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Un nouveau départ pour Mathilde

Mathilde, 42 ans, travaille pour l’association BIG against breast cancer, qui soutient la recherche scientifique contre le cancer du sein. Un revirement de carrière qui lui était indispensable après son combat contre la maladie.

Changement de vie pour Mathilde

Il y a 4 ans, Mathilde apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. C’est un choc pour cette femme active dans la fleur de l’âge : "C’est une bombe atomique. A ce moment-là,  le mot cancer me fait peur et c’est la fin du monde. Je ne sais pas ce qu’il y a derrière".
 
Passé les premiers jours, il faut prendre  une décision. Son médecin lui propose soit une ablation du sein avec un traitement hormonal adapté,  soit une chimiothérapie qui implique un risque de récidive. Elle décide de subir une ablation du sein avec reconstruction immédiate.  "C’est peut-être radical mais c’est un choix qui m’assurait que toute la maladie serait partie. C’était plus facile pour moi que de vivre avec la crainte d'une rechute par la suite". L’opération est difficile à supporter et pourtant Mathilde n’est pas au bout de ses peines.

Un coup de massue

Comme souvent, quand on est atteint d’un cancer, on fait des tests génétiques. Il s’est avéré que Mathilde était porteuse du gène BRCA1 qui décuple les risques de cancer du sein et des ovaires.  Il lui a alors été conseillé d'enlever ceux-ci. "L’annonce des résultats a été un coup de massue, car je venais de sortir la tête de l’eau et là il faut tout recommencer. C’est très compliqué à gérer au niveau de la féminité, car on me retire les dernières chances de pouvoir créer une famille. Mais j'avais une chance de tout enlever sans conséquence, au lieu d’attendre qu’il ne soit trop tard".

Changer de vie

Après ce long parcours jalonné d’interventions multiples et diverses, Mathilde ne parvenait plus à tenir le rythme au niveau de son travail.  "Je pense qu’avec ce qui m'était arrivé, je me suis dit que j’avais besoin de prendre un peu de distance et de me recentrer. J’ai eu besoin de tourner une page, d’arrêter mon boulot et de changer d’air".
 
Elle commence à devenir bénévole pour l’association internationale BIG Against Cancer. Fondé il y a 20 ans par deux oncologues, Dr Martine Piccart et Dr Aron Goldhirsch, BIG est aujourd’hui l’un des plus grands réseaux internationaux de recherche sur le cancer du sein.  
Dès qu’elle a apprend qu’un poste se libère au sein de cette association, c’est une évidence. Elle travaille depuis novembre 2015 comme International Corporate Manager.
 
"J’ai reçu beaucoup d’amour durant le parcours de la maladie, mais je me suis rendue compte qu’il y avait aussi beaucoup de choses à faire. Comme je n’étais pas médecin, je me suis dit qu’en travaillant et en soutenant cette association je pouvais contribuer à la recherche". conclut Mathilde.
 
Pour soutenir Mathilde et toutes les autres femmes victimes du cancer du sein, continuons de faire avancer la recherche scientifique, faites un don !