prestigieuse revue Cell Metabolism.
« Nous avons observé que les cellules tumorales survivent idéalement dans un environnement dix fois plus acide que les cellules normales mais pas au-delà. Nous avons donc cherché à comprendre ce phénomène et ce qu’il implique. Il s’avère que lorsqu’un certain taux d’acidité est atteint, les cellules tumorales cessent de consommer du glucose pour se tourner vers les lipides qu’elles vont dégrader dans les mitochondries. Elles trouvent ainsi, dans les acides gras, le substrat nécessaire pour leur fournir l’énergie dont elles ont besoin pour proliférer sans accroître l’acidité ambiante qui leur serait fatale« .

Acides gras et acides aminés

Dans leur étude, les chercheurs ont constaté que l’acidité induisait une grande consommation d’acides gras par les tumeurs, mais pas seulement : celles-ci utilisent aussi beaucoup de glutamine, un acide aminé très présent dans le sang. Et pour cause …
« Outre une source d’énergie, les cellules cancéreuses ont besoin de lipides et de protéines pour la formation de nouvelles membranes et différents composants de la machinerie biologique. Comme les lipides prélevés à l’extérieur de la cellule sont essentiellement utilisés pour produire de l’énergie, les cellules cancéreuses vont faire une chose très étonnante : elles vont capter les acides aminés (la glutamine) non seulement pour produire des protéines mais aussi pour les transformer en acides gras ! Autrement dit, une même cellule est capable à la fois de capturer les acides gras à l’extérieur pour en extraire de l’énergie, et d’en synthétiser d’autres pour fournir les briques nécessaires à la croissance cellulaire. C’est une caractéristique propre aux cellules cancéreuses, car les cellules saines sont capables de faire soit l’un, soit l’autre, mais pas les deux en même temps« .

Traitements possibles ?

Cet atout pour les cellules tumorales est également une faiblesse qui permet d’imaginer de nouvelles pistes de traitement !
« En perturbant le métabolisme de la glutamine ou des acides gras, nous sommes parvenus à bloquer la croissance tumorale chez la souris. Nous cherchons également aujourd’hui à identifier des composés cytotoxiques partageant certaines caractéristiques structurelles avec les acides gras ; ils pourraient être exploités, vu l’appétence des cellules tumorales pour les acides gras, à des fins thérapeutiques. Une autre piste consiste à inhiber l’entrée des acides gras dans les cellules tumorales. Dans le domaine cardiovasculaire, de tels inhibiteurs sont déjà utilisés en particulier chez les insuffisants cardiaques. Ces traitements sont sur le marché depuis plusieurs années et ont donc déjà fait la preuve de leur innocuité, ce qui pourrait faire gagner un temps précieux pour initier des premiers essais cliniques chez des patients atteints d’un cancer. Nous travaillons aujourd’hui à prouver dans nos modèles que ces médicaments sont des traitements antitumoraux en puissance. Ces données devraient convaincre les firmes qui produisent ces médicaments de les tester en clinique dans une nouvelle indication« .

Acides gras et alimentation ?

Mettre le doigt sur le besoin des cellules cancéreuses en acides gras a incité la grande presse à immédiatement établir un lien avec une alimentation grasse, qui offrirait la « nourriture » nécessaire aux cellules cancéreuses pour grandir et se multiplier. Mais qu’en est-il réellement ?
« Concrètement, notre équipe n’avait pas pour projet d’investiguer cette voie et notre première réaction a été celle de la prudence. Prévention et traitement sont deux entités distinctes. Je m’explique, une alimentation trop riche en graisses augmente certainement les risques de développer un cancer et donc justifie des mesures de prévention basées sur une alimentation équilibrée riche en fruits et en légumes. Notre travail, quant à lui, s’entend lorsque la maladie est installée et si influence de l’alimentation il y a, cela implique dès lors que nous pourrions agir sur l’évolution de la maladie en modifi ant nos habitudes alimentaires, voire en introduisant certains aliments à visée thérapeutique. Notre curiosité a toutefois été piquée au vif et nous avons aujourd’hui initié une étude avec l’équipe d’Yvan Larondelle à l’UCL pour explorer ce concept avec les outils moléculaires et biochimiques qui sont les nôtres« .
Cette double découverte d’Olivier Feron et d’un jeune chercheur post-doctorant, Cyril Corbet, a été possible grâce à un financement provenant de la Fondation contre le Cancer, le Fonds Maisin, le FNRS et le Télévie. Et comme cette recherche fondamentale est aujourd’hui porteuse d’espoir d’un nouveau traitement du cancer, il convient d’également souligner le sponsoring de la Région Bruxelles Capitale (Innoviris) et la Région Wallonne (BioWin, WB Health) qui au fil des ans ont permis au laboratoire d’Olivier Feron de développer l’expertise nécessaire en matière de recherche appliquée.
« Pour un chercheur dans le domaine biomédical, l’aboutissement d’un projet de recherche est certainement la publication des résultats dans un excellent journal mais la satisfaction est d’autant plus grande si ce même travail est source d’inspiration et d’espoir pour des développements cliniques« , conclut Olivier Feron.

La vaccination anticancéreuse, une thérapie qui revient en force …

L’idée de pouvoir vacciner de manière thérapeutique des patients atteints de cancer est apparue dès que l’on a su que les tumeurs produisaient des antigènes spécifiques environ au milieu des années 90. « On a découvert en effet, explique Benoit Van den Eynde, que le système immunitaire était capable de reconnaitre les cellules cancéreuses et de les tuer in vitro et dans des modèles murins. On a alors tenté de stimuler le système immunitaire avec des cellules dendritiques, des peptides, des virus recombinants, etc« . Les essais cliniques ont démontré que le concept du vaccin pouvait fonctionner. Les réponses cliniques obtenues sur des patients présentant des mélanomes étendus étaient assez spectaculaires. Les phases 1 et 2 ont démontré des signes d’activité. « Selon les essais, il y avait de l’ordre de 20% des patients qui répondaient, dont 5 à 10% avec une réponse complète de façon durable, ce qui était déjà formidable pour l’époque dans le mélanome métastatique« .

Les causes de l’échec

Les essais cliniques de phase 3 ont malheureusement donné des résultats négatifs principalement en raison du choix de la plateforme de technologie vaccinale. « Cette plateforme était destinée au départ à réaliser des vaccins anti-infectieux et essentiellement antiviraux. Toutes les études le montrent : les effecteurs les plus importants pour combattre les tumeurs, ce sont les lymphocytes T CD8 cytolytiques. Or, pour les vaccins viraux, ce sont essentiellement des anticorps et des CD4 qui sont produits. Certains pensaient que l’on pourrait passer outre cette diffi culté en utilisant un adjuvant puissant« . L’Institut Ludwig à Bruxelles a fourni les antigènes dont MAGE 3 qui est intéressant puisqu’il est spécifi que et qu’il est exprimé dans un grand nombre de tumeurs touchant différents organes mélanome, poumons, etc. « L’analyse réalisée a posteriori chez les patients a montré que ceux-ci avaient effectivement produit des CD4 mais pas de CD8 antitumoraux« , continue-t-il.
De ce fait, la plupart des firmes se sont désintéressées de la production de vaccins thérapeutiques anticancéreux. « Il faut dire que les inhibiteurs de checkpoints immunitaires ont provoqué un tel engouement que les investissements ont été très importants dans ce domaine et avec raison au vu des résultats obtenus« , souligne e spécialiste. Néanmoins, cela a bien confirmé que le système immunitaire était un moyen efficace pour se débarrasser des tumeurs. « Toutefois, on sait aussi que les inhibiteurs de checkpoints immunitaires stimulent de manière non spécifique le système immunitaire, ce qui induit des effets secondaires de nature auto-immunitaire qui nécessitent parfois l’arrêt du traitement« , précise-t-il. Pour Benoit Van den Eynde, c’est un des éléments qui a participé à la réfl exion de la remise en route de programmes de vaccins anticancéreux, qui étaient à l’arrêt depuis quelques années.
Par ailleurs, les recherches menées chez les non-répondeurs aux anti-PD-1/anti-PDL1 ont montré que l’absence de réponses satisfaisantes chez certains patients était due à l’absence de lymphocytes anti-tumoraux. « Ces patients ne présentent pas de réponses spontanées contre leur tumeur ; c’est ce que l’on appelle des tumeurs froides, non infiltrées par des lymphocytes au départ. Or comme ces inhibiteurs de checkpoints immunitaires fonctionnent en boostant une réponse immunitaire présente, ils ne peuvent pas agir s’il n’y a pas de lymphocytes« . L’induction d’une réponse immunitaire permettrait alors à ces médicaments d’agir efficacement.

Créer des vaccins efficaces

Le meilleur moyen pour induire une réponse de ce type est naturellement le vaccin. Sachant qu’il faut produire essentiellement des lymphocytes T CD8 à partir d’antigènes tumoraux, rien n’empêche de créer alors des vaccins plus effi caces. « Il faut maintenant choisir une plateforme vaccinale permettant de produire des CD8 de manière efficace. Plusieurs possibilités s’offrent à nous« .
Les cellules dendritiques autologues chargées avec des peptides constituent un de ces moyens qui a été testé dans le temps et qui est toujours à l’étude dans certains groupes de recherches, mais c’est difficile à mettre en œuvre d’un point de vue logistique puisqu’il est nécessaire de prélever les cellules du patient et de les cultiver. Toutefois, elle donne des résultats intéressants.
« Une autre approche qui me parait très prometteuse est celle qui utilise des vecteurs viraux recombinants. Ce sont des virus dans lesquels il est possible d’intégrer le gène d’un antigène intéressant comme MAGE-3. Ce virus va infecter des cellules et va produire l’antigène MAGE-3 qui sera présenté comme un antigène normal qui pourra être associé au MHC-I de manière efficace et ainsi induire une production de CD8« . Le groupe de Benoit Van den Eynde a obtenu de bons résultats sur la souris grâce à cette approche. « Le problème avec les vecteurs recombinants est qu’il existe autour du virus une capside contenant des antigènes viraux. Comme des vaccinations de rappel sont nécessaires, lors de la deuxième injection, cela ne fonctionne plus à cause des anticorps dirigés contre ces antigènes viraux. Il faut donc utiliser un autre virus : c’est ce que l’on appelle le rappel hétérologue viral, avec un autre virus. C’est efficace aussi chez l’homme« . En effet, ce type d’approche est utilisé dans le développement de vaccin contre la malaria et cela fonctionne.
Alors que les vaccins ADN ont été abandonnés maintenant alors qu’ils avaient le vent en poupe il y a une quinzaine d’années, ce sont les vaccins ARN qui semblent être sur le devant de la scène avec de bonnes réponses CD8 tant chez la souris que chez l’homme. « Une autre possibilité est d’utiliser de longs peptides de 20 à 30 acides aminés qui sont capables par un mécanisme encore peu compris de charger sur les MHC-I les petits peptides constituant les antigènes. C’est une approche qui est à l’étude aux Pays-Bas, notamment pour lutter contre le cancer dû à l’HPV« .

Quel antigène choisir ?

A côté de la plateforme proprement dite servant à produire le vaccin, l’antigène qui y est inclus est au moins aussi important. « Tout le monde s’accorde pour dire qu’il est nécessaire d’obtenir un antigène spécifique de la tumeur. Je pense qu’il n’est pas raisonnable d’utiliser des antigènes surexprimés dans les tumeurs et exprimés à un certain niveau dans les cellules normales. Des essais cliniques de thérapie cellulaire adoptive ont été menés avec l’antigène carcino-embryonnaire (CEA) qui est exprimé dans les tumeurs, mais aussi au niveau de l’épithélium colorectal. Le traitement avec ce type d’antigènes a donné lieu chez tous les patients à des syndromes autoimmunitaires sous forme de colites qui ont obligé les investigateurs à arrêter l’étude« .
Il est donc essentiel de réduire la recherche des antigènes à ceux qui sont réellement spécifiques aux tumeurs. « Les antigènes de type MAGE sont de bons candidats puisqu’ils sont exprimés dans les cellules cancéreuses et pas dans les tissus normaux, à l’exception des cellules germinales masculines, mais qui, elles, n’expriment pas les molécules de MHC classe I de surface. L’autre groupe est constitué par ce qu’on appelait avant les antigènes mutés et rebaptisés aujourd’hui comme « néoantigènes ». Ils correspondent à des peptides venant d’une région mutée d’une protéine cancéreuse. La spécificité est parfaite, mais la difficulté principale réside dans le fait que ces peptides sont différents d’un cancer à l’autre et d’un individu à l’autre. Il est donc impossible de créer un vaccin identique pour tout le monde« . La création d’un vaccin personnalisé était jusqu’il y a un an ou deux totalement inimaginable. Avec l’amélioration des techniques de séquençage et la diminution des coûts, c’est aujourd’hui envisageable. Encore faudra-t-il trouver la plateforme permettant aux patients de développer des CD8, mais cela ne devrait pas poser de problèmes majeurs. Cependant, on peut se poser la question de savoir si l’hétérogénéité tumorale ne va pas poser un problème. « Je ne le pense pas, car la tumeur qui sera détruite va libérer d’autres antigènes spécifiques contre lesquels des CD8 spécifiques pourront être produits. Il suffit de démarrer la réaction pour obtenir un phénomène autoentretenu. C’est néanmoins un défi logistique pour que le patient n’attende pas 6 mois son vaccin. Les vaccins à ARN sont, de ce point de vue, plus simples à produire et représentent un avantage« .
Il est donc important de réveiller l’immunité antitumorale de manière spécifique et les vaccins représentent une solution élégante parmi d’autres. « Les vaccins anticancers ont donc encore un bel avenir et permettront d’améliorer encore les autres formes d’immunothérapie« , conclut le spécialiste bruxellois.

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Des chercheurs de l’UCL soutenus par le Télévie identifient un nouveau traitement expérimental qui prévient les métastases d’un mélanome

En effet, la découverte d’une ou de plusieurs métastases rend bien souvent impossible le recours à des traitements localisés (chirurgie et radiothérapie). L’utilisation de la chimiothérapie est trop souvent impossible ou inutile chez des patients déjà affaiblis par les traitements où lorsque les tumeurs sont devenues résistantes. A l’hôpital, 90% des patients meurent à cause des métastases.

Une découverte de l’équipe du professeur Sonveaux

L’équipe du professeur Pierre Sonveaux de l’UCL annonce aujourd’hui la validation d’une nouvelle molécule capable d’empêcher qu’un cancer se généralise. Elle s’appelle la catéchine:lysine 1:2. A l’origine, cette molécule a été développé par le Dr Paul Niebes de la PME belge VALORE, situé à Seneffe. Dans le cadre d’un projet soutenu par le Télévie, les chercheurs ont développé cette molécule pour la prévention des métastases, au niveau préclinique, donnant des résultats parfaitement significatifs. Il reste à passer encore les tests expérimentaux pour vérifier l’efficacité de cette molécule dans différents types de cancers et l’absence de toxicité.

Vous l’aurez compris, la découverte du Professeur Sonveaux est importante, parce qu’elle donne l’espoir qu’un jour on puisse empêcher qu’un cancer se généralise chez les patients. L’objectif est que la maladie pourra rester plus longtemps sous contrôle, de sorte que le cancérologue aura plus de temps pour traiter la tumeur de départ et donc plus de chance de guérir ses patients.La nouvelle molécule vient s’ajouter à une autre molécule, le mitoQ, déjà validée par la même équipe de l’UCL. Elle offre donc une seconde chance de succès.

« La validation de la nouvelle molécule permet de doubler les chances qu’un jour on puisse proposer un médicament qui empêche qu’un cancer se généralise. La catéchine:lysine 1:2 et le mitoQ sont deux candidats sérieux. Ceci dit, les tests chez l’homme ne sont pas encore d’actualité », commente le professeur Sonveaux.

Il faut en effet encore tester les deux composés dans différents types de cancers expérimentaux, pour identifier ceux qui répondent. Et il faut aussi faire des tests en combinaison avec les traitements classiques pour voir qu’il n’y a pas d’effets toxiques ni d’interférences.

Mais, déjà, la firme pharmaceutique belge BePharBel a décidé de joindre ses forces à celles de l’équipe de l’UCL et de VALORE pour accélérer le développement de la catéchine:lysine 1:2 et sa production industrielle. La Région Wallonne soutient ces efforts.

« Sans le Télévie, nous ne serions nulle part dans ces recherches. Aujourd’hui, notre découverte nous enthousiasme, mais nous nous devons de rester prudents. Nous avons remporté une petite victoire, mais la partie n’est pas encore gagnée », conclut Pierre Sonveaux.

Un dernier don pour le Télévie avant la fin de l’année !

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La grande famille du Télévie s’agrandit

208 chercheurs pour faire avancer la recherche

Souvenez-vous, le 22 avril dernier, le compteur final du Télévie affichait le montant record de 11.027.650 €. Depuis la commission scientifique du Télévie a sélectionné 106 projets de recherche qui vont être développés tout au long de cette année.
Cet événement marque symboliquement la mise au travail des chercheurs Télévie grâce aux dons récoltés. Cette année, ce seront très exactement 208 chercheurs qui seront financés par le Télévie pour lutter contre le cancer.
Hautement symbolique à double titre puisque nous entamons la 30ème édition du Télévie.
Une chose est sûre, cet immense mouvement de solidarité a considérablement changé le paysage de la recherche puisque la première édition avait permis de financer 22 chercheurs et 39 projets de recherche.
En 30 éditions, le Télévie a permis de financer 2251 chercheurs et 2220 projets de recherche, ce qui représente un soutien financier de plus de 173 millions d’euros.

Deux témoignages poignants

Marie Pierre,  la maman d’Aline, dont nous avions fait la connaissance il y a deux ans en compagnie de l’humoriste GuiHome, est venue lire la lettre qu’elle a écrite au cancer de sa fille (une lettre poignante que vous pouvez retrouver ici).
Par son témoignage, elle veut sensibiliser les chercheurs à la toxicité des traitements après la maladie.
Guy Bernard Cadière est venu avec beaucoup de courage livrer son témoignage devant les chercheurs. Il est à la fois un artiste et un scientifique, un malade et un médecin. « La recette du bonheur, c’est d’avoir une vie passionnante pour soi et utile aux autres » dit-il sous les applaudissements des chercheurs
Le grand espoir du Télévie, c’est de pouvoir guérir deux fois plus de malade dans dix ans. Cet objectif est réalisable si la recherche continue d’avancer !
Bonne rentrée à tous les chercheurs !

C’est en voyageant qu’on forme le chercheur

Grâce à vos dons, aujourd’hui, 180 chercheurs travaillent pour faire reculer la maladie.

Qui sont ces chercheurs ?

Souvent ce sont des doctorants, donc de jeunes scientifiques qui ont récemment obtenu leur master et qui désirent poursuivre une carrière académique au sein d’une université. Certains décident de prolonger cette expérience par un post-doctorat, qu’ils réalisent souvent dans une autre unité de recherche.

La mobilité c’est quoi ?

Pour réaliser ce post-doctorat, les chercheurs peuvent changer de sujet, ou de techniques scientifiques, ou réaliser leur post-doctorat à l’étranger. C’est donc souvent à ce moment de leur carrière qu’ils ont l’occasion de s’ouvrir au monde en partant dans un autre pays.
Les bourses Télévie ne financent pas à proprement dit les voyages des chercheurs. Pourtant, la commission scientifique du FRNS encourage fortement la mobilité internationale des chercheurs dans le sens d’un enrichissement mutuel des connaissances.

L’expérience du docteur Basile

« La mobilité est source d’expérience extraordinaire » commente le Dr Basile Stamatopoulos, chercheur à l’ULB. « En ce qui me concerne,  je suis parti me perfectionner deux ans en Angleterre à l’université d’Oxford.  Ça m’a permis de bénéficier d’équipements technologiques dont l’accès est limité en Belgique, notamment un séquenceur de génomes à plus d’un million d’euros. J’ai pu ainsi développer mon hypothèse et la valider sur un second groupe de patients« .
Au terme de ce séjour anglais, le voici de retour en Belgique.  A 35 ans, Basile n’a toujours pas de poste fixe et dépend de financements comme celui du Télévie. « Ca fait 5 ans que je suis payé par le Télévie et chaque année, je redemande des fonds pour bénéficier d’une prolongation d’un an« . Il explique que, sans l’aide du Télévie, il aurait surement arrêté la recherche.
Pour Basile, la mobilité est clairement à encourager et ce, à tous les niveaux de la carrière académique. « Travailler dans un autre labo est extrêmement formateur. Le chercheur continue à se spécialiser. Il est confronté à de nouvelles techniques, il développe de nouvelles compétences. À ces nouvelles richesses scientifiques viennent s’ajouter la découverte d’une autre culture et l’apprentissage d’une langue ».
Mais ce n’est pas toujours facile de tout quitter ; « Au début, j’étais réticent à l’idée de partir, car j’étais dans ma zone de confort, je travaillais bien et j’étais productif dans l‘environnement que je connaissais. J’ai dû travailler avec des gens que je ne connaissais pas, mais je ne regrette rien, car c’était une expérience tellement utile dans mon parcours de vie« , raconte le docteur.
La mobilité des chercheurs est désormais vue comme une nécessité pour interconnecter les différentes unités de recherche de par le monde.
C’est pourquoi le Télévie encourage les chercheurs à voyager aux bénéfices de la recherche et, ce faisant, de la guérison des malades.

Une découverte Télévie sur les métastases

Zoom sur l’avancée de cette découverte

En 2014, l’équipe du chercheur qualifié du F.R.S.-FNRS et professeur de pharmacologie à l’UCL Pierre Sonveaux faisait une découverte remarquable dans le domaine de la recherche contre le cancer : une molécule capable d’empêcher les métastases d’aller coloniser d’autres tissus sains. Son nom : le MitoQ.
Cette molécule est en étude pour tenter de soigner la maladie de Parkinson et l’hépatite C. Elle aurait la capacité de stopper la dissémination des métastases et permettrait donc d’éviter qu’un cancer se généralise.
« Les métastases sont responsables d’environ 90 % des décès des patients dans les hôpitaux. Le traitement, s’il se révèle efficace, offrirait donc du temps au malade. Ce temps précieux permettrait aux oncologues d’explorer davantage de pistes en vue d’une éventuelle rémission du patient », explique le professeur Sonveaux.
Depuis l’annonce de la découverte, le professeur s’est attelé à récolter des fonds pour poursuivre ses travaux. C’est grâce au F.R.S.-FNRS (en particulier au Télévie) et à la Fondation Louvain qu’il a pu trouver une partie des fonds nécessaires.
Il mène à présent ses recherches sous deux aspects :
  • Le premier : le professeur et son équipe explorent un maximum les actions et effets du MitoQ dans le but d’arriver à l’étape des essais cliniques.
  • Le second : suite à la publication de ses recherches, le professeur Sonveaux a été contacté par une PME belge qui détient une molécule ayant des propriétés similaires à celles du MitoQ : cette PME a accepté de la mettre à la disposition de l’équipe de chercheurs.
Pour bien comprendre où en est l’équipe du professeur Sonveaux dans ses recherches, il faut savoir que la recherche scientifique se divise en deux grandes phases :
  • La recherche préclinique concerne le traitement de cellules et d’animaux. Durant cette phase, les chercheurs testent l’efficacité et la toxicité de la molécule. Ils analysent si elle peut être utilisée en combinaison avec d’autres traitements anti-cancéreux. Pour la molécule MitoQ, l’équipe est convaincue à présent qu’elle n’entre pas en conflit avec de nombreuses formes de chimiothérapie. C’est une belle victoire.
  • La recherche clinique, qui comprend les essais cliniques, s’applique au moment où l’on teste la molécule sur l’être humain. Cette phase-là peut prendre des années et coûte extrêmement cher.
« Pour qu’un médicament soit commercialisé, il faut qu’il passe avec succès trois phases d’essais cliniques, ce qui est relativement rare. Avec le MitoQ, nous sommes confiants, car la molécule a déjà été testé sur l’être humain étant donné qu’elle est à l’étude pour la maladie de Parkinson. On gagne ainsi beaucoup de temps », explique le professeur Sonveaux.
En résumé, ce qu’il faut retenir de ces avancées, c’est qu’elles sont destinées avant tout à mettre sur pied un traitement qui concerne les personnes déjà atteintes d’un cancer. En effet, le traitement vise à ralentir ou à stopper la progression de la maladie.
Mais ces travaux de recherches prennent du temps et demandent de gros investissements. Les apports financiers du F.R.S.-FNRS, du Télévie et de la Fondation Louvain ne sont pas suffisants : les dons venant du privé ou d’œuvres caritatives sont donc plus que nécessaires.
Plus il y a de budget, plus les recherches et les progrès avancent, et plus vite !

Guéri de sa leucémie, Benjamin va vivre un an au Canada

L’histoire de Benjamin n’a rien de banal

En octobre 2009, Benjamin, 9 ans, voit sa santé se détiorer subitement. On croit d’abord à une grippe ; mais, le résultat d’une prise de sang, l’envoie aux urgences.
« Après une semaine, la nouvelle tombe ; c’est une leucémie lymphoblastique à chromosome de Philadelphie. C’est très rare et avec un très mauvais pronostic. Le ciel nous tombe dessus » se rappelle sa maman, Marie Françoise.
« Pour guérir, on m’a expliqué que j’allais subir une chimiothérapie et  une greffe de moëlle. J’ai vite compris que j’allais rester longtemps à l’hôpital », confie Benjamin.
Afin de réaliser cette greffe,  tous les membres de la famille ont fait une prise de sang. Et c’est Arthur, le petit frère de Benjamin qui était le plus compatible.
En janvier, Benjamin reçoit donc les cellules souches d’Arthur via son Porth-a-Cath.
Les mois qui suivent sont un long combat contre cette maladie qu’il compte bien mettre KO. Des semaines d’hospitalisation, d’attente, d’inquiétude.

Benjamin réalise son rêve

En rémission depuis 6 ans et aujourd’hui âgé de 17 ans, Benjamin est guéri.
« Bien que la maladie ait été un évènement majeur de ma vie, elle appartient à mon passé » dit Benjamin. Et le passé, il compte bien tirer un trait dessus en réalisant un de ses rêves.
Depuis quelques mois, il a décidé de partir refaire sa rhéto au Canada, sur l’ile du Prince Edward. Parti avec le Rotary, il a été accueilli dans une super famille.
Voyager est une véritable victoire contre la maladie pour lui « Ça va me permettre de faire plein de belles découvertes et de rencontres. Je pense que ça va encore plus m’ouvrir l’esprit » explique-t-il.
Il a fallu s’organiser pour ce grand voyage car une personne en rémission d’un cancer doit faire des bilans réguliers pour vérifier son état de santé. « Faire des prises de sang au Canada, c’est très cher. On a tout mis en œuvre pour qu’il puisse partir. Les médecins étaient favorables », explique sa maman.
Le Télévie souhaite tout le meilleur pour cette nouvelle aventure qui commence pour Benjamin.
Pour que de belles histoires comme celle de Benjamin continuent, le Télévie a besoin de vous ; faites un don.

 

Des chercheurs Télévie ont trouvé un moyen d’améliorer le diagnostic du cancer du sein

Vers un traitement personnalisé du cancer du sein

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes en Belgique avec plus de 10.000 cas diagnostiqués chaque année. Une femme sur neuf en sera atteinte au cours de sa vie dans notre pays. Bien que les progrès majeurs dans le domaine des thérapies aient amélioré la survie des patientes, cette maladie demeure la principale cause de décès par cancer chez les femmes, en Belgique tout comme dans le reste du monde.
Un défi majeur de l’oncologie moderne réside dans l’amélioration du diagnostic dans le but de trouver le traitement optimal. « En effet, l’agressivité et l’efficacité d’un même traitement peuvent varier considérablement d’un patient à l’autre. Ceci est dû aux différences individuelles dans le profil moléculaire des tumeurs. Ces différences peuvent être utilisées pour prédire si un patient répondra mieux à une thérapie donnée et aide les médecins à choisir le meilleur traitement pour leur patient« . souligne l’ULB. Cette « médecine personnalisée » est une nouvelle façon de diagnostiquer et de traiter les patients atteints de cancer qui devrait sauver de nombreuses vies.
« En première ligne on va utiliser de la chimiothérapie et on sait qu’il y a des effets secondaires importants. Toutes les patientes ne vont pas répondre de manière optimale à ce type de traitement. Donc on se doit d’identifier et de pouvoir prédire quelles sont les patientes qui vont répondre au mieux à un traitement de chimiothérapie« , a expliqué François Fuks au micro de Céline Gransard.
Les équipes du Pr. François Fuks (directeur du Laboratoire d’Epigénétique du Cancer à l’ULB) et le Dr. Christos Sotiriou (directeur du Laboratoire de Recherche Translationnelle du Cancer du Sein de l’Institut Jules Bordet) ont découvert une signature, qui améliore le diagnostic en quantifiant les cellules immunitaires dans les tumeurs. Cette signature améliore le diagnostic de nombreux autres cancers, y compris le mélanome et le cancer du poumon.
Ces résultats ont été brevetés, puis publiés ce 17 juillet 2017 dans la revue Journal of Clinical Investigation.
Un test visant à prédire l’efficacité de la chimiothérapie pour le cancer du sein sera bientôt développé par la société liégoise Diagenode. « Ce test est essentielle, car la majorité des patientes reçoivent ce traitement par défaut. Cela signifie que de nombreuses patientes ne reçoivent sans doute pas le traitement optimal immédiatement après le diagnostic et un temps précieux est perdu, ce qui diminue les chances de survie« , explique l’ULB.
A terme, le projet devrait permettre de transposer la recherche académique vers l’application clinique, pour une meilleure prise en charge des patientes atteintes d’un cancer du sein.
Bravo à nos chercheurs !
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Avancée majeure dans la compréhension des leucémies : les virus livrent leurs secrets

Des chercheurs Télévie percent le secret des rétrovirus

Une équipe belge de recherche dirigée par le Dr Anne Van den Broeke (Institut Jules Bordet, ULB et GIGA, Université de Liège), en collaboration avec l’Hôpital universitaire Necker à Paris et une équipe canadienne de l’Université du Saskatchewan, vient de mener une étude qui peut être citée comme un bel exemple de recherche interdisciplinaire. Elle combine trois disciplines : la cancérologie, la virologie et la génomique animale et humaine.
Au départ, l’équipe a étudié des données d’animaux développant des leucémies induites par des virus. « Suite à cette découverte, nous avons été voir des échantillons de leucémie chez l’homme, donc des leucémies humaines, qui sont induites par des virus similaires« , explique Anne Van den Broeke, « En regardant ces échantillons, nous avons remarqué qu’en fait, les mécanismes étaient très similaires, d’où l’importance pour cette leucémie humaine, et éventuellement le traitement de ces leucémies« .
La découverte du rôle des facteurs antisens viraux représente un grand pas dans la compréhension des mécanismes qui sous-tendent le développement tumoral. Elle ouvre la voie au développement de thérapies ciblées pour un type de leucémie particulièrement agressif.  La leucémie virale touche plus de 20 millions de personnes dans le monde.

Meilleur suivi des patients

Grâce à ces recherches, une nouvelle méthode est aussi mise au point. Elle assure un meilleur suivi des patients et peut même détecter les rechutes. « La méthode permet de mieux évaluer la réponse au traitement, de prédire une rechute précoce, même quand le patient est en phase de rémission clinique, et au bout du compte d’aider les cliniciens dans leurs décisions thérapeutiques », poursuit Anne Van den Broeke.

Un traitement lourd

Anticiper, et ainsi diminuer les coûts, d’un traitement qui reste lourd. « Pour le traitement, je pense qu’il faut rester modeste et dire que ça peut prendre des années avant de trouver les moyens justement d’aller bloquer ce que nous avons montré. Maintenant, pour le suivi des patients, c’est différent. Là, je pense que la méthode est directement applicable cliniquement« , dit encore Anne Van den Broeke.
Soutenus sur le plan financier par les Amis de l’Institut Bordet et le Télévie, les chercheurs belges travaillent sur ce projet depuis trois ans. « L’aide financière est essentielle pour nous. Grace aux Télévie, c’est 3 chercheurs sur 4 qui travaillent quotidiennement sur cette étude« , explique Anne Van den Broeke.
Des dons indispensables pour encore faire reculer la maladie.
Faisons gagner la vie !

Vos dons financeront 106 nouveaux projets

La commission du Télévie se concerte

Il est 9h30. La salle du conseil au FNRS s’apprête à accueillir 18 scientifiques de renommée internationale. Leur mission : garantir que chaque euro récolté est attribué aux meilleurs projets de recherche.
Durant toute la journée, les membres de la commission scientifique du FNRS font les comptes.  Doctorants ou post doctorants, poursuite de projets déjà financés par le Télévie l’année passée… les dossiers défilent. Certains sont discutés, d’autres sont retenus à l’unanimité des experts !
« On n’est pas toujours d’accord. Parfois, il y a de très bons projets qui ne sont pas si bons que ça pour certains membres de la commission. On discute, on négocie, on essaye de comprendre les arguments de chacun« , témoigne Marc Vidal, généticien à la Harvard Medical School.
Les membres de la commission doivent se pencher sur la compétence des chercheurs, la qualité du projet, son originalité et, surtout, sa faisabilité. « Il faut que l’originalité de ce projet, qui est évidemment un élément essentiel, puisse permettre de déboucher, dans l’hypothèse où ça marche, sur un résultat concret. La faisabilité de celui-ci est cruciale« , explique Yvan de Launoit, oncologue à l’Institut Pasteur de Lille.
« C’est un moment où il ne faut pas se tromper. Il ne faut pas gaspiller l’argent qui a été laborieusement récolté. Et il ne faut pas non plus donner de l’argent à des projets qui n’en valent pas la peine« , déclare Arsène Burny, le président de la Commission Scientifique du Télévie.
Au terme de discussions intenses, la commission scientifique a retenu 106 projets de recherche sur les 170  introduits par des scientifiques des universités de la Fédération Wallonie Bruxelles et du Grand-Duché de Luxembourg.  Elle a ainsi accordé un mandat à 119 chercheurs (pour rappel : ils étaient 110 en 2016).
Dès le mois d’octobre, ces 119 chercheurs rejoindront les doctorants ou post doctorants qui poursuivent leurs recherches financées grâce aux budgets du Télévie 2016.
Les thèmes de recherche privilégiés par la Commission scientifique du Télévie se concentrent sur :
  • De nouvelles voies pour le traitement des cancers du cerveau
  • L’analyse des réactions du corps face aux cancers afin d’optimaliser l’efficacité de l’immunothérapie.
Les bénévoles et donateurs ont saisi toute l’importance du financement de la recherche fondamentale, la seule arme qui permet de lutter contre le cancer.
Les 119 chercheurs Télévie sont honorés de cette confiance et s’investissent, eux aussi sans relâche, pour faire gagner la Vie.

Emeline remercie Maria Del Rio

Le long combat d’Emeline

En 2006, le verdict tombe… Emeline, âgée de 6 ans, souffre d’une leucémie. La petite fille se bat jour après jour en gardant le sourire, malgré sa haine contre la maladie. Après deux ans de chimiothérapie, elle est enfin en rémission ! Malheureusement, elle rechute l’année suivante.  A l’époque, une greffe de moelle osseuse n’est pas envisageable. Donc, Emeline continue les allers et venues à l’hôpital pour son traitement.
L’histoire de cette petite fille a beaucoup touché l’animatrice qui, dans le cadre du Télévie, lui a rendu plusieurs fois visite à l’hôpital. Sabine, sa maman s’en souvient comme si c’était hier : « Je me souviendrai toute ma vie du jour où elle est venue à Liège voir Emeline dans sa chambre. Elle n’a pu rester que 5 minutes à peine, car Emeline était trop faible ».
A partir de ce moment-là, une réelle amitié s’est créée entre les deux filles. Maria soutient Emeline dans son combat quotidien à travers des messages, des appels et des visites. Toutes ces petites attentions lui ont toujours remonté le moral. « Maria c’est comme une lumière pour Emeline. Et elle est rayonnante et la tire vers le haut. Ça a été un véritable coup de foudre amical. Quand elle était plus jeune, Emeline la surnommait princesse Pocahontas », dit Sabine.
Malgré la lourdeur de ses traitements, la petite fille n’a jamais baissé les bras. Elle est toujours restée forte et souriante, Maria en est témoin : « Il y a des gens qui ont une aura particulière, une force incroyable, et moi, adulte, je me suis dit : cette petite fille de 6 ans qui n’avait plus ses cheveux, qui n’allait plus à l’école, qui passait beaucoup de temps à l’hôpital, elle n’a jamais baissé les bras. Elle était un soleil, en permanence avec le sourire, avec la conscience qu’elle était malade et qu’elle se battait pour rester là et pour continuer à jouer, pour continuer à s’amuser ».
Aujourd’hui Emeline va bien, elle a réussi à vaincre la leucémie. Elle brille à l’école, pleure de rire avec ses copines, danse comme une princesse, s’amuse avec son petit frère à qui elle voue une véritable admiration… Elle profite pleinement de la vie. Et cette victoire, elle la doit en partie à Maria Del Rio.

Une surprise émouvante pour Maria Del Rio

Afin de remercier Maria pour son soutien indéfectible, Emeline et ses proches lui ont réservé une magnifique surprise : le 16 février, l’animatrice se rend au centre culturel d’Auderghem pour assister à la  pièce  de théâtre du Télévie : Hier est un autre jour. A la  fin de la représentation, un écran descend au-dessus de la scène, apparait alors Sabine qui s’adresse directement à Maria avec un message magnifique et émouvant. « Merci pour ta présence et ton soutien, merci d’être une si belle personne ».
L’émotion submerge tous les spectateurs, Maria fond en larmes et lorsque le rideau se lève,  Emeline et sa maman apparaissent. Maria les rejoint sur scène et les serre dans ses bras. « J’ai beaucoup de chance aujourd’hui d’être mise à l’honneur par vos belles paroles mais la princesse, l’héroïne dans l’histoire, c’est vraiment Emeline », dit Maria.
Dans les coulisses, Maria se confie : « Je crois que, sincèrement, c’est un des plus beaux cadeaux de ma vie. Le premier était la naissance de mon petit garçon et je crois que le deuxième, c’est celui-ci ».
Leur histoire est un message d’espoir et d’amour pour toutes les personnes atteintes du cancer. Comme Emeline, ne baissez pas les bras et continuez à vous battre. Et à toutes les Maria qui soutiennent les malades, nous leur disons merci.
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