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Le Séminaire Télévie : un incontournable de la recherche anti-cancer

Le jeudi 1 février dernier se tenait le séminaire Télévie qui réunit 200 chercheurs et promoteurs de recherche soutenus par le Télévie. Ils sont issus des cliniques universitaires de Belgique et du Luxembourg. L'occasion pour ces professionnels de faire le point sur les dernières avancées en matière de recherche contre le cancer.

Un évènement indispensable

L’auditoire fourmillait de chercheurs en cancérologie : 200 exactement. À tour de rôle, l’ULB, l’ULg et l’UCL se passent le flambeau et hébergent la journée dédiée aux chercheurs du Télévie. Cette année, les troupes se sont réunies sur le site de l’ULB.
 
L’objectif de ce séminaire est d'échanger les savoirs et les expériences. Ils viennent des différentes universités du pays pour faire le point sur les dernières avancées scientifiques mais aussi pour développer des partenariats entre universités.
 
"Ce type de séminaire est absolument fondamental", livre Arsène Burny, président de la Commission Télévie, "Pour que tous se rendent compte de ce que fait le voisin. Est-ce que ce que fait le voisin peut m'aider dans ma démarche de mon travail? En général, la réponse à cela est toujours positive. On trouve toujours chez le voisin de quoi améliorer ce que l'on fait".
 

Une journée en deux temps

La matinée, des chercheurs "expérimentés", ceux qui ont de la bouteille, présentent en séance plénière l’avancée de leurs projets. "On a eu des exposés magnifiques de vulgarisation qui montrent l’existence de nouvelles cibles thérapeutiques. La chimiothérapie recule et on cherche des traitements qui réveillent notre système immunitaire". Explique Dominique Bron, Chef de Service d'Hématologie oncologique à l'Institut Jules Bordet.
 
L’après-midi, les doctorants ont  exposé, lors de workshops thématiques, les enjeux et les résultats de leurs recherches.
 
Cette double configuration permet aux jeunes chercheurs à la fois de solidifier leur culture générale sur la thématique du cancer et de discuter concrètement des problèmes de méthode ou d’outils dans un cadre moins impressionnant que ne l’est celui de l’auditoire. 
 
"C’est une bonne expérience pour s’entrainer à parler devant un public et aussi à des gens qui n’étudient pas forcément les mêmes maladies. C’est important d’échanger des idées et de rencontrer les autres labos", explique Bastien Nguyen, chercheur Télévie.
 
Entre la séance plénière et les workshops, place aux posters. Les chercheurs doivent produire un poster scientifique en anglais qui résume leurs recherches.  "Devant un poster, on se rend compte que la recherche d’un autre peut être utile à son propre projet. Il ne nous est plus permis d’être individualiste aujourd’hui : il y a tellement d’aspects dans la recherche que l’expert le plus doué est incapable de les maitriser tous" estime le Pr Arsène Burny.
 
Devant le buffet, au coin d’un poster, les sourires fleurissent. Les chercheurs aiment échanger. Surtout quand ils savent que, "tout ça", ça sert à quelque chose.
 

Un futur positif

Depuis 1989, 173.568.482 € récoltés par le Télévie ont été intégralement versés à la recherche. Les scientifiques sont conscients de ce qu’ils doivent au grand public. 
 
Et s’il le faut, les membres de la Commission Télévie du FNRS le leur rappelle. "Cela ne suffit plus d’être un excellent chercheur, il faut encore être un excellent communicateur", insiste Arsène Burny auprès de ses ouailles. "Il faut aller près des gens, leur expliquer ce que l’on fait, pourquoi on le fait, et avec quels résultats. Les bénévoles s’inquiètent de leur sort s’ils tombent malades. Oui, on peut les rassurer : ils seront mieux soigné que les générations précédentes".
 
Pour que la science continue de progresser, nous avons besoin de vous ! Pour faire un don : dons.televie.be.