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Le cancer en Belgique: où en est la recherche ?

Ce samedi 4 février, c’est la journée mondiale contre le cancer. L’occasion pour le Télévie de faire le point sur la situation en Belgique avec Arsène Burny, président du comité Télévie.

La recherche en Belgique

Notre pays est à la pointe en matière de recherche de nouveaux traitements  contre le cancer. Les chercheurs ne manquent pas d’idées, mais pour les mettre en pratique, ils ont besoin de financement sur le long terme. Les fonds du Télévie ont  permis de réaliser de nombreux progrès dans la compréhension et le traitement de la maladie. "Aujourd’hui, si on meurt moins du cancer, c’est parce qu’on le comprend beaucoup mieux. Grâce à la recherche fondamentale, on est capable de créer des médicaments sophistiqués" explique Arsène Burny.
 
On a découvert que les cellules cancéreuses trouvent en permanence des moyens d’échapper au contrôle du système immunitaire : si  on les attaque d’un côté, elles s’échappent d’un autre. Elles s’adaptent continuellement.  « A nous d’être aussi malins qu’elles et de les attaquer par toutes les voies possibles » précise Arsène.
 
Les traitements sophistiqués, créés par la recherche, permettent de bloquer les voies d’échappement de ces cellules.  Les patients peuvent vivre plus longtemps grâce aux différentes techniques, telle que la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie,  les thérapies ciblées, et plus récemment, l’immunothérapie, qui stimule le système immunitaire du patient.

L’immunothérapie  

Utiliser notre système naturel de défense pour attaquer les cellules cancéreuse est le grand progrès de ces dernières années. "Nous appelons cela  l'immunothérapie "passive" : on injecte des molécules, des médicaments appelés anticorps monoclonaux qui permettent  au système de défense de travailler et de l’aider à combattre la tumeur et ses métastases. Ce traitement est en pleine évolution, des améliorations apparaissent chaque jour" explique Arsène.
 
En Belgique, le traitement est remboursé par l'INAMI pour les cancers du rein, les mélanomes et certaines tumeurs des ganglions. L'efficacité de ce traitement est en cours d'évaluation pour d'autres tumeurs.
 
Arsène Burny reste positif : "On doit continuer à accentuer nos recherches sur d’autres cancers plus difficiles à traiter, comme ceux du foie et du pancréas". En effet, grâce au  Télévie 17 chercheurs travaillent  au quotidien sur huit projets  qui devraient permettre de mieux comprendre ces types de cancers et donc de  les diagnostiquer précocement.
 
 
Face à la maladie, les Belges gardent espoir. Lors du baromètre 2016  de l’enquête  Ipsos, "Les Belges face au cancer", près de deux personnes interrogées sur trois pensent que la recherche en viendra à bout.
 
Et ce n’est pas Arsène Burny qui dira le contraire : "Continuons à travailler dur, la lumière est au bout du chemin".
 
Le grand espoir du Télévie, c’est de pouvoir guérir deux fois plus de malades dans les années à venir. Cet objectif est réalisable si la recherche continue d’avancer !